‹ Spa et ses environs itineraire descriptif et historiqueChapitre 30 sur 151 · I.— Üli PARIS A SPA.— HERMALLE · texte numérisé non relu

I.— Üli PARIS A SPA.— HERMALLE

d^Awans, accompagné d'une nombreuse chevalerie, envahit les terres des Waroux et dévasta les domaines de messire Guillaume. Celui-ci, n’étant pas en mesure d’empêcher ces déprédations, s’adressa à l’évêque Hugues de Châlons et fit ajourner devant lui les Awans comme larrons et meurtriers. Les Awans ayant refusé de se rendre à Liège, les soldats du prince, commandés par son frère messire Jean de Châlons, maréchal de l’évêché, se joignirent aux Waroux et allèrent raser la tour du seigneur de Hozémont et les moulins de Humbert Corbeau. Ces représailles attisèrent de plus en plus le feu des dissensions, et bientôt il ne se passa plus de journée sans combat.

« La guerre entre les deux lignages continua ardente et meurtrière, interrompue seulement de temps à autre par les trêves ou qqarantaines prescrites au nom du prince et que les parties belligérantes étaient tenues de respecter.

« En 1325, la plupart des anciens chefs qui avaient commencé la lutte étaient morts ou avaient été remplacés par d’autres. Le capitaine des Awans était, à cette époque, Guillaume, châtelain de Waremme. Henri, seigneur de Hermalle, commandait les Waroux. Ces deux puissants barons, que divisait une haine profonde, étaient sans cesse à s’épier et s’efforçaient de se nuire le plus possible. Un jour que Henri de Hermalle, accompagné de ses gens, se rendait au village de Herck, près de Tongres, il tomba dans une embuscade que lui avait dressée le châtelain de Waremme, et y fut tellement maltraité, qu’il ne donna bientôt plus signe de vie. Ses assassins, le croyant mort, l’abandonnèrent à ses valets, qui recueillirent leur maître

|irl«éea, donnait ansai à chacun le droit de rompre les liens qui l’unissaient à sa famille. Celui qui roulait user de celte faculté se présentait à l’audience, devant le majeur. Lé, il brisait au-dessus de sa télé quatre branches d’aune et en jetait les morceaux aux quatre coins de la salie en présence de la foule assemblée; puis il déclarait renoncer tous rapports civils avec son lignage, abdiquer tous les droits et s’affranchir de toutes les charges de la parenté.

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