‹ Species des hyménoptères composant le groupe des formicidesChapitre 41 sur 234 · I. Formicidæ · texte numérisé non relu

I. Formicidæ

(1) La diagnose que je donne est loin de caractériser d'une façon satisfaisante la famille des Dorylides dont les genres multiformes et encore mal connus se prétent peu à une définition générale et bien tranchée, mais elle suffira, je l'espère, pour distinguer des autres familles les quelques espèces qui font partie de notre

Caractères. — Pétiole d’un seul article ordinairement surmonté d’une écaille de forme et d'épaisseur diverses, parfois d’un nœud sphérique ou cubique, rarement sans écaille ni nœud. Ouvrières avec ou sans ocelles. Abdomen non rétréci entre son premier et son second segment. Aiguillon nul ou tout à fait rudimentaire. Nymphes tantôt nues, tantôt renfermées dans un

| FAM. — FORMICIDÆ

cocon.

(Pz. VD

Ouvrières

Arêtes frontales prenant leur origine plus ou moins près du bord postérieur de l'épistome qui ne s'avance pas en arrière entre l'insertion des antennes (fig. 1 et 2) (sauf dans le genre Brachymyrmex où il est à peine prolongé entre leur articulation) ; l'abdomen, vu en dessus, montre ses cinq segments dont le dernier est conique et terminal ; l'orifice du cloaque est petit, circulaire, apical, cilié (fig. 7).

(ir: Tribu Camponotidæ)

— Arêtes frontales prenant leur origine aux angles ou aux bords

latéraux de l'épistome; ce dernier, en triangle ordinairement arrondi, s’avance plus ou moins en arrière entre l'insertion des antennes (fig. 3) ; l'abdomen, vu en dessus, ne laisse voir que ses quatre premiers segments, le cinquième étant entières

ment caché sous le précédent ; l'orifice du eloaque est grand, en fente transversale, infère et non cilié (fig. S). (2° Tribu Dolichoderidæ) (1) 11

2 Antennes de 12 articles, insérées aussi près ou plus près du

milieu des arêtes frontales que de leur extrémité antérieure, etdistantes du bord postérieur de l'épistome. Fosettes clypéales séparées des fossettss antennaires. Pas d'ocelles. (fig. 1) 3

= Antennes insérées vers l'extrémité antérieure des arêtes frontales, au bord ou très près du bord postérieur de l'épistome. (fig. 2) 4

3 Epistome trapéziforme, ses bords latéraux divergeant plus ou

moins en devant ; arêtes frontalessinuéesen forme d'S(fg. 1);

tête non obtuse ni tronquée en avant ; écaille ovale, droite,

le plus souvent faiblement et également convexe sur ses deux faces. G. 1. — Camponotus, Mayr. 1

— Bords latéraux de l’épistome parallèles, s'écartant seulement un peu aux angles antérieurs ; devant de la tête formant un angle obtus avec le reste de sa surface (0) (fig. 9), ou même nettement tronqué (2). Ecaille carrée, épaisse, convexe en avant, plane en arrière, plus ou moins échancrée en haut. G. 2. — Colobopsis, Mayer.

4 Mandibulestriangulaires, larges, aplaties, à bord terminal denté, (fig. 2) ou, quand exceptionnellement (Myrmecocystus bombycinus %) elles sont étroites, sans bord terminal, leur bord interne est profondément entaillé vers son tiers antérieur et cette entaille forme une forte dent. 5

(1) Cette division en deux tribus proposée par M. Forel dans ses « Fourmis de la Suisse » (division & et 8) et élevée au rang de sous-familles dans ses ouvrages subséquents, est extrémement naturelle, au moins chez les © et les 9, et repose sur des caractères bien tranchés, reconnus pour la première fois par M.Mayr dans ses Bernsteins Ameisen, et qui ne souffrent pas d'exception pour nos Fourmis d'Europe. Elle est en outre très-heureusement confirmée par l'anatomie interne et notamment par la conformation du gésier et de la vessie à venin ainsi que j'ai déjà eu accasion de le dire.

Les Camponotides, ont, en effet, le calice du gésier toujours libre et recouvertde muscles qui le séparent de la cavité du jabot, leur vessie à venin est grande et le glande vénénifique forme un coussinet sur le dos de la vessie. Chez les Dolichoderides, au contraire, le gésier n'a pas de calice ou son calice est complètement renfermé dans la cavité du jabot ; la vessie à venin est petite et la glande vénénifique ne forme pas de coussinet. Cette dernière tribu se distingue en outre par l'existence des glandes anales dont je parlerai en donnant les caractères de la tribu.

