‹ Spa et ses environs itineraire descriptif et historiqueChapitre 28 sur 151 · I.— Dl<; PARIS A SPA.—FLUNES · texte numérisé non relu

I.— Dl<; PARIS A SPA.—FLUNES

35 kil. Amjjsin, v. de 900 h., situé en face de Neuville. — Le château d’Ampsin regarde celui de Neuville. Le donjon du château d’Ampsin, bâti dans l’eau, est flanqué d’une grosse tour ronde; un pont le met en communication avec la tour intérieure. Les collines de la rive g. sont plantées de vignes, celles de la rive dr. sont agréablement boisées.

38 kil. Amat, b. de 2700 h., cultive des vignes qui produisent un vin estimé dans le pays. Son église, ou collégiale, consacrée à St-Georges, se fait remarquer par son architecture gothique; elle a trois nefs et trois tours carrés contiguës surmontées de trois flèches. Sa fondatrice, Ste- Ode, fille de Childebert, roi d’Austrasie, y est ensevelie. — Au-dessus d’un rocher peu éloigné, s’élève une petite église dédiée à Ste-Catherinc, mais appelée généralement" St-Pompée. Selon la tradition, St-Pompée repose dans une grotte voisine, dont la terre joui't de la propriété de guérir les bestiaux malades quÿnd elle est mélangée aux fourrages. — En face d’Amay, sur l’autre rive de la Meuse, est le v. d’Ombret . — On se rapproche de la Meuse, près de

41 kil. Flônes^ v. de 100 h., à l’extrémité duquel se trouve la célèbre abbaye de ce nom. Celte abbaye fut fondée, en 1080, par Radulphe et Lambert , comtes d’Ainzecourt et leur neveu Fulcius ou Fulcuin, pour des chanoines réguliers de l’ordre de St-Augustin. L’abbé , archidiacre et seigneur de Flânes, portait la mitre, la crosse'et une croix d’or suspendue à un ruban moiré, violet et or ; il n’était pas soumis à la juridiction de l’évéque. Les quatorze chanoines qui l’élevaient capitulairement ne reconnaissaient que son autorité et les lois papales. Plusieurs papes soutinrent les abbés de Flônes contre les évêques de Liège. Pillée et saccagée en 1568 par le seigneur de Lummen, l’abbaye fut reconstruite en 1660. Le gouvernement français l’d supprimée. Son dernier abbé, J. Paquô, est mort en 1808. Elle est maintenant une propriété particulière.

Vis-à-vis de Flânes, on aperçoit sur la rive dr. le bourg et le château de Hermalle, 634 h.

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