‹ Spa et ses environs itineraire descriptif et historiqueChapitre 24 sur 151 · I.— DE PARIS A SPA.— HUY · texte numérisé non relu

I.— DE PARIS A SPA.— HUY

do Namur, dont ils avaient été obligés d’inr.plorer les secours contre l’évéquo de Liège. En 1429, il fut pris, pillé , et incendié par les Huilois. Les Français achevèrent de le détruire en 1554. II a été le berceau de quatre maisons illustres — Fallais, Gosnes, Spontin et Celles — sorties de ses anciens comtes.

26 kil. Bas Oha, v. de 750 h., avec un ancien château, restauré en 1827. Au delà de Bas Oba, on laisse sur la rive dr. le V. d’Aàm, on franchit la Méhaigne, et on aperçoit sur la dr. les bastions de la citadelle de Huy, avant de s’enfoncer dans un timneL long de 338 mèt., au-dessus duquel on s’arrête à Slatte,, faubourg de Huy, et dont l’église s'élève au-dessus de la colline que l’on vient de traverser.

30 kil. Huy, en flamand Hoej/, — (Hôt. :Pos<e, Aigle Noir), V. de 9000 h., est située sur la rive dr. de la Meuse et sur le Hoyoux, qui y alimente un grand nombre d’usinès importantes, entre des collines aux pentes douces, parsemées de vignobles, de vergers, de bois et de maisons de campagne. Elle est le chef-lieu d’un arrondissement et d’un canton, auxquels elle a donné son nom. Son fleuve, sa rivière, ses collines, sa citadelle, sa collégiale, ses établissements industriels forment un des paysages les plus pittoresques que l’on rencontre dans le trajet de Namur à Liège.

Qu’elle doive sa fondation à Saint Materne ou à Antonin le Pieux, Huy est fort ancienne, car Attila la prit, la pilla et l’incendia. Rebâtie 82 ans après sa destruction, elle fut érigée en comté soit par Clovis, soit par Charlemagne, peut-être par tous les deux successivement. Le premier comte de Charlemagne, nommé Basin, dut être un fameux , scélérat, bien peu digne d’un tel honneur, car assiégé et pris dans son château, il fut conduit à Paris, et là « plumé et escorché dans l’eau chaulde, puis mis au feu et bruslé ; de quoy, le peuple ne fut esmeu de pitié, voyant mourir celuy qui avoit vescu à 1a ruine de tant d’aultres. » Le dernier de ses successeurs. Saint Ansfride, élevé, en 985, à l’évêché d'Ctrecbt, fit donation de son comté à Notger,

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