‹ Spécifiques électro-homéopathiques [electronic resource]Chapitre 6 sur 62 · A DEUX SEULEMENT · texte numérisé non relu

A DEUX SEULEMENT

» De là une diagnose bien facile.

» ,Si le pouls, les carotides, le cœur et d'autres symp- » tomes n'accusent pas une circulation défectueuse du » sang, c'est la lymphe qui est seule cause de la ma- » ladie.

» A Rome, à l'hôpital de Sainte-Thérèse, où en deux » mois ont été inscrits et guéris des milliers de ma- » lades, comment aurais-je pu, à moi seul, en faire la » diagnose, avec quelques aides subalternes? Et ce- » pendant je ne me suis trompé que bien rarement , 5) ainsi que peuvent l'attester des hommes de toute con- » dition, à commencer par des ambassadeurs et jusqu'à » de simples ouvriers. Là, en présence du public, ont )) été accomplies entre autres des guérisons instan- » tanées qui tenaient du prodige, comme celle, par » exemple, d'un nommé Zeppi, qui, venu aveugle par » suite d'amaurose , s'en retourna chez lui lisant un » livre.

» Le docteur Lutzé, l'une des sommités médicales de )) l'Allemagne, publia le fait à Leipsick.

» Et comme on ignorait alors les détails que je )) viens de donner, ce fut un étonnement, une stupeur, » un mystère inexplicable ; tandis qu'il ne s'agissait » que de la chose du monde la plus simple. Il no » s'agissait que de quelques herbes, dont les unes » avaient la propriété de guérir la lymphe et les autres, » \q sang ; — herbes qu'il avait plu à Dieu de me faire » rencontrer, alors que j'étais déjà parvenu à la vieil- » lesse et quoique je n'eusse pas fait de la médecine ma » vocation. ^

» Si donc deux remèdes, deux seuls, détruisent les « principes de toutes nos maladies, et si toutes nos ma- )) ladies, n'ont que deux causes, savoir : la lymphe et » le sang, quel est l'homme, tant borné soit-il , qui ne » pourra pas se guérir lui-même ?. . . .

» Qui ne pourra distinguer une éruption à la peau » d'une palpitation désordonnée du cœur? Qui con- » fondra une varice avec une dartre ? Et en supposant » même qu'on ne sache pas discerner ce que tout le » monde discerne et qu'on se trompe de remède, il n'en

» peut résulter aucun inconvénient , sinon gue la ffué- " rison contenue dans le remède véritable ne se mon- » trera pas. On en sera averti par cela même et on en » sera quitte pour prendre l'autre spécifique. Car on » ne saurait trop le répéter, toutes nos maladies n'ont » leur siège que dans la lymphe ou dans le sang dans » les vaisseaux Mancs ou dans les vaisseaux rJuges » Toute la médecine est là.

» Je dis qu'elle est là tout entière, parce qu'aucun n homme dans son bon sens ne se laissera venir un » cancer, quand il peut si facilement en détruire le » principe en guérissant la glande. Personne ne se » laissera clouer dans son lit par la goutte, la sciatique >^ ou la céphalalgie, quand avec l'un des deux remèdes » il peut si facilement les vaincre dès leurs premiers » symptômes.

» Et qui se laissera trousser par le choléra, quand un » grain d'antiscrofuleux suffit pour en balayer le prin- » cipe comme par enchantement ?

» Principiis obsta, serô medicim parcUur. Ceci, tout le » monde le sait et le comprend.

» C'est avec une théorie aussi simple , avec des mo- « yens curatifs aussi élémentaires que tout homme » peut se guérir; et cette médecine est certainement la » médecine de l'avenir.

» La même lumière qui a fait trouver VAntiscrofoloso » et VAntiangioUico, a mis sur la trace d'autres remèdes » pour vaincre les maladies déjà développées, pourvu , » bien entendu, qu'elles n'aient pas encore tué le ma- » lade, auquel cas ce ne serait plus un remède qu'il » faudrait, mais bien un miracle. )> Comme on le voit donc, l'homme, à sa preinière ori- - gine et dès le sein de sa mère , n'est composé que de doux liquides : un liquide blanc, circulant dans des

or.

vaisseaux blancs, — la lymphe, — et un liquide rouge, circulant dans des vaisseaux rouges, — le sang.

Les os, les chairs, les viscères, les nerfs , les veines, tous les organes sans exception sont formés imr ces deux liquides primitifs et ne sont en définitive que lymphe ou sang.

Toutes les maladies sans exception , et quelle que soit leur forme , ont leur siège dans l'un de ces deux liquides et proviennent ou de la viciation de l'un ou de celle de l'autre, ou de la viciation des deux à la fois.

Or, ces viciations peuvent se défaire par un procédé analogue et à rebours de celui qui les a produites, pourvu qu'on possède un agent capable de les forcer à rebrousser chemin, ou, plus exactement, capable de les neutraliser et les détruire. La maladie alors se guérit et disparaît faute d" aliment ou de cause première.

Telle a été depuis 18 ans l'affirmation du savant italien inventeur des spécifiques qui portent son nom , et depuis 1 8 ans des faits infiniment nombreux et surprenants lui donnent raison.

Nous pourrions joindre ici notre témoignage à celui de tant d'autres ; mais le témoignage est peu nécessaire. Les moindres essais, faits dans les conditions indiquées plus loin, sufîiront pour convaincre toute personne non prévenue. i

Au premier abord, la prétention est si étrange et si énorme, malgré sa simplicité, qu'il est amplement permis de douter tant qu'on n'a pas vu , et bien vu.

Tout se réduit donc à dire : Essayez et voijez.

Qu'on n'aille pas toutefois, comme l'ont fait plusieurs, choisir pour des essais des maladies parvenues à leurdernier stage, à ce stage où l'organisme est détruit dans une de ses parties essentielles, et où il faudrait, non pas une guérison, mais un miracle. Il n'est point question ici de miracles, mais seulement de guérisons naturelles

par des agents naturels, — guôrisons souvent tenues jusqu'ici comme impossibles par les agents jusgu'ici employés ^

Et quand on verra rétrograder une cataracte, une amaurose ou un cancer, maladies qui ne rétrogradent jamais; quand on verra ce dernier se dégager des parties cancéreuses, expulser les parties cariées des os, puis s'aplanir et se cicatriser, pour ne plus renaître, ne sera-t-on pas forcé de prononcer avec gratitude le nom de l'homme qui a su découvrir de pareils remèdes, et de bénir Dieu, qui d'à mis sur la voie d'une si précieuse découverte ?

(1) Toute maladie grave qui n'aura pas été arrêtée à temps et qui aura exercé ses derniers ravages sur un sujet affaibli par des hémorrhagies, par l'âge ou par telle autre cause, ne saurait témoigner contre la thèse de M. Mattei. Dans un cas pareil, s'il demeure certain que l'on peut soulager le malade, il ne l'est plus qu'on puisse le guérir.

Page 1