J’ajouterai que la forme du gésier est toujours identique dans les trois sexes, ce qui accroit son importance caractéristique.

128 FAM. FORMICIDÆ

……— Mandibules presque cylindriques, arquées, très éfroites, aigües à l'extrémité, sans bord terminal et sans trace de dents ni d'entaille (fig.4) ; aire frontale nettement limitée ; des ocelles; metanotum gibbeux ; écaille épaisse, ovale, droite et élevée.

G. 3. — Polyergus, LATR.

5 Antennesde9 articles (fig. 13) ; aire frontale etsillon frontal distincls ; tête échancrée postérieurement ; thorax court, non étranglé ; écaille fortement inclinée en avant.

G. 10. — Brachymyrmex Mayer.

— Antennes de 11 ou 12 arlicles. 6 6 Antennes de 1! articles. : | 7

Antennes de 12 articles. 8 7 Des ocelles ; thorax grêle, mésothorax contracté ; un profond

sillon entre le mesonotum et le metanotum, ce dernier gibbeux, armé de deux dents aigües dirigées en haul et en arrière ; pétiole avec une écaille presque droite, profondément entaillée en dessus et bidentée. (fig, 5-et 6) G. 9. — Acantholcpis, Mayr.

— Pas d'ocelles ; thorax (vu de côté) très peu étranglé en dessus entre le mesonotum et le metanotum, son profil dorsal presque droit ou légèrement arqué d'avant en arrière ; metanotum inerme ; pétiole avec une écaille entière, mince, arrondie en dessus et assez fortement inclinée en avant ; premier segment de l'abdomen un peu prolongé en dessus et en avant. G. 8... — Plagiolepis, Maye.

8 Les deuxième, troisième, quatrième et cinquièmearticles du funicule plus courts que les autres, (fig. 19) ; ocelles indistincts ou nuls ; aire frontale superficiellement empreinte, presque deux fois aussi large que haute. 9

— Premiers articles du funicule aussi longs ou plus longs que les autres (le dernier excepté) (fig. 18) ; ocelles très visibles ; aire frontale nettement limitée (1). 10

9 Fosettes clypéales non réunies aux fossettes antennaires ; pétiole avec uneécaille quadrangulaire ou cunéiforme, oblique, dirigée

(1) Ces caractères se trouvent assez profondément modifiés chez une espèce aberrante de Formica, la F. nasuta Nyl. En effet, les articles ? à 5 de son funicule sont un peu plus courts que les suivants et l'aire frontale est mal limitée, ce qui la rapproche des Lasius dont elle s'éloigne d’ailleurs par ses ocelles et la forme

générale de son corps. La véritable place de cette espèce dans la systématique ne sera définitivement fixée que lorsqu'on connaïitra ses sexes ailés.

en haut et en avant; abdomen un peu terminé en pointe. élargi et fortement convexe à la partie supérieure de sa base, touchant

la face postéro-supérieure de l’écaille (fig. 16). Ocelles nuls. G. 7. — Prenolepis, Mayr.

Fossettes clypéales réunies aux fossettes antennaires ; pétiole

avec une écaille verticale ou presque verticale, quadrangulaire et étroite ; abdomen non prolongé en avant (fig. 17); ocelles très petits et peu distincts, ou même nuls. G. 6. — Lasius, Fas.

Arêtes frontales ordinairement divergentes en arrière, leur bord externe légèrement convexe ; quatrième article des palpes maxillaires seulementun peu plus long que le cinquième (fig.

12) ; pétiole avec une grande écaille verticale ; abdomen non comprimé. G.5. — Formica, LiNNé.

Arêtes frontales presque parallèles, avec leur bord externe con-

cave ; quatrième article des palpes maxillaires presque deux fois aussi long que le cinquième (fig. 11) ; pétiole surmonté d'un nœud ou d'une écaille épaisse ; abdomen souvent comprimé. G. 4. — Myrmecocystus, WES.

Metanotum cubique, sa face horizontale presque plane ou légèrement convexe, sa lace verticale concave, leur pointderéunion forme une arêle vive terminée de chaque côté par une dent (ho122); épistome impressionné au milieu de son bord antérieur ; pétiole surmonté d'une écaille très épaisse, cunéiforme, fortement inclinée en avant. G. 14. — Dolichoderus, LuNb.

