LA PETITE GUERRE AVEC LES TURCOS
— Mais j’y comprends plus rien! c’est donc madame Saqui qui est leur capitaine instructeur?
M. Crockett loue ses lions au camp de Ghâlons, les turcos ne pouvant s’endormir sous la tente qu’au bruit des rugissements de ces animaux africains.
— Tu parais pas content, mon pauvre turco?
— Moi quiltir Algérie pour Paris, pas pour camp de Chàlons, moi vexir! pis la trouvir bono!
— Sapristi! moi qui cherche partout ma cire à giberne, et c’est ce moricaud de Moustapha qui se~débarbouille avec!
— (Ju est-ce que c'est?
— Gouscoussou !
— Vous prononcez mal ! j’ai dit qu’est-ce que c’est?
— Oui, couscoussou!
— Encore ! jamais ce turco n’apprendra le français !
— Ah saperiotj ! voilà w un cheval arabe qui ne s’est pas rallié franchement aux Français!
Faute d une mosquée au camp de Chaîons, le muczzim se voit obligé d’appeler les croyants à la prière du haut d’une cheminée de fabrique.