La toile qui ceignit les reins du Sauveur sur la croix
Ces reliques , que Charlemagne reçut d'Yvan, patriarche de Jérusalem, sont empaquetées dans des pièces de soie, que l'on découpe, lors de chaque exposition, pour en distribuer les morceaux aux personnes présentes.
Les PETITES RELIQUES sont exposécs à la contemplation des fidèles, chaque année, au jour de la Fête-Dieu; mais les étrangers, comme il a été dit ci-dessus, peuvent les voir en tout temps. L’armoire qui contient les plus précieuses de ces reliques , — avec les grandes renfermées dans une châsse d’argent doré, longue de 1 rtèt. 66 cent. , et haute de 1 mèt. , en forme de toit ou vaisseau de cathédrale, « châsse du xii® siècle que Frédéric Barberousse a donnée à l’église, — cause, quand on l’ouvre, une sorte d’éblouissement, tant elle est resplendissante d’orfévreries. » Les battants en sont couverts, à l’intérieur, de peintures sur fond d’or, parmi lesquelles on remarque des panneaux qui sont évidemment d’Albert Durer. Sur les tablettes l’or et l’argent brillent sous mille formes; ce ne sont que châsses, soleils, calices, reliquaires, « figurant autant de chapelles , de flèches et de cathédrales auxquelles les saphirs, les émeraudes et les diamants tiennent lieu de vitraux. » Les petites reliques sont ;
I. La ceinture de J.-C., en cuir; Charlemagne a scellé les deux
extrémités de cette ceinture de son sceau , dont les empreintes sont très-bien conservées.
S. Une partie des cordes dont J. C. fut lié.
3. Un fragment de l'un des clous qui ont servi pour attacher J.-C. à la croix.