Partie théorique
Toute science nouvelle doit commencer par constater des faits ; après quoi elle tâchera d'en dégager les lois et d'en construire la théorie.
C'est hien la marche qu'a suivie le comte Mattei et celle qu'après lui nous avons dû suivre nous-même. Dans une première ébauche de ce livre nous nous sommes borné à rassembler des faits. Dans ceUe'-ci nous nous risquerons à ébaucher une théorie, telle qu'elle nous semble résulter des nombreuses expériences que nous avons recueillies.
Qu'est-ce que la santé ?
Notre réponse paraîtra banale.
La santé, c'est L'équilibre de toutes les forces qui constituent la vie.
Ici les questions se posent et au fond s'imposent. Quelles sont ces forces ? De quelle vie s'agit-il ?
Et d'abord, de quelle vie s'agit-il ?
Nous répondons : De la vie humaine dans tous ses éléments , car un homme est un tout indivisible.
Nous ne sommes pas matérialiste. A part nos convictions religieuses, nos diverses expériences, même nos expériences purement physiologiques nous interdisent de l'être. Nous croyons à une âme, comme nous croyons à un corps. Ces deux organismes, dont l'un est physique et l'autre moral , et qui se supposent mutuellement, nous apparaissent comme tout aussi tangibles l'un que l'autre, ne fût-ce que par l'admirable harmonie qui a été préétablie entre eux et par le désordre apporté dans -l'un et l'autre par l'évidente rupture de cette harmonie.
Nous sommes forcé , sur ce terrain , de proclamer la chute de l'homme. Malgré les sourires avec lesquels on accueille dans certaines régions scientifiques celte grande vérité, dont on se moque volontiers comme d'une naïveté ou d'un préjugé, tandis que certains sages s'en amusent ou la nient , les générations qui se succèdent sur ce globe attestent par leurs souffrances la grandeur de cette catastrophe morale, qui est devenue à la fois la source et la seule explication possible do tous les maux et de toutes les douleurs.
Oui , c'est la chute qui , en rompant l'équilibre entre le corps et l'âme, les a condamnés l'un et l'autre aux souffrances et à la mort.
Il n'entre point dans notre cadre de montrer dans les douleurs de l'âme les conséquences et le châtiment de la chute. Mais ce qui fait la matière et le but de nos recherches, ce sont ces mêmes conséquences dans l'ordre physique, nous voulons dire dans la vie du corps.
Eh bien ! la rupture de l'équilibre moral a entraîné la rupture de l'équilibre physique, c'est-à-dire le dépérissement (ou la maladie) et la désorganisation (ou la mort).
Brouillés l'un avec l'autre ; l'être moral et l'être physique ne sont plus un, mais deux. Insurgé contre l'âme,
lo corps ne sert plus qu'à l'assujétir, à moins que celleci , par une réaction violente, ne ressaisisse son empire. Mais la lutte n'est plus l'harmonie,' et alors même qu'il y ait victoire de J'âme sur le corps, celui-ci, n'étant plus qu'un vaincu, ne sera jamais un heureux. Vaincu ou vainqueur, il ne saurait plus retrouver son équilibre primitif. Vaincu ou vainqueur, il vieillit, dépérit et retombe dans la poudre, d'où il avait été tiré.
La maladie donc est la rupture de l'équilibre entre les forces physiques qui constituent la vie du corps , et cette rupture , qui le mine et le détruit , se consomme dans le départ de l'âme , c'est-à-dire dans la mort.
Que manque-t-il à un cadavre humain pour en refaire un homme vivant? Non pas seulement cette vie animale qui pourrait en faire une bête intelligente, comme le chien ou le cheval, mais cette vie plus élevée, infiniment plus élevée , qui a conscience d'elle-même , qui est maîtresse d'elle-même et qui pense : l'âme, en un mot.
Nous disions que la maladie , est la rupture de l'équilibre entre les forces qui constituent la vie physique ou animale.
