‹ Species des hyménoptères composant le groupe des formicidesChapitre 42 sur 234 · PL. VII · texte numérisé non relu

PL. VII

5 Fossettes clypéales séparées des fossettes antennaires ; épistome trapéziforme, ses bords latéraux divergeant plus ou moins en avant ; arèles frontales sinuées en forme d'$.'Tête non obtuse ni tronquée antérieurement. Mandibules triangulaires, dentées. Palpes maxillaires de 6 articles, palpes labiaux de #4 articles. Antennes de 12 articles, insérées aussi près ou plus près du milieu des arêtes frontales que de leur extrémité antérieure et distantes du bord postérieur de l'épistome ; premiers articles du funicule un peu plus grands queles derniers, (le dernier excepté) (fig. 12). Pas d'’ocelles {1}. Thorax de forme variable; tantôt il est plus ou moins large en avant, comprimé latéralement en arrière de façon à présenter sur sa dernière moitié une apparence tectiforme ou caréniforme ; tantôt il est déprimé en dessus avec le metanotum plus ou moins cubique, à arêtes postérieure et latérales assez accentuces, et parfois même bidenté en arrière. Son profil dorsal peut être uniformément droit ou arqué d'avant en arrière ou, au contraire, interrompu par unsillon ou un étranglement entre le mesonotum et le metanotum. Pétiole avec une écaille droite ou presque droite, ovale, plus ou moins épaisse et, le plus souvent, légèrement convexe sur ses faces antérieure et postérieure. Abdomen ovale, son premier segment pas plus long que le second. Gésier étroit, allongé, à calice droit ou un peu évasé antérieurement. (2?) |

? Tête, pétiole et abdomen comme chez l'ouvrière. Thorax

(1) Dans des cas très rares et tout à fait exceptionnels on aperçoit, chez les grands individus, des traces d'un ocelle médian.

a * - ÊÜ FRET . . . . .

(2). Le caractère du gésier est commun aux individus des trois sexes : je ne l'indiquerai qu'à l'ouvrière pour éviter des répétitions.

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aussi haut que large. Ailes avec une seule cellule cubitale, sans cellule discoidale. Taille plus grande que celle de l’ouvrière. ME Epistome et arêtes frontales comme chez la ® et la 9. Antennes de 13 articles, insérées comme chez les autres sexes ; scape allongé ; funicule filiforme, son premier article à peine plus long que le second {fig. 11). Pétiole avec une étaille épaisse. Organes génitaux petits ; valvules génitales externes spiniformes (fig. 5). Ailes semblables à celles de la femelle. Taille à peu près égale à celle de l’ouvrière, rarement plus grande, quelquefois plus petite.

Ce genre, qui comprend un nombre considérable d'espèces répandues dans toutes les parties du monde, est relativement assez bien représenté dans notre faune. Il renferme des insectes de taille moyenne ou grande et extrêmement variables sous tous rapports. Les Ÿ major sont fort souvent très différentes des © minor et leur grosse tête pourrait les faire prendre pour des soldats si on ne constatait tous les passages entre elles et les petites ouvrières.

Les Camponotus n’élèvent pas de pucerons dans leurs nids, mais on les voit souvent aller en procession sur les arbres à ja recherche de ce petit bétail qu'ils traientsur place. Leurs nymphes

se renferment dans un cocon.

Ouvrières

1 Face dorsale du metanotum convexe d’un côté à l’autre, rejoignant ses faces latérales sans limite distincte et sans former d’arête ou d'angle accentué au point de réunion {fig. 7). 2

ere Face dorsale du metanotum plus ou moins déprimée, séparée de ses faces latérales par une arête ou un angle accentué {fig. 8). 11

2 Profil dorsal du thorax légèrement arqué d’avant en arrière, sans angle ni courbe rentrante au point de jonction du mesonotum et du me-

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tanotum (fig. 4) ; le metanotum est, le plus souvent, comprimé, tectiforme, plusétroiten dessus qu’en dessous.

Profil dorsal du thorax formant un angle ou une courbe rentrante bien distincts entre le mesonotum et le metanotum {fis. 13). Noir, brillant, peu pubescent, parsemé de soies dressées blanchâtres : corps très finement chagriné et éparsement ponctué ; épistome prolongé en lobe en avant , écaille épaisse, peu élevée, obliquement tronquée au sommet ; antennes et pattes grèles, sans poils dressés. Long. 4 à 8"®. [D’après

Emery). 10. Foreli, En.

Parie : Espagne (Catalogne), Algérie. 7,4 /7u

Cette espèce parait bien distincte de toutes celles d'Europe, à profil dorsal interrompu, par son échancrure thoracique plutôt arquée qu'anguleuse et par son metanotum non aplati en dessus et sans arêtes latérales.

