‹ Spécifiques électro-homéopathiques [electronic resource]Chapitre 41 sur 62 · GLANDE OUVERTE, PLAIE · texte numérisé non relu

GLANDE OUVERTE, PLAIE

1° Bords élevés, déchiquetés, diu's.

2° Douleurs lancinantes.

3" Couleur noire ou lardacée de l'intériem-.

4» Suppiu-ation limpide comme de l'eau.

50 Odeur fétide.

Quand un cancer bat en retraite, il perd tous ces caractères à peu près dans l'ordre inverse qu'ils ont suivi pour paraître.

La glande devient moins dure, moins adhérente, moins grosse, plus incolore; elle redevient mobile; elle prend une certaine sensibilité; elle se fond, se dissout, s'amoindrit, et enfin elle disparaît entièrement.

La plaie perd sa fétidité, les douleurs sont diminuées, puis supprimées entièrement 1. La couleur passe graduellement du

(1) Nous avons vu ces deux bienfaits se maintenir dans beaucoup do cancers traités trop tardivement, si bien que les malades se soul éteints de faiblesse, sans souffrance aucune.

Cancer.

noir au rouge, plus tard au rose. Des fragments de chair cancérée se détachent et tombent à chaque pansement, tandis que les bords s'abaissent, se régularisent et s'attendrissent. La suppuration tend à se transformer lentement en un pus épais, jaunâtre ou rose. Des chairs nouvelles se forment çà et là dans le fond de la plaie, qui revêt peu à peu les caractères d'une plaie ordinaire, tendant à se cicatriser.

Tant qu'on verra s'accomplir ce long procédé de déblayage et de reconstruction, on peut avoir la certitude que la médication opère et on se gardera bien de rien changer au traitement et surtout de l'interrompre un seul jour.

Il est des cas (le cancer du sein, celui de la lèvre et celui de la matrice) où la tmneur tombe parfois d'un seul bloc, au lieu de s'en aller par fragments.

Il est d'autres cas où le cancer semble presque guéri et où tout à coup il reprend une nouvelle vigueur. Le traitement doit alors chercher de nouvelles forces dans un abaissement de la dose ou dans l'emploi d'avitres anticancéreux.

Il est enfin des cas où la plaie se nettoie et où tout semble promettre le succès ; lorsque survient un état de faiblesse si invincible que le malade meiu-t avec une plaie qui allait se cicatriser. Ceci arrive toutes les fois que la masse du sang a été trop envahie et finit par se trouver épuisée avant le terme de la guérison *.

Traitement de guérison.

Lorsque toute la tumeur cancéreuse s'est détachée, soit en bloc, soit en détail, et qu'il ne reste plus qu'une plaie lisse ordinaire, on remplace les compresses de C, etc., par des

(1) Noire expérience a portô presque toujours sur des cas de ce genre , par la raison qu'on ne s'adresse aux remèdes Mattei que fort tard et alors qu'on a vaiuemont épuisé toutes les ressources de l'art médical. Mais nous avons vu, chez des gens de la campagne, des guérisons souvent merveilleuses, parce qu'ils ignoraient la gravité du mal, craignaient la dépense ou redoutaieot les opérations douloureuses. Là les victoires ont été éclatantes.

Cancer.

compresses de S., tout en continuant à donner C. à l'intérieur. La cicatrisation une fois obtenue, on continuera le traitement intérieur avec C. pendant plus ou. moins longtemps, après quoi on terminera par une cure non moins prolongée de S., d'abord en boisson et finalement en grains à sec s\ir la langue, 2 à 4 fois par jour.

On ne doit pas oublier, en effet, de cpelle profonde viciation constitutionnelle le cancer est l'indice. Il faut comprendre que cette viciation commence longtemps avant qu'on en puisse apercevoir le moindre indice. Elle est même héréditaire parfois et on l'apporte en naissant, pour n'en subir l'atteinte funeste qu'après 40 à 50 ans ! Il n'y a donc riou d'étonnant à ce qu'il faille continuer à purifier l'organisme longtemps après sa guérison apparente. Les cancers graves ne saïu-aient même être combattus trop longtemps, et si le malade est d'un âge un peu avancé, nous estimons, avec M. Mattei, que le traitement ne doit prendre fin qu'avec la vie, au moins par des grains de S. et C. à sec.

Caractère trompeur et insidieux du, cancer commençant.

Ce qu'il importe de bien connaître, c'est le début toujours trompeur du cancer.

Une femme s'aperçoit qu'elle a au sein une petite glande mobile et indolore et n'y fait pas attention. Quelques années plus tard, elle s'aperçoit que la glande a légèrement augmenté et durci ; mais comme elle ne sent aucune douleur, elle ne s'y arrête guère. Mais voici que tout à coup, peut-être après 4, 6, 10 ans, la glande devient comme une noix, puis comme un œuf, mais reste toujours insensible. Inquiète, elle hésite, elle renvoie; enfin elle consulte un docteur. Celui-ci, espérant être encore à temps pour la dissoudre, ordonne des onctions, de l'iode, etc. Mais la glande grandit toujours. Il comprend alors que c'est le cancer et se garde bien de le dire ; car que peut-il contre le cancer ? Il peut le couper, mais pour cela il convient d'attendre qu'il soit plus développé, déclaré, évident. Les douleurs lancinantes commencent. On s'effraie.

Cancer.

on demande le seul remède possible : l'ablation. L'ablation se fait ; la plaie, après bien des souffrances et des péripéties, dans les cas les plus fortunés, se referme. On se croit guéri. Un temps se passe ; des années peut-être s'écoulent dans cette douce illusion, loi'sque le mal se reforme et éclate de nouveau

plus terrible que jamais. Et alors ? Alors, qu'il y ait plaie

ou simple glande, que l'on subisse ou non une seconde opération, il est trop tard pour guérir, même avec le Canceroso de Mattei. Pourquoi? Parce que, depuis le commencement, la disposition cancéreuse n'a fait que se développer et s'étendre à toute la masse du sang. Les opérations n'ont fait que supprimer un premier produit de cette viciation, qui, elle, n'a fait que grandir. La plante, ainsi émondée à propos, n'a fait que se fortifier : et quand on croit pouvoir encore l'arrêter et la détruire par l'anticancéreux, elle défie maintenant ce remède, qui en aurait eu raison à ses premiers débuts.

Nous écrivons ces lignes dans l'ardent désir de mettre en garde qui de droit. Qu'on se méfie de toute glande, tumeinr ou grosseiu", surtout si elle est indolore. Qu'on l'attaque aussitôt par C. Et nous en dirons autant de toute plaie suspecte, fûtelle douloui'euse , mais dont les bords se dm*cissent ou dont l'intérieur se revêt de taches sombres, grises ou noirâtres.

On a vu plus haut les places du corps où le cancer élit plus ordinairement domicile. Toute plaie ou simple tiuneur apparaissant par conséquent à l'une de ces places doit être doublement suspecte et d'autant plus promptement soumise à un traitement sérieux.

Gomme exemple, une ordonnance de M. M. *

Il s'agissait d'une dame encore jeune , très-délicate et déjà affaiblie par les souffrances et les pertes causées par un cancer de l'utérus. Le mal résistait depuis longtemps à tous les traitements, même à celui du C.

(1) Datant de l'automne passé.

Cancer.

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