Quelles sont ces forces et de quels éléments se compose le corps humain ?
On l'a vu dans une autre partie de ce travail : un homme est, physiquement, un composé de lymphe et de sang.
On ne trouve pas autre chose dans un embryon de quelques semaines, non plus que dans un œuf d'oiseau. C'est avec ces deux élémBnts primitifs que se forment toutes les parties du corps , y compris les os. Tout cela
n'est que de l'eau et du sang travaillés, combinés, transformés par le principe vital, nom sous lequel la science préfère désigner cette dernière et mystérieuse puissance qui crée tout , mais qui se dérobe au scalpel et au microscope.
Est-ce toi;t ? N'y a-t-il dans un corps vivant que de l'eau et du sang ?
Il y a des « fluides impondérables » .
On en a étudié quelques-uns, mais on ne les connaît encore qu'assez imparfaitement. On s'est convaincu que l'électricité jouait un grand rôle dans la vie physique. Mais lequel précisément ? C'est ce qui n'est pas encore nettement déterminé. Le magnétisme est aussi un de ces fluides ; mais quelle action exerce-t-il ? C'est ce qiie l'on ne sait pas exactement.
Il y a quelques années , un savant alsacien ^ a découvert dans le corps humain un nouveau fluide , qu'il a nommé le fluide vital, et il a trouvé le moyen de le produire par une pile particulière. De même qu'on a tant de fois essayé d'appliquer l'électricité au corps' humain , il a essayé d'appliquer ce fluide à la guérison des névralgies et des douleurs.
Eau, sang et fluides impondérables (électricité, magnétisme, fluide vital...), voilà les éléments constitutifs de la vie physique , tels que la science les connaît aujourd'hui.
C'est entre ces éléments que l'équilibré est rompu.
La circulation défectueuse des fluides impondérables est la cause des douleurs ; les altérations de la lymphe et du sang, ou le manque d'équilibre entre ces deux éléments, sont la cause des maladies.
Cette vérité, qu'on pouvait tirer à priori de la con-
(1) M. Ziègler, de Mulhouse.
naissance du corps humain, résulte également avec éclat de la nature et du mode d'action des remèdes Mattei.
P3i.T les électricités , divisées en positives et négatives (sauf la Blanche, qui semble neutre) , il dissipe les douleurs ou tout au moins les affaiblit et les déplace. Par le S. il purifie la lymphe et dissipe les 9/10'"'=' des maladies. Par l'A. il disperse toutes celles du sang et des organes de la circulation. Par le G. il détruit la disposition cancéreuse des tissus et du sang. Par les autres remèdes il arrête la désorg-anisation des poumons, du foie, etc. Par tous, en un mot, il neutralise l'effet des virus qui ont pénétré dans l'organisme et qui l'ont empoisonné , et à mesure que , sous l'influence du spécifique , le poison se trouve neutralisé , on voit s'affaiblir le mal, et bientôt on le voit disparaître.
Ainsi, d'une part les données scientifiques, de l'autre la nature et le mode d'action des remèdes correspondent parfaitement et , par suite , se confirment. Il est impossible que cette coïncidence, que l'inventeur lui-même n'a aperçue que très-lentement et très-tardivement , ne frappe pas tout esprit réfléchi et ne devienne bientôt pour lui la plus brillante justification de tout ce système , d'ailleurs si simple et si naturel. Impossible de ne pas sentir la distance immense qui sépare ces spécifiques de tous ceux qu'on prône ou qu'on invente chaque jour. Il sera loisible à quiconque les examinera de leur refuser sa confiance tant qu'il ne les a pas vus à l'œuvre ; mais il ne lui sera pas loisible de déclarer le système contraire aux données scientifiques les plus généralement admises. On peut douter à priori ; mais à priori on ne peut pas rejeter comme absurde ou impossible.
