I.- DE PARIS A SPA.— NAMUR
d’Aix-la-Chapelle la rendit en 1748 à ses premiers possesseurs. En 17^92, les Français s’en emparèrent de nouveau, et, si, en 1793, ils durent l’abandonner aux Autrichiens, ils la reprirent pour la quatrième fois en 1794. Elle devint alors, et resta jusqu’en 1814, le chef-lieu du département de Sambre -et-Meus'e. En 1815 , elle fut le théâtre d’un combat sanglant entre les Prussiens et les Français. Ses fortifications, commencées au xv* siècle, reconstruites en 1755, démantelées par Joseph II en 1784, puis reconstruites de nouveau, ont été considérablement revues et augmentées en 1817. La citadelle, située sur un rocher inaccessible de plusieurs côtés, entre la Sambre et la Meuse, jouit de la réputation de toutes les forteresses importantes. Elle passe pour imprenable.
Namur a été, comme vient de le voir, trop souvent bombardée et canonnée pour renfermer encore quelques édifices anciens. Tous ceux que les étrangers peuvent visiter avec intérêt sont modernes. Ainsi la Cathédrale^ consacrée â Saint Aubin, aété commencée, en 1751, sur les plans de l'architecte milanais Pezzoni, et achevée en 1767. Cette église a la forme d’une croix latine : elle est longue de 78 mèt. et large de 53 au transsept, et do 35 aux deux nefs. Elle mérite vraiment une visite. Son portail, divisé en deux étages, et orné de vingt colonnes, d’ordre corinthien à l’étage inférieur, et d’ordre composite à l’étage supérieur, soutient un frontispice dont la corniche supporte les statues du Sauveur et des quatre Évangélistes. Au-dessus de la croisée du transsept s’élève un dôme élégant, décoré de pilastres corinthiens et surmonté d’une grande croix. L’intéweur, fort proprement tenu, a été récemment restauré. Les belles mosaïques en marbre du pavé attirent tout d’abord l’attention. L’orgue, qui est justement renommé, et le jubé en marbre noir et blanc, avec des colonnes de marbre bigarré, ont été restaurés en 1848. On y a dépensé 100,000 fr, La chaire date de la même année. Elle a coûté 36,000 fr. C’est une œuvre remarquable du sculpteur Charles Oeerts. Les trois grandes figures que