‹ Spécifiques électro-homéopathiques [electronic resource]Chapitre 55 sur 62 · I. — Prostatite syphilitique (Maladie de la prostate · texte numérisé non relu

I. — Prostatite syphilitique (Maladie de la prostate

toutes branches de la syphilis non encore bien connues et sur

lesquelles l'attention commence à se porter. Nous ferons ici deux remarques importantes : 1° Toutes les maladies comprises dans cette dernière série,

sauf celles des os, ont leur commencement réel déji\ dans la

période secondaire , quelques-unes même dans la période pn-

Sypîîîîîs-

maire. La maladie de l'utérus entre autres débute au premier contact infectant, même avec un sujet dès longtemps guéri de la syphilis primaire. Qu'on examine la femme de tout sujet ayant eu dans sa jeunesse le chancre mou ou seulement la blennorrhagie, et on constatera que toujom's des symptômes maladifs sont apparus peu après le mariage : douleurs, gonflement, leucorrhée et tous les autres symptôraes que cette dernière engendre : maux de reins, maux de tête, douleurs dans les jambes, constijM^ion , etc.

2" La syphilis primaire , surtout sous sa forme dite bénigne, est précisément celle dont l'empoisonnement est le plus terrible et dont les effets se font le plus fortement sentir de proche en proche, d'abord à la peau, par les éruptions diverses de la période secondaire, ensuite sm? tous les principaux viscères intérieiu-s , ensuite sur les os et enfin dans les 4 générations qui suivent. Aucune" médication aIlopathicp.ie n'a pu jusqu'ici rompre la chaîne fatale de cette marche. Elle n'a pu que la retarder et la rejeter du présent dans un avenir plus ou moins prochain. Les remèdes Mattei sont les seuls agents connus qui détruisent dans le sang cet épouvantable virus.

TRAITEMENT

Ici, toutefois, le Ven. ne suffit plus.

M. M. dit que pour le mal présent (l^-e et 2^ phases de la syphilis) le Ven. suffît. Mais il ajoute que dès que le mal devient chronique ou latent dans le sang, le S., qui est aussi antisyphilitique, et le 0.5°, qui l'est également, doivent être employés suivant les cas (V. le traitement général au commencement).

Ajoutons que le C, l'A., le F. peuvent être rendus nécessaires comme adjuvatifs, même le Ver., puisque la pullulation des vers de toute espèce est une des innombrables conséquences de l'action syphilitique, notamment chez les enfants (v. plus loin), et que cette pullulation peut entraver presque toutes les guérisons.

On fera donc bien, dans tous les cas où le caractère syphilitique d'une maladie n'est pas rendu évident oar des symp-

Sypliilis. '

tomes caractéristiques, d'appliquer le traitement ordinaire et de ne recourir aux grands désinfectants Ven., S. et 0.5"! que lorsque la ténacité du mal a éveillé le soupçon de son origine . vénérienne. On sait en effet que la ténacité est le caractère constant de toutes les affections survenant aux sujets porteurs de ce virus.

Cette règle s'applique à /plus forte raison aux deux formes de la syjjhilis qu'il nous reste à mentionner.

Cependant voici quelques guérisons de syphilis tertiaire mentionnées dans M. (ouvrages anciens) :

Guérisons : '

Un cas de syphilis tertiaire (non spécifié). H. de 32, guéri en 25 jours par Yen.

Un autre cas de syphilis tertiaire, avec ancien ulcère au gland, guéri en 20 jours par Ven.

Un troisième cas. H. de 27, guéri en 45 jours par Yen.

Pour les autres maladies provenant de la phase tertiaire, il faut consulter les articles spéciaux, par la ïaison que le traitement s'en fait principalement par les autres remèdes.

Les malades de syphilis tertiaire sont atteints dans cette dernière phase, plus encore que dans les deux précédentes, des symptômes cachectiques suivants, qui servent à faire reconnaître l'origine de leurs souffrances.

SYMPTOMES CACHECTIQUES

L'^amaigrissement,

Porte de l'appétit et des forces,

Troubles de la digestion,

L'insomnie,

Les douleurs obstinées,

La suppuration persistante des caries,

Les lésions gommeuses,

(1) Ce dernier surtout en bains.

Syphilis.

L'atrophie générale des grands viscères, du foie, des reins , de la vessie, etc..

Peau sèche, rugueuse, ridée, parcheminée, pulvérulente, écailleuse,

Bulles et pustules de sinistre nature, noirâtres, ardoisées, avec

exsudations teintes de sang, Eruptions livides, pourprées, avec hémorrhagies viscérales et

quelquefois albuminurie, Sueurs profuses, Fièvre,

Diarrhée aqueuse.

Torpeur croissante du corps et de l'esprit.

En somme, c'est la consomption, dans laquelle le corps se dessèche et dépérit tout entier, et dont on ne se relève jamais.

On découvre aujourd'hui, par les autopsies, que ce genre de mort est beaucoup plus fréquent qu'on ne l'avait cru.

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