Metanotum non cubique, convexe, inerme, sa face déclive plane. 12

Epistome sans entaille au milieu de son bord antérieur ; pétiole surmonté d'une écaille droite ou inclinée. 13

Epistome assez profondément et étroitement entaillé au milieu de son bord antérieur ; ocelles et sillon frontal nuls (fig. 3) ; pétiole quadrangulaire, plan, sans écailleapparente et terminé en avant par un bourrelet transversal ; abdomen élargi en avant et recouvrant le pétiole par le prolongement desa partie antérieure (fig. 26); le dos du thorax est faiblement interrompu

entre le mesonotum et le metanotum.

G. 13. — Tapinoma, FOoERSTER.

13 Des ocelles ; épistome fortement prolongé entre l'insertion des

antennes, ses côtés relevés et saillants ; sillon frontal superficiel. Palpes maxillaires de 6 articles, palpes labiaux de 4 articles. Dos du thorax continu. Pétiole avec une écaille droite ou peu inclinée, ovale, arrondie en dessus. Abdomen non prolongé en avant. G. 12. — Liometopum, Mayr.

130 FAM. FORMICIDÆ

— Pasd'ocelles; épistome faiblement prolongé entre l'insertion des antennes, ses côtés non relevés ni saillants ; sillon frontal indistinct ou nul. Palpes maxiliaires de # articles, palpes labiaux de 3 articles. Dos du thorax parfois faiblement interrompu entre le mesonotum et le meltanotum. Ecaille mince, sensiblement inclinée en avant. Premier segment de l'abdomen légèrement prolongé antérieurement en dessus.

G. 11. — Bothriomyrmex, EMERY.

F'emelles

1 Arêtes frontales prenant leur origine plus ou moins prés du bord postérieur de l'épistome qui ne s avance pas en arrière entre l'insertion des antennes, (sauf dans le genre Brachymyrmex où ii est à peine prolongé entre leur articulation) ; l'abdomen, vu en dessus, montre ses cinq segments dont le dernier est conique et terminal; l’orifice du cloaque est petit, circulaire, apical, cilié. Ailes à une seule cellule cubitale, avec ou sans cellule discoidale. ÿ (ire Tribu Camponotidæ) 2?

= Arêtes frontalesprenantleurorigine aux angles ou aux bords latéraux del'épistome ;ce dernier, en triangleordinairementarrondi, s’'avance plus ou moins en arrière entre l'insertion des antennes. L’abdomen, vu en dessus, ne laisse apercevoir que ses quatre premiers segments, le cinquième étant entièrement caché sous le précédent ; l’orifice du cloaque est grand, en fente transversale, infère et non cilié

(2° Tribu Dolichoderidæ) 11

2 Antennes de 1? articles, insérées aussi près ou plus près du milieu des arêtes frontales que de leur extrémité antérieure, et distantes du bord postérieur de l’épistome. Fossettes clypéales séparées des fossettes antennaires, Ailes sans cellule discoiïdale. 3

= Antennesinsérées vers l’extrémitéantérieure des arêtes frontales au bord ou très près du bord postérieur de l’épistome. Ailes avec ou sans cellule discoidale. 4

3 ‘Tête non tronquée antérieurement ; épistome trapéziforme, ses bords latéraux divergeant plus ou moins en avant; arêtes frontales sinuées. Ecaille ovale, verticale, le plus souvent faiblement et également convexe sur ses deux faces.

G. 1. — Camponotus, Maye.

— ‘Tête tronquée antérieurement (fig. 10) ; bords latéraux de l'épistome parallèles, s'écartant seulement un peu aux angles an-

térieurs. Ecaille carrée, épaisse, convexe en avant, plane en arrière. G. 2. Colobopsis, Mayer.

4 Mandibules triangulaires, larges, aplaties, à bord terminal denté. 5

— Mandibules presque cylindriques, arquées, très-étroites, aiguës à l'extrémité, sans bord terminal etsans dents. Ecaille épaisse, ovale, droite et haute. Ailes avec une cellule discoïdale.

G. 3. — Polyergus, Larr.

5 Antennes de 9 articles; écaille fortement inclinée en avant, mince au sommet. Ailes sans cellule discoidale.

G. 10. — Brachymyrmex, Mayer.

= Antennes de 11 ou 12 articles. . 6 G Antennes de 11 articles. Ailes ordinairement sans cellule dis-

coidale. 7

— Antennes de 12 articles. . 8

7 Premiers articles du funicule plus longs que les autres, à l’exception du dernier. Ecaille entaillée en dessus et bidentée. Yeux situes un peu en arrière du milieu de la tête.