Mais , dira-t-on , qu'est-ce que cette prétention anti-' scientifique d'avoir enfermé de l'électricité soi-disant végétale dans des globules et des liquides ?
La question n'est pas là. La question est de savoir si cette électricité y est ou n'y est pas. Question de fait. Il n'y a qu'à constater. Depuis le grand Newton toute vraie science n'est et ne peut être qu'une constatation.
Voyez et constatez si les applications d'électricités liquides ne dissipent pas toutes les douleurs accidentelles.
Voyez et constatez si 2 grains de S. sur la langue n'arrêtent pas les crampes d'estomac à la minute , si 8 à 10 grains ne dégrisent pas un homme ivre, ne réveillent pas une femme^ évanouie , ne délivrent pas d'une menace de paralysie nerveuse et si l'effet n'est pas souvent instantané.
Et quand vous aurez vu et constaté des faits pareils , au lieu de les déclarer antiscientifiques , vous en chercherez, comme nous, l'explication et vous la ferez de votre mieux.
Tous les faits sont scientifiques.
La rupture de l'équilibre entre les éléments constitutifs du corps humain, puisqu'elle date, selon nous, des origines de l'humanité, devrait l'avoir atteinte tout entière , et il ne devrait pas davantage y avoir de constitutions pures et normales qu'il n'y a d'âmes sans péché.
Or, c'est ce que la science médicale a constaté depuis longtemps et ce que confirme l'action toujours bienfaisante du S., même dans les meilleures constitutions, — ce que confirme d'ailleurs toute la théorie de l'auteur de cette nouvelle médication.
Cette rupture de l'équilibre entre la lymphe et le sang, en particulier, devait à priori produire trois espèces de tempéraments, et trois seulement, savoir : ceux où prédomine la lymphe (les lymphatiques), ceux
où prédomine le sang (les sanguins), et ceux où les deux éléments se pondèrent et où , étant néanmoins tous deux ™és à des degrés variables , ils ne produisent pas l'équilibre ou la santé, mais des désordres d'un caractère mixte.
Ici encore l'expérience des remèdes Mattci vient confirmer les données aprioristiques de la science. Tous les tempéraments lymphatiques, sans exception, quelle que soit leur maladie, obéissent au S. Tous les tempéraments nettement sanguins, sans exception encore, obéissent à l'A. Mais il est une classe de tempéraments qui, à côté de symptômes nettement scroMeux, présentent des symptômes caractérisés d'angioite (palpitations , vertiges , liémorrhoïdes ou tel autre) : ceux-là ne se réparent ou se rectifient ni par le S. seul, ni par l'A. seul, mais par les deux alternés, c'est-à-dire complétés l'un par l'autre.
Il y a plus. On sait qu'à leur origine la lymphe et le sang ne sont qu'un seul et même produit, qui se fabrique incessamment dans le laboratoire de la digestion ; de telle sorte qu'on peut considérer la lymphe comme un sang transformé en lymphe , ou le sang comme une lymphe transformée en sang. Il peut donc arriver qu'une viciation trop grave de l'un de ces deux liquides vicie l'autre , et que , remontant à leur source , cette viciation finisse par vicier l'origine môme de ces liquides. Dès lors les graves maladies résultant d'une dégénération aussi profonde, c'est-à-dire d'une dégénération constitutionnelle, devaient à cause de cette gravité résister aux spécifiques précédents, et il en •fallait un autre qui fût non-seulement plus énergique , mais doué d'une action mixte , capable d'atteindre à la fois toute la masse des liquides do l'économie.
Cela devait être ainsi , et cela se trouve être effectivement ainsi. Le G. joue précisément ce rôle. Et ce
qu'il y a de plus rema'rquable , c'est que dans tous les grands désordres-QÙ c'est la lymphe qui a prédominé et qui, par conséquent, a vicié le sang, le G. doit être appuyé du S., tandis que dans les cas où c'est l'inverse, il doit être appuyé de l'A.
