LIÈGE. — SITUATION ET ASPECT GÉNÉRAL
liléire, en flamand Luyck,en allemand Lüttich, ancienne càpitale de la principauté de ce nom, aujourd’hui chef-lieu de la province de Liège, est située sur la Meuse, qui la traverse, au confluent de ce fleuve, de l’Ourthe et de la I.égie, dans une agréable vallée formée par deux collines qu’on appelle, celle de l’O., Ste-Walburge, celle de l’E., Cornillon, et dont les points culminants (la hauteur de Ste- Walburge, la plus élevée, ne dépasse pas 90 mèt.) sont éloignés l’un de l’autre de 2,332 mèt. Une partie de la ville occupe en amphithéâtre le versant de Ste-Walburge que domine la citadelle. Sa population se montait, d’après les derniers recensements, à 78,134 h., ainsi divisés: quartier du Sud, 27,405; — quartier du Nord, 18,449; — quartier de l’Ouest, 13,811 ; — quartier de l’Est, 18,469. — Ce dernier quartier est séparé des autres par la Meuse, et deux ponts le mettent en communication avec la rive g. du fleuve, car il occupe la rive dr. L’un de ces ponts, le pont des Arches, a été bâti de 1648 à 1657. Le 27 juillet 1794, il fut le théâtre d’un combat sanglant entre les Autrichiens et les Français qui, vainqueurs de leurs adversaires, l’appelèrent pont de la Victoire. En 1815 il a repris son nom de pont des Arches. L’autre pont, celui de la Boverte, a été inauguré le 15 octobre 1843.
La langue la plus répandue à Liège est le français, mais on y parle aussi un patois appelé le wallon, l’allemand, le flamand et le hollandais.
Vue des hauteurs qui la dominent, Liège oflTre un aspect saisissant. Au-dessus des masses noires de ses nombreuses maisons que la ligne blanche de la Meuse divise en deux parties inégales, se dressent les tours, les clochers , les toits de ses édifices publics, les cheminées de ses usines, Sl’A. 3