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sœur de Charlemagne à l’abbaye de Saint-Maximin, etc. Ce manuscrit des quatre évangiles est richement relié en argent doré, et orné de pierres précieuses, dont la plus belle — un camée d’onyx — représente Auguste et sa famille. Le muséum se compose de collections d’histoire naturelle , d’antiquités et de médailles romaines et du moyen âge.
Trêves comptait autrefois dans ses environs quatre abbayes de Bénédictins célèbres par leurs richesses. St- Hathids a été indiquée ci-dessus. St-Maximin est actuellement une caserne : St~Martin^ une manufacture de porcelaine. Ste-MariedesQuatre-Martyrs&v&itété bâtie au-dessous de la ville à l’endroit où, selon la tradition, les soldats de la légion thébaine souffrirent le martyre. C’est un dépét d’artillerie. Son église de St-Paulin « étale hors de la ville ses murs marquetés comme une ébénisterie précieuse, ses pilastres coiffés, en guise de chapiteaux, de buissons de roses, où viennent folâtrer de petits amours suspendus à la corniche; son chœur enfin, tout resplendissant de mille filets d’or enroulés sur des fonds bleus et roses, et qui laisse voir, au milieu de grandes colonnes torses, un groupe de biscuit représentant l'archange Michel, vainqueur de Satan, avec le geste, l’armure et les brodequins que les peintres de la même époque (1734) prêtaient à Persée délivrant Andromède. » i
Trêves est la patrie de Saint Ambroise, etSaint Jérême y a fait une partie de ses études.
Parmi les promenades les plus fréquentées des environs de Trêves, on doit surtout recommander : — Pallien (F, cidessous), à cause de ses sites pittoresques ; — VApolloberg pour ses jolis points de vue ; — VOleicigthal; — NelVs Lændchen, beau parc ; — Heiligkreuz, ham. voisin de l’amphithéâtre, situé sur une colline ovale qui doit avoir été un cirque (belle vue); — Thiergarten, entre Heiligkreuz et Olewig. On jouit aussi d’une belle vue sur la hauteur appelée Franzenskœpfchen et qui domine le Marsberg. — Mais c’est surtout le monument romain d’Igel qui reçoit la visite des étran-
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gers. Igel est un v. de 400 h., situé à 2 heures de Trêves, presque en face du confluent de la Saar et de la Moselle. (Une voit, à 1 cheval coûte 1 fl. 3sgr.; à 2 chevaux 2 th. ) Ce monument, appelé Ig'eliieeule ou la colonne d’Igel, est un obélisque à quatre pans, de grès rouge, haut de 26 met., large de 5 mèt. et de 4mèt. à sa base et orné de sculptures, d’inscriptions et de bas-reliefs qui sont tellement effacés ou mutilés, que jusqu’à présent on n’a pu découvrir ni à quelle époque, ni pour quel usage il avaitété élevé. C’est, à ce qu’il parait , un monument romain, construit sur la route qui conduisait d’Augusta Trevirorum (Trêves) à DurocortorumRemorum (Rheims). D’après l’explication la plus généralement admise , deux frères de la riche et puissante famille des Secundtnil’auraientérigé, soitpour célébrer le mariage d’une de leurs sœurs, soit en mémoire de quelques-uns de leurs parents décédés en ce lieu. Le 13 juillet 1834, la foudre en a endommagé la partie supérieure. Mais il a résisté depuis bien des siècles aux dévastations des Franks, des Vandales, des Huns, des Saxons, des Normands, des Français, des Anglais et aux études plus ou moins intéressées des antiquaires et des archéologues. Comme on le pense bien, il a été le sujet de nombreuses dissertations. Le Dr Neurohr en a publié un dessin lithographié, accompagné d’un texte explicatif. (F. aussi les dissertations de Wittenbach). , •