TÊTE ET ANNEXES
du sommet dirigé en arrière et plus ou moins arrondi ; parfois (Dorylides]) il est très-élroit et réduit à une bande transversale au dessus des parties de la bouche. Sa surface ordinairement convexe, rarement sillonnée, est quelquefois déprimée ou plus ou moins déclive de chaque côté d'une carène médiane. Son bord antérieur est droit, convexe ou concave, entier ou échancré au milieu et sur les côtés, rarement dentelé. Latéralement se trouve la fossette clypéale (b) qui se confond, Ie plus souvent, avec la fosselte antennaire (c).
Derrière l'épistome on voit ordinairement une petite surface déprimée, triangulaire, appelée l'aire frontale {d); elle peut être nettement limitée et bien'‘distincte ou se confondre plus ou moins, surtout en arrière, avec les parties avoisinantes.
Les aréles frontales (e) droites ou sinueuses, parallèles ou divergentes, commencent ordinairement plus ou moins près des angles latéraux ou du bord postérieur de l’épistome pour se diriger en arrière. Elles peuvent être courtes ou longues, rapprochées l'une de l’autre et situées vers le milieu du front ou, au contraire, très-éloignées et suivre les bords latéraux de la tête (Cryptocérides). Elles enclosent toujours l'aire frontale et quelquefois la partie postérieure de l’épistome ; d'autres fois elles sont situées plus en arrière et l’épistome ne s'avance pas jusqu'à leur origine ou ne la dépasse pas. Chez les Dorylides elles contournent en avant l'insertion des antennes.
Entre les arêtes frontales, immédiatement derrière l'aire frontale, s'étend en ligne droite le sillon frontal (f) souvent bien marqué, quelquefois obsolète ou nul et qui peut être plus ou moins court ou atteindre le vertex vers la région des ocelles et plus rarement le trou occipital.
Les joues (g), le front (h) et le vertex (i) n'offrent aucune particularité à signaler.
Les yeux (j}, ordinairement de grandeur moyenne chez les &, plus grands et plus convexes chez les $ et surtout chez les o”; sont ovales, arrondis ou réniformes ; ils occupent une place variable dans le sens longitudinal ; situés généralement vers le milieu des côtés de la tête, ils se rapprochent quelquefois du vertex ou, au contraire, s'avancent vers l'épistome jusqu'à toucher ses angles antérieurs. Toujours existant chez leso’et les
9 , ils deviennent parfois très petits ou s'atrophient même complètement chez quelques Ÿ, de façon à constituer des espèces aveugles. (les ocelles faisant eux-mêmes défaut dans ce cas).
Les ocelles (k) qui manquent à beaucoup de 5, sont, chez ces dernières, assez petits et médiocrement convexes ; chez les 9 et surtout chez les œ'ils deviennent grands et globuleux ct souvent sont portés sur une éminence du vertex. Toujours au nombre de trois chez les fourmis européennes qui en sont pourvues, ils se réduisent quelquefois à un seul chez certaines fourmis exotiques.
Les mandibules (l) insérées aux angles antérieurs de la tête, rarement (Odontomachides) au milieu de son bord antérieur, sont en général larges, aplalies, triangulaires, avec un bord externe (fig. 2. a) convexe et un bord interne (fig. 2. b) concave se rejoignant à leur base pour former l'articulation et réunis à leur extrémité divergente par le bord terminal {c), (bord masticateur. Kaurand de Mayr). Le bord externe est peu variable et toujours inerme, le bord interne généralement assez court, s’allonge lorsque la mandibule est étroite et que le bord terminal perd de son importance. Ce dernier est ordinairement dentelé sur toute son étendue avec une ou plusieurs dents apicales plus grandes que les autres ; quelquefois les dents apicales seules existent ou même le bord terminal peut-être simplement tranchant, sans dentelures. Dans quelques cas rares il manque complètement et la mandibule est alors généralement arquée, cylindrique, terminée en pointe, sans dentelures {fig. 3|, ou bien encore plus ou moins rectiligne et dentelée le long de son bord interne.
Le labre ordinairement caché sous l'épistome, présente, dans le genre Epitritus, une disposition singulière ; il est allongé, acuminé-ct s'avance entre les mandibules en forme de rostre.
Les mâchoires inférieures grèles etaplaties, la lèvre inférieure et la languette qui est petite et lobiforme, ne peuvent être étudiées sans dissections minutieuses et, pour cette raison, il n’en sera pas fait usage dans les tableaux descriptifs.
Les palpes maxillaires, d'un examen assez facile, sauf dans quelques cas exceptionnels, sont composés de 1 à Garticles ordi-