‹ Spa et ses environs itineraire descriptif et historiqueChapitre 91 sur 151 · IL— DE PARIS A SPA.— MALMÉDY · texte numérisé non relu

IL— DE PARIS A SPA.— MALMÉDY

ment de ses ruines, grâce aux libéralités des souverains qui le protégeaient. Il possédait de vastes domaines nonseulement en Allemagne, mais en Picardie, dans les Gueldres , etc. Ses abbés finirent par acquérir le titre de princes. L’occupation française mit seule un terme à cette prospérité croissante. Les bâtiments et les terres de l’abbaye sécularisée furent alors donnés à la ville sous la condition d’y établir une école secondaire. Le vieux château des abbés avait été construit à la fin du xv® siècle. Une partie sert actuellement de maison commune. Le nouveau, construit de 1748 à 1756, et resté inachevé, est occupé par l’école et par divers bureaux. Enfin, on a transformé en arsenal, en prison, en auberge, en maisons particulières les autres bâtiments. L’église, bâtie à la même époque que le château neuf, et qui a remplacé l’ancienne église Sancti-Benedicti ad pratum dont il ne reste aucun vestige, — car les matériaux ont servi à rebâtir la ville détruite par un incendie, — n’ofifre rien d'intéressant, qu’une chaire d’un seul bloc de pierre. ■

Au delà de la ferme Niedermehlen, on gravit une hauteur sur laquelle se trouve le v. de Hontheim; puis on traverse

2 mil. 3/4. liOabeiiUy v. situé au milieu du Schneifel, dans la partie la plus aride, la plus rocheuse et la plus sauvage de ce district. Le point le plus élevé de la chaîne — le Weissenstein — offre un panorama étendu,

2 mil. Büigenbach, — (Hôt. : Post), v. de 500 h. env.

A Bütgenbach on laisse à dr. la route qui conduit à Aixla-Chapelle, et, prenant une voiture de correspondance, on se dirige, par Weûmes, sur 2 mil. Malmédy, — (Hêt. : le Cheval Blanc), Y. de 5000 h., pittoresquement située sur la Warge. Elle a eu cruellement à souffrir dans les guerres du xvi* et du xvii* siècle ; mais le plus terrible épisode de son histoire fut sa destruction par les troupes de Louis XIV, en 1688.

« Après avoir incendié Stavelot, les soldats français, raconte M. Arsène de Noûe, se dirigent sur Malmédy. On

Page 1