CONSEIL
Ne pas innover sans motif.
Qu'on ne se laisse pas entraîner par la manie de substituer aux doses indiquées par verres et par dilutions l'usage de grains pris à sec et répétés jusqu'à 8, 10, 20 fois par jour. Nous ne nous opposons pas aux essais de tout genre ; mais nous maintenons la méthode prescrite par M. Mattei lui-même dans ses brochures italiennes, méthode dont soîi expérience de vingt années , la notre et celle de tant et tant d'autres ont démontré l'efficacité.
3" CONSEIL Chercher d'abord les guérisons faciles.
Qu'on ne s'attaque pas en débutant à des cas extraordinaires ou désespérés , comme si les remèdes étaient d'une toute-puissance illimitée. Des maladies graves, ou compliquées , ou trop avancées peuvent être incurables même pour eux , — ce qui ne prouve rien contre eux ; mais les insuccès sont toujours douloureux et décourageants; le malade voit s'évanouir de fausses espérances, et celui qui lui avait annoncé la guérison n'a fait qu'ajouter à sa tristesse, et par là à ses souffrances.
Que l'on commence plutôt par des guérisons faciles. Il ne manque pas de névralgies de la face ou de la tête à enlever en 20 ou 40 secondes par l'Él. BL, ou de sciatiques à enlever de même par la Rouge, ou de douleurs goutteuses à enlever par la Rouge, ou de rhumatismes articulaires à enlever par la Verte ou la Rouge, en ajoutant dans tous ces cas le S. à l'intérieur pour éviter le retour de la douleur. Un lumbago disparaît aussi pai* la Rouge en 20 secondes. Voilà des miracles faciles.
Presque toutes les femmes maladives affligées de maux de reins, d'estomac et de tête, avec ou sans douleurs dans le haut des jambes, sont atteintes de flueurs blanches. Qu'on leur donne G. (2'= verre) jusqu'à suppression des pertes et après cela S. ou A. x S., et on les aura guéries de tous leurs maux à la fois.
Les maux et les crampes d' estomac, accompagnés d'inappétence, de digestions difficiles, d'un sommeil troublé ou peu réparateur, de diminution de forces, etc. , se guérissent facilement par S. ou A. x S.
Deux ou trois grains de S. sur la langue rétablissent une digestion arrêtée, coupent une crampe, un rhume commençant, un simple mal de dents; 8 à 10 grains cou^ peut Vivresse et la paralysie (apoplexie) commençante. Voilà encore de bien faciles et utiles victoires.
En s'aidant du catalogue alphabétique, qu'on traite la hernie, la gravelle et tant d'autres maladies ordinaires et malheureusement fréquentes.
Qu'on attaque les maladies du cœur et du sang, — palpitations, vertiges, hémorrhoïdes, varices, — par l'A., en le diminuant jusqu'à ce qu'il ne dérange plus, mais qu'il guérisse.
Qu'on attaque par le G. (ordinairement au 2® verre) toutes les maladies du sein ou de la matrice, soit avant, soit pendant, soit surtout après les couches.
Qu'on attaque tous les cas de folie, de monomanie (idées fixes), di' hypocondrie par le S. chez l'homme et plutôt par le G. chez la femme, mais avec des doses minimes (3°, 4" verres) pour les deux.
Qu'on attaque toutes les fièvres et toutes les maladies du foie par F. à l'intérieur ou par F. novo en onctions sur les hypocondres, ou par les deux, surtout chez les enfants; ou, s'ils ont des vers, qu'on leur donne Ver. à doses proportionnées à leur âge , avec ou sans onctions du môme remède sur le bas-ventre.
En cas do blessure, de coupure ou (Thémorrhagie, qu'on emploie des compresses bien imbibées d'eau avec grains d'A. (10 à 20 par verre d'eau) , et on arrêtera l'effusion de sang.
En cas de saignement de nez, qu'on mette des compresses de ce remède sur la nuque et sur l'origine du nez, qu'on en fasse aspii^er (à la même dose).
Voilà une foule d'applications faciles de ces remèdes, pour- commencer à les manier. De celles-là, moyennant le catalogue et suivant les besoins, on sera conduit à d'autres, puis à d'autres, et l'on prendra ainsi confiance dans les remèdes, tout en apprenant à s'en servir.