G.9. — Acantholepis, Mayr.

== Les second, troisième, quatrième et cinquième articles du funicule plus courts que les suivants. Ecaille arrondie en dessus, non dentée, yeux situés un peu en avant du milieu de la tête.

Premier segment de l'abdomen un peu prolongé en dessus et

en avant. G. 8. Plagiolepis, Mayr.

.8 Articles 2? à 10 du funicule presque égaux en longueur, les autres plus longs. Aire frontale peu nettement limitée. Ailesavec une cellule discoidals qui manque quelquefois. 9

Premiers articles du funicule plus longs que les dcraiers. Aire

frontale nettement limitée, 10

9 Fossettesclypéales non réunies aux fosselttesantennaires ; pétiole avec une écaille quadrangulaire ou cunéiforme, oblique, dirigée en haut et en avant. Abdomen (largi et fortement convexe à la partie supérieure de sa base, touchant la face postéro-

supérieure de l'écaille. G. 7. Prenolepis, Mayr.

Fossettes clypéales réunies aux fossettes antennaires. Pétiole

avec une écaille verticale, assez étroite ; abdomen non prolongé

en avant. G. 6. — Lasius, Far.

10 Borlexterace des arêtes frontales convexe. Palpes maxillaires de

FAM. FORMICIDÆ

6 articles (rarement de 5), dont le quatrième est seulement un peu plus long que le cinquième. Pétiole surmonté d'une écaille ordinairement peu épaisse. Ailes dépassant sensiblement l'abdomen, avec une cellule discoidale grande qui ne manque presque jamais. G. 5. — Formica, LINNÉ‘

Bord externe des arêtes frontales concave. Palpes maxillaires de 6 articles dont le quatrième est deux fois aussi long que le cinquième. Pétiole surmonté d’un nœud ou d'une écailleépaisse. Ailes courtes, atteignant à peine l'extrémité de l'abdomen ; cellule discoidale très pelite ou nulle.

G. 4 — Myrmecocystus, WEsM.

Palpes maxillaires de 4 articles, palpes labiaux de 3 articles ; épistome peu prolongé en arrière entre les arêtes frontales, non échancré à son bord antérieur ; aire frontale grande, triangulaire, nettement limitée. Pélio:e surmonté d'une écaille un peu inclinee en avant.Ailes avec ne seule cellule cubitale; la nervure transverse s'unit au rameau cubital externe. G. 11. — Bothriomyrmex, EMERY.

Palpes maxillaires de 6 articles, palpes labiaux de 4 articles ; épistome se prolongeant notablement en arrièreentre les arêtes frontales. Ailes avec deux cellules cubitales ou une seule, mais dans ce dernier cas, la nervure transverse s’unit presque toujours à la nervure cubitale à son point de partage. 12

Ailes avec une seule cellule cubitale. Epistome assez profondément entaillé au milieu de son bord antérieur ; aire frontale el sillon frontal nuls ou très peu distincts. Pétiole quadrangulaire, plan, sans écaille apparente, et terminé en avant par un bourrelet transversal ; abdomen élargi en avantet recouvrant le pétiole par le prolongement de sa partie antérieure. G. 13. — Tapinoma, FOERSTER.

Ailes avec deux cellules cubitales. 13

Metanotum armé de deux dents courtes et robustes, sa face déclive concave. Epistome impressionné au milieu de son bord antérieur ; sillon frontal fin et peu marqué. Péliole surmonté d'une écaille très épaisse, cunéiforme, fortement inclinée en avant. G. 14. — Dolichoderus, LUND.

Metanotum inerme, sa face déclive plane. Epistome non impressionné au milieu de son bord antérieur, sillon frontal profond. Pétiole avec une écaille ovale, droite ou peu inclinée.