Mandibules armées de 4 à 5 dents , épistome avec une légère échancrure de chaque côté de son bord antérieur dont la partie médiane n’est pas sensiblement plus avancée que ses angles latéraux (fig. 10) ; épistome non ou très peu caréné au milieu chez les grands individus, la carène souvent plus visible chez les petits.

Mandibules armées de 6 à 7 dents ; partie médiane du devant de l’épistome avancée en un lobe large et rectangulaire, de sorte qu'ilexiste de chaque côté, comme une marche d’escalier dont les angles latéraux sont situés bien en arrière de l’extrémité du lobe {fig. 9). Epistome caréné au milieu, au moins chez les grands individus.

Bords latéraux de l’épistome assez divergents, oO

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son bord antérieur non échancréen son milieu; tête d'épaisseur médiocre, beaucoup moindre en avant. Metanotum assez rétréci en dessus, visiblement tectiforme. Corps plus ou moins mat, au moins en partie. 5

ee Bords latéraux de l’épistome peu divergents, son bord antérieur échancré en son milieu ; tête courte et très épaisse, même en avant. Metanotum moins rétréci en dessus. Corps entièrement luisant.Ordinairement noir ou d’un noir brun, mandibules, antennes et pattes, souvent aussi la tête et tout ou partie duthorax, d’un brun ou d'un rougeñtre plus ou moins foncé. Pilosité rare ; pubescence presque nulle. Tout le corps très finement chagriné et parsemé de points enfoncés, plus forts et surtout plus serrés sur la tête. Long. 4 à 9". 9. Marginatus, LarTr.

PATRiE : Europe centrale et méridionale, Asie, Amérique du Nord.

Fait son nid dans J’écorce et le bois mort; il est très timide et sort rarement de son habitation.

Les mâles et les femelles s’accouplent de mai en juillet. (1)

Cette espèce parait être très variable, surtout sous lerapportde la couleur; certains individus sont parfois de teinte assez claire et presque entièrement rougeûtres, sauf l'abdomen qui est d’un brun noir. Chez une 9 de l'Illinois l'abdomen était, d'après M. Forel, entièrement jaune avec une bande transversale d’un brun noir au milieu de chaque segment. Moi-même j'ai vu dans la collection de M. le géné-

(1) Je réunis, après la description de l’ouvrière, toutes les notions biologiques et même celles qui concernent exclusivement les sexes ailés. J'ai pensé que ce mode de procéder était préférable en ne disséminant pas les renseignements relatifs à la méme espèce.A propos de l’époque d'accouplement,je dois avertir que les indications que je donne n’ont rien d’absolu, car ces époques sont sujettes à varier dans d'assez grandes proportions, selon les localités, la température, l'altitude. ete. On ne doit considérer ces énonciations que comme de simples renseignements basés sur la moyenne des observations recueillies dans les ouvrages spéciaux, dans les communications qui m'ont été faites ou dans mes notes personnelles.

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ral Radoszkowski deux ouvrières provenant de Sibérie (Amour), dont le devant de la tête et la majeure partie du pronotum étaient rougeàtres ct dont l'abdomen brunâtre portait, de chaque côté de ses deux premiers segments, une tache d’un blanc jaunâtre plus ou moins étendue.

5 Tout le corps et surtout l'abdomen couverts d'une pubescence très longue et abondante d’un jaune doré; pilosité assez forte. Abdomen avec des points enfoncés plus gros et plus serrés sur la partie postérieure des segments. Entièrement mat, assez fortement et densément rugueux. Tantôt l'insecte est en entier d’un noir brun, tantôt le thorax, le devant de l’abdomen, les antennes et les pattes sont, en tout ou en parlie, d’un ferrugineux mat. Longueur 8 ar lanr. 3. Pennsylvanicus, de GEER.

PATRIE : Sibérie, Chine, Japon, Amérique du Nord.

Nids scuiplés dans le bois.

Les mœurs de cetie espèce qui ne se distinguent pas d'ailleurs de celles des espèces voisines (Herculeanus, pubescens, elc.), ont été étudiées par le Rev. H. Mac Cook et consignées en une brochure (1) qui marque le début des publications de cet habile et consciencieux observateur sur les mœurs des

Pubescence courte,cendrée, et souvent moins abondante. Corps moins fortemement rugueux ; points enfoncés de l'abdomen plus uniformément répartis, moins gros et moins serrés. 6

6 Entièrement d'un noir profond, mat, mandibules et tarses d’un brun foncé. Tout le corps couvert de rugosités fines ct serrées, médiocrement pubescent et hérissé de poils longs et

(1) Notes on the architecture and habits of Formica pennsylvanica ; Philadelphia 1876,

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cendrés, plus serrés sur l'abdomen. Long.

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