I.— DE PARIS A SPA.— AICtREMONT
45 kil. Engis, v. de 730 h. , situé au-dessous de Clermont et du château d’Engihoul (rive dr.). — Sur le chemin de Warfusée s’élève un beau château moderne. — A peine, après l’avoir dépassé, a-t-on atteint le territoire des Auirs, que l’on aperçoit au haut d’un rocher le ch&teau d*Aim^remonty dont la légende attribue la fondation aux quatre fils Aymon. En 1474, l’évêque de Liège, Louis de Bourbon, ^lla y attaquer Guillaume d’Aremberg, prince de la Marck. surnommé le Sanglier des Ardennes — (il appartenait alors à cette famille), — qui s’y était retiré après avoir tué de sa main le secrétaire et garde du sceau de l’évêché de Liège. Le Sanglier des Ardennes^ ne le jugeant pas assez fort pour s’y défendre , y laissa une garnison qui ne put pas résister à l’assaut des Liégeois. Aigremont fut pris, démantelé, et donné au comte de Chimay.
A peu de distance d’Aigremont s’élève, à 100 mèt. env. au-dessus de la Meuse, sur un rocher escarpé, le château de Chokler, dont le principal corps de logis, reconstruit dans le goût moderne, domine une vaste terrasse. Malgré sa position, ce château a été souvent pris et saccagé au moyen âge. En face, sur la rive dr. de la Meuse, se montrent la Torete et les châteaux de Ramioul et de Ramet.
49 kil. Flemalle Haute, en deçà duquel l’on s’arrête ensuite, est un v. de 1050 h. Là, le chemin de fer se bifurque. Un bras (celui de dr.) conduit à Liège, station de Landoz, par la rive dr. de la Meuse (F. ci-dessous) ; l’autre, celui que nous continuons à suivre, reste sur la rive g. du fleuve. Il traverse d’abord Flemalle Haute ou Petite Flemalle, où l’on remarque un château moderne, puis Flemalle Grande, v. de 1360 h, , dont le château a été reconstruit au xviii* siècle, et dont l’église paroissiale, presque contiguë au château, fut fondée en 807, parZuentibold, roi de Lorraine, fils de l’empereur Arnulfe, à la sollicitation de Sainte Relinde, sa fille, qui se rëtira dans une cellule voisine. — Les cheminées deviennent de plus en plus nombreuses. C’est aux environs de Flemalle que M. Victor Hugo a écrit les pages suivantes :