G. 12. — Liometopum, Mayr.

LU

Mâles

Epistome ne s’avançant pas en arrière entre l'insertion des antennes (sauf dans le genre Brachymyrmex où il est un peu prolongé entre leur articulation) ; éperons simples. Antennes de 10, 12 ou 13 articles. Aïles à une seule cellule cubitale, avec ou sans cellule dissoïdale. (1° Tribu, Camponotidæ). 2

Epistomes'avançant plus ou moins entre l'insertion des antennes qui sont conslamment composées de 13 articles. Eperons pectinés. (2° Tribu, Dolichoderidæ). 11

Antennes de 13 articles, insérées aussi près ou plus près du milieu des arêtes frontales que de leur extrémité antérieure. et distantes du bordpostérieur de l'épistome. Fossettes clypéales séparées des fossettes antennaires. Aire frontale mal limitée, beaucoup plus large que longue. Ecaille épaisse. Ailes sans cellule discoidale. 3

Antennes insérées vers l'extrémité antérieure des arêtes frontales, au bord ou très près du bord postérieur de l'épistome. Ailes avec ou sans cellule discoidale. 4

Epistome tripéziforme, ses bords latéraux divergeant en avant

où ils atteignent les angles latéraux de la tête. Antennes longues,

avec le premier article du furicule à peine plus grand que le

second (fig, 20); arêtes frontales sinuées, à peine divergentes. G. 1. — Camponotus, Mayr.

Epistome presque carré, seuiement un peu élargi à ses angles antérieurs qui n’atteignent pas les bords latéraux de la tête, Antennes courtes ; prémier article du funicule épaissi à l'extrémité, deux fois aussi long et aussi épais que le suivant (fig. 21). Arêtes frontales sinuées, divergeant fortement en arrière.

G. 2. — Colobopsis, Mayr.

Antennes de 10 articles. Mandibules non dentées, aiguës à l’extrémité. Mesonotum gibbeux et prolongé en avant de facon à voiler en partie la têté. Ecaille petite. Valvules génitales externes triangulaires, larges, courtes, arrondies à l'extrémité.

Ailes sans cellule discoidale. G. 10. — Brachymyrmex. Mayr.

Antennes de 12 ou 13 articles. 5

Antennes de 12 articles. Ailes ordinairement sans cellule discoiïdale. 6

Antennes de 13 articles. à

FAM. FORMICIDÆ

Funicule des antennes cylindrique, à peine plus épais à l’extrémité qu’à la base; tous ses articles plus longs que larges, le premier sensiblement plus court que les deux suivants réunis (fig. 14). Valvules génitales externes petites, en triangle allongé, arrondies à l'extrémité. G.9. — Acantholepis, Mayr

Funicule desantennes graduellement épaissi de la base à l’extrémité ; ses articles plus courts ou à peine plus longs que larges (le premier et le dernier exceptés) ; le premier article un peu plus long que les deux suivants réunis (fig. 15). Valvules génitales externes assez grandes, subcirculaires, avec une dent obtuse dirigée en bas. G. 8. Plagiolepis, Mayer.

Fossettes clypéales non réunies aux fossettes antennaires ; antennes insérées tout près de l’épistome, mais ne touchant pas son bord postérieur. Ecaille épaisse. Mandibules non dentées.

Valvules génitales externes très étroites. CG. 7. — Prenolepis, Mayer.

Fossettes clypéales réunies aux fossettes antennaires. Insertion des antennes contiguë au bord postérieur de l’épistome. 8

Mandibules cylindriques, courtes, étroites, aiguës à l'extrémité, sans bord terminal et sans dents. Epistome triangulaire, fortement arrondi en arrière, convexe ; son bord antérieur droit, non avancé. Ecaille verticale, épaisse, quadrangulaire, échancrée en dessus. Valvules génitales externes triangulaires, arrondies à l'extrémité. Ailes avec une cellule discoidale. G. 3. — Polyergus, LATR.

Mandibules larges, aplaties, munies d’un bord terminal simple ou denté. Bord antérieur de l’épistome convexe, avancé. 9

Aire frontale mal limitée.Organes génitaux externes très petits ; valvules génitales externes aplaties, deux fois aussi longues que larges à la base, rétrécies à l'extrémité et arrondies à cet endroit. Premier article du funicule plus épais et pas plus court que le second article (fig. 25). Taille petite, bien inférieure à celle de la femelle. G. 6. — Lasius, Fas.

Aire frontale nettement limitée. Organes génitaux ext rnes grands. Premier article du funicule ordinairement pas plus épais que le second (lig. 23 et 24). Taille plus grande, peu infé-

rieure à celle de la femelle. 10

Abdomen cylindrique, non déprimé.Ailes courtes, ne dépassant pas l'abdomen; cellule discoidale petite ou nulle. Premier article du funicule aussi long que le second (fig. 22). Thorax comprimé latéralement et d’une largeur assez uniforme; pro-

notum un peu concave transversalement en son milieu. Pinceaux manquant le plus souvent ; valvules génitales externes pourvues, à leur côté interne, d'un appendice en forme de cuiller. (fig. 27) G. 1. — Myrmecocystus, WEs.

