II.— DE PARIS A SPA.— PRUM
d’une villa romaine qui contient de belles mosaïques.
La contrée que l’on traverse devient de plus en plus âpre, aride, sauvage, les montagnes s’élèvent, l’air est plus vif et plus froid, les habitants, peu nombreux d’ailleurs, se font remarquer par leur ignorance, leur crédulité superstitieuse et leur infériorité intellectuelle. Ainsi, pour n’en citer qu’un exemple, ils sont persuadés que chaque Saint du calendrier a le pouvoir de guérir une maladie différente.
3 mil. Balesfeld, — (Hét. : Salzhurg).
Des hauteurs de Seiwerath on découvre une vue étendue sur les chaînes de montagnes plus ou moins boisées dont on est entouré de tous côtés. On passe ensuite à Welteldorf, dont l’église renferme le beau tombeau de Hermann de Hersel , puis à
Schœnecken, — (Hôt. : chez Schwickerath), b. de 1200 h. Les ruines de son château, détruit en 1802 par le gouvernement français, se voient de loin ; elles couronnent la hauteur voisine. On y jouit d’une belle vue sur le cours de la Nims. Enfin, au delà de Giesdorf, on passe à peu de distance de Rommersheim, puis on gravit une côte du haut de laquelle on découvre tout à-coup.
2 mil. 1/2. Prttm> — (Hôt. : Goldner Stem), V. agricole et industrielle de 2870 h., située sur la rivière du même nom, à l’extrémité S. du Schneifel, à la base d’une colline boisée, et à une distance à peu près égale de Luxembourg , Trêves, Coblenz, Aix-la-Chapelle et Spa.
Un couvent de Bénédictins avait été fondé dans cette vallée soit en 672, soit en 721. De nombreuses donations — surtout de Pépin et de Charlemagne — lui permirent nonseulement de prospérer, mais encore d’amasser d’immenses richesses , et il acquit bientôt une réputation égale à la valeur de ses propriétés. L’empereur Lothaire s’y retira pour y embrasser la vie monacale après avoir renoncé au trône, et de sa couronne il s’y fit faire un crucifix qui y fut conservé jusqu’à la fin dg siècle dernier, Détruit deux fois par les Normands, le cpuvent de Prüm se releva prompte-