Les maladies visées par les spécifiques spéciaux, comme celles des poumonà ou du foie, ne font pas exception. Elles aussi ont besoin d'être combattues à un certain moment, non-seulement par leur spécifique, mais par le S. ou l'A., suivant la constitution du malade, et quelquefois aussi, quand la maladie est grave, par le G.
La correspondance constante que l'on remarque entre les constitutions des malades et l'action des remèdes et surtout la fidélité avec laquelle les maladies obéissent à leur spécifique, forment ensemble une démonstration irrésistible tant de l'un que de l'autre des deux termes. L'obéissance des maladies prouve la réalité des remèdes, et celle-ci à son tour explique la véritable origine des maladies.
Sur ce dernier point la lumière esttrès-éclatante, car, dès l'instant que des maladies parfaitement dissemblables cèdent à un seul et même remède, cela démontre leur origine commune. Or, aujourd'liui cette question des premières origines, que l'allopathie n'a pu résoudre et que l'homéopathie n'a résolue que partiellement, se trouve ici forcément résolue ; et s'il reste çà et là encore quelques points obscurs, il est facile de voir que lorsque cette méthode, sera mieux connue et mieux expérimentée, la lumière ne tardera guère à être complète. La clef de ce mystère est trouvée.
L'inventeur a entrevu cette conséquence do sa découverte : il l'a môme proclamée. Mais il était l'inventeur, et on a souri de sa prétention. Or, comme les faits lui donnent constamment raison , il faudra bien qu'on se rende à l'évidence.
Et ici que l'on veuille bien tenir compte de l'incapacité de ceux qui appliquent ou cxpéiimcntent cette méthode. Les docteurs s'en méfient; la plupart en rient. Ceux piêmes qui l'expérimentent no le font pas sérieusement. Ils ne se donnent pas la peine de s'en pénétrer, de s'y enfermer entièrement et de la pratiquer avec l'intelligence et la hardiesse qu'inspire une confiance réelle. Au moindre insuccès ils haussent l'épaule, sans en rechercher la cause véritable ailleurs que dans l'impuissance présumée des remèdes, et l'expérience n'avance pas. Restent les gens du monde, les pères, les mères de famille, qui réussissent s'ils sont bien conseillés et encouragés, ou qui, ne réussissant pas après deux ou trois essais inexpérimentés , faits d'ordinaire sur des maladies très-graves , très-avancées , abandonnées des médecins, se découragent et se désespèrent. Qui les conseillera ? Qui recueillera surtout leurs expériences heureuses et leurs succès? Et, sans aucun secours de ce genre, comment espérer que cette science nouvelle se forme et se propage ?
Et cependant elle se forme ; elle se propage aussi. Les remèdes marchent seuls ; ils sont de force à se recommander eux-mêmes, malgré l'impéritie de ceux qui les appliqu'ent et malgré le fait qu'en l'absence de tout encouragement médical on ne les applique qu'à la dernière extrémité et en désespoir de cause. Nous ne saurions en vérité où trouver une plus irrésistible preuve de leur efficacité.
Le mode d'action des closes est lui-même la révélation d'un fait à peine entrevu jusqu'ici , à savoir que l'organisme vivant peut être considéré comme composé de couches ou de régions superposées, dont les unes sont
de plus en plus extérieures et les autres de plus en plus intérieures, et que c'est dans ces couches que se meuvent les virus viciateurs, et que c'est de ces diverses profondeurs que surgissent les manifestations morbides. Là se trouve l'explication de l'immense variété des manifestations de la scrofule et de la syphilis, et de la parenté réelle de maladies considérées jusqu'à aujourd'hui comme entièrement distinctes les unes des autres.
