I.-DE PARIS A SPA. -LIEGE
Le 28 mars 1676, les Français, alors en guerre avec la Hollande, vinrent attaquer Liège, s’en emparèrent, et démolirent la citadelle. En 1601, le maréchal Boufflers la bombarda parce que son évêque avait osé déclarer la guerre à Louis XIV, et la força de se rendre. En 1702, le duc de Marlborough prit d’assaut la citadelle. L’évêque fut rétabli dans ses États par la paix de Bade {1714} ; et de longues années de tranquillité succédèrent enfin à tant de désastres. Mais en 1789, une révolution nouvelle éclata. L’évêque, chassé de la ville, j rentra en 1791, pour y mourir l’année suivante. Son successeur, le dernier princeévêque de Liège, François-Antoine-Marie Constantin, comte de Méan, se vit bientôt forcé d’émigrer, car les armées républicaines de la France envahirent sa principauté. Le 28 novembre 1792, les Français, commandés par Dumouriez, s’emparèrent de Liège; et, s’ils durent l’abandonner peu de temps après, ils la reprirent, en 1794, aux Autrichiens qui, en se retirant, ruinèrent une partie du quartier d’outre-Meuse, et incendièrent tout le faubourg d’Amercœur. L’année suivante, la Convention nationale forma le département de l’Ourthe d’une grande partie de l’ancienne principauté de Liège.
La principauté de Liège, comprise, — lors de la division qui fut faite en 1500 de l’Empire germanique, — dans le cercle de Westpbalie, se partageait en cinq provinces principales, — la Hesbaye, le Condroz, la Famène, l'Ardenne, la Campine, — comptait vingt-huit villes, s’étendait de la Gueldre à la Champagne, et — par les villes de Maeseyck, de Visé, de Liège, de Huy et de Dinant, sur la Meuse, — par Lobbes, Thuin, Marchienne-au-Pont, Châtelet et Malonne, sur la Sambre, — commandait en quelque sorte le cours de ces deux rivières sur une longueur de près de quarante lieues.
Le souverain épiscopal de Liège s’intitulait, d’après les noms des grands fiefs du pays, prince de Liège, duc de Bouillon, in^rquis de Franchimont, cornue de Lpoz pt de Home, baron de Herstal, etc.