Abdomen assez déprimé en dessus. Ailes dépassant l'abdomen ; cellule discoidale grande, manquant rarement. Premier article du funicule d'un tiers plus court que le second (fig. 21). Thorax un peu élargi latéralement en son milieu; pronotum un peu couvexe transversalement. Pinceaux toujours existants; valvuies génitales externes cultriformes et sans appendices. G. 5. — Formica, LiNNé.

Ailes avec deux cellules cubitales. Epistome se prolongeant notablement en arrière entre les arêtes frontales. Scape des antennes court, pas plus long que les deux ou troispremiers articles du funicule. 12

Ailes avec une seule cellule cubitale, épistome se prolongeant à peine entre les arêtes frontales. 13

Pétiole avec une écaille droite ; organes génitaux externes très grands, occupant le tiers postérieur de l'abdomen; valvules génitales externes larges à la base, rétrécies à l’extrémité qui est arrondie. c G. 12. — Liometopum, Mayr.

Pétiolenodiforme, sans écaille. Organes génitaux externes petits; valvules génitales externes presque semicirculaires.

G. 14° — Dolichoderus, Luxp.

La nervure transverse s’unit le plus souvent à la nervure cubitale à son point de partage, rarement au rameau cubital externe. Pétiole épais, obliquement comprimé,arrondi en dessus, sans écaille, et paraissant presque rhomboïdal, vu de côté. Mandibulesà bord terminal long et denté. Epistome échancré au milieu de son bord antérieur ; scape des antennes presque aussi long que les 5 premiers articles du funicule. Hypopygium avec une profonde échancrure triangulaire.

G. 13. — Tapinoma, FOERSTER.

— |,a nervure transverse s'unit toujours au rameau cubital externe.

Pétiole surmonté d'une écaille épaisse, arrondie en dessus. Mandibules à bord terminal court, finement denté. Epistome sans échancrure à son bord antérieur; scape court, à peine plus long que les deux premiers articles du funicule. Hypopygium avec une échancrure semicirculaire et peu profonde. G.11. — Bothriomyrmex, EMERY.

136 FAM. FORMICIDÆ. — 1" TRIBU, GAMPONOTIDÆ

4° Tribu, — Camponotidæ (1)

Caractères. — Epistome ne s’avançant pas en arrière entre l'insertion des antennes ; (dans le seul genre Brachymyrmex il est très-faiblement prolongé entre cette insertion). Fossettes clypéales et antennaires tantôt confondues, tantôt séparées. Chez les & et les 9 l'abdomen, vu en dessus, laisse voir ses cinq segments dont le dernier est conique et terminal ; l’orifice du cloaque est petit, rond, apical, cilié. Gésier pourvu d’un calice droit ou réfléchi mais toujours recouvert de muscles circulaires qui le séparent de la cavité du jabot. Glande à venin formant un coussinet ovale sur le dos de la vessie qui est grande et allongée. Pas de glandes anales. Aiguillon nul ou complètement transformé. Nymphes ordinairement renfermées dans un cocon, mais parfois nues. Un certain nombre de Camponotidæ font jaillir leur venin à distance, en se dressant sur leurs quatre pattes postérieures et en recourbant en dessous leur abdomen.

Cette tribu comprend 18 genres vivants dont 10 seulement ont des représentants en Europe.

(1) Dans ses « Etudes myrmécologiques en 1878» M. Forel, se basant sur l’ensemble des fourmis vivantes et fossiles du monde entier, a subdivisé sa sous famille des Camponotidæ en cinq tribus établies sur divers caractères et particulièrement sur ceux tirés de la forme du gésier. Cette subdivision serait superflue pour le petit nombre de genres que ce travail embrasse, et je me contenterai d'énumérer ici les genres européens que comprend chacune des tribus de M. Forel. Ainsi les Camponotus et les Colobopsis représenteraient chez nous la fre tribu de cet auteur; notre faune possède tous les genres de la seconde qui sont les Myrmecocystus, les Polyergus, les Formica et les Lasius ; la 3 tribu serait pour nous réduite au genre Brachymyrmex ; la 4e est fondée sur le seul genre Prenolepis ; la 5e enfin comprendrait, en ce qui nous concerne, les Acantholepis et les Plagiolepis.

FAM. FORMICIDÆ. — 1° G., CAMPONOTUS 137

1‘ GENRE. — CAMPONOTUS, Mayr.

#4u#% courbure, y5r0os dos

Page 1