Les virus pénètrent dans l'organisme du dehors au dedans (et ici on doit considérer les parois du tube intestinal et la langue comme étant aussi bien externes que la surface extérieure du corps) . Mais dans ce voyage de pénétration , avant de parvenir aux couches profondes , ces virus sont forcés de traverser toutes celles qui sont intermédiaires, et dans cette marche ils produisent des manifestations morbides très-différentes, séparées par des intervalles plus ou moins longs, quelquefois mémo très-longs, que l'on a appelés des temps d'incubation.
Les manifestations morbides ont une incubation bien plus brève et une marche bien plus rapide quand l'inoculation est récente et le virus dans toute sa force. Mais, lorsque le virus s'est affaibli et comme dilué homéopathiquement par ces premières manifestations, il semble avoir acquis par là la ténuité nécessaire pour pénétrer dans des couches plus profondes. Parvenu dans ces régions nouvelles, il y déploie sa puissance de viciation sur un terrain nouveau, et l'on voit apparaître des troubles constitutionnels , troubles plus graves et plus étranges, dont la parenté avec les premiers échappe à une observation superficielle et dont la forme, il faut le dire, est très-loin d'éveiller le soupçon d'une origine commune avec les premiers désordres^ On s'y est trompé d'autant plus facilement qu'entre les premières et les secondes manifestations est intervenu un temps fort long, — temps où le malade a paru être -et a été déclaré
formellement guéri, — temps qui n'était dans le fait qu'une incubation nouvelle.
Après ces manifestations plus graves vient une autre incubation, souvent encore plus longue, pendant laquelle le virus, toujours plus affaibli, pénètre jusque dans les dernières profondeurs de l'organisme et là attaque, non-seulement les viscères essentiels, mais même les os.
Or, il ressort de ce fait, car c'est un fait que la marche de la syphilis a mis hors de doute , — il résulte , si l'on préfère, de la marche de ce virus, laquelle est en somme la même que celle du virus scrofuleux et nécessairemen t celle de tous les virus , puisqu'elle est la seule possible , — il résulte , disons-nous , de ce fait que , vu la nature des tissus, plus une couche de l'organisme est profonde, plus il faut que le virus soit atténué, autrement la pénétration ne se fait pas,' et que plus le virus est atténué, plus les troubles produits sont étranges et terribles.
S'il s'agit, non plus, comme dans la méthode allopathique , de combattre et de ]'éprimer des symptômes morbides , mais , comme prétend le faire l' électro-homéopathie Mattei, de descendre dans les couches plus ou moins profondes de l'organisme et d'y neutraliser le virus en lui opposant son contre-poison , on comprend qu'il faille d'autant plus diluer ce contre-poison que la couche empoisonnée est plus profonde ; — on comprend qu'une dose efficace contre un virus récemment inoculé demeure impuissante quand le siège du virus est plus ]3as ; — on comprend enfin cette recommandation constante de M. Mattei : « Plus le mal est violent oit plm il » résiste , plus il faut affaiblir les closes. » Il n'y a qu'une médecine qui guérit la cause même du mal qui puisse tenir ce langage, ou, pour mieux dire, qui l'ait appris do l'expérience.
Après ces considérations et d'autres semblables dont nous ne croyons pas utile de surcharger ce chapitre , on nous pardonnera de croire au triomphe futur de cette médication sur toutes les autres. Nous savons d'avance que nous égaierons beaucoup de monde, et de bien savants, par cette simple aÔirmation. Mais partout où les spécifiques Mattei trouveront une main intelligente pour les manier, toute autre médecine aura vécu, et à plus forte raison si cette main est celle d'un vrai médecin.
Il pourra être peiné de voir inutilisée une notable partie de sa science , du moins il le croira ; mais , outre que cette science lui servira toujours, il trouvera de brillantes oompensations dans un succès assuré. Après avoir eu à affronter la défaveur de ses collègues , il en sera amplement vengé par les bénédictions de ceux qu'il aura soulagés et par la gloire d'être compté parmi les bienfaiteurs de l'humanité.