I.— DE PARIS A SPA.— NAMUR
de Namur. Le palais épiscopal actuel se trouve entre la cathédrale et la Sambre, dans la rue à laquelle le séminaire a donné son nom.
Dans la rue du collège (elle débouche sur la place St- Aubin, à l’angle du palais du gouverneur), on remarque V Athénée royal, qui occupe les bâtiments de l’ancien collège des jésuites, et qui renferme la bibliothèque de la ville, un cabinet de minéralogie et de physique, et un laboratoire de chimie. A coté de cet établissement, s’élève la principale curiosité de Namur, St>liOup, dont
la façade délabrée, et beaucoup trop haute pour la rue qu’elle domine, repousse, plutôt qu’elle ne les attire, les regards des étrangers. Cette église fut bâtie, en 1645, par les jésuites, dans le style particulier à cet ordre ; mais elle a un caractère original, et l’intérieur produit une impression profonde. Douze colonnes rustiques de marbre rouge, surmontées de chapiteaux ionipns, séparent la grande nef des deux ailes latérales, et supportent une voûte en pierre, qu’un jésuite (son nom est inconnu) a passé sa vie entière à couvrir d’arabesques variées, sculptées sur place. Des tables de porphyre et des pilastres doriques en marbre noir décorent les murs du chœur. Les dessins du marbre du pavé, les lambris sculptés des bàs-côtés, et les confessionnaux aux colonnes torses ou cannelées, et aux sculptures variées, excitent, en outre, l’admiration des connaisseurs. Mais, du reste, St-Loup ne possède aucune œuvre d’art.
Végliseparoissiale de Notre-Dame, bâtie, par les Récollets, en 1756 (près de l’hospice d’Harscamp, un peu au-dessous de la jonction de la Sambre et de la Meuse), renferme le plus grand orgue de Namur, et (près de l’autel du chœur) les tombes de Guillaume !"■ et de Guillaume II, comtes de Namur. Mais elle n’a de remarquable que sa grandeur.
Les autres églises de Namur, St-Joseph, St- Jean-Baptiste , St Nicolas, etc., ne méritent, ni une visite, ni une mention.
Les édifices civils sont encore moins remarquables au