Loa de La Nuera humilde
« Salimos aqui nosotros à recitar nueve 6 diez, por un interes muy poco dos horas y media 6 tres. »
LFAGYES
teurs trois longs actes d’une comedia, c’est-à-dire environ trois mille vers; on les égayait, en outre, par un intermède (entremes) et par des danses ? il est manifeste, après cela, que la mode des longs entr'actes ne sévissait pas encore |
En Espagne, les représentations dramatiques avaient lieu d’après un usage constant au milieu de laprèsmidi; elles commençaient vers deux ou trois heures, selon-la saison, de manière à être terminées avant la tombée de la nuit. Il en fut ainsi à Valencia Le maun, d’aussi bonne heure que possible, un domestique, porteur d’un pot à colle et armé d’un pinceau plat, fixait à la porte du théâtre une affiche qui annonçait le spectacle de la journée. Le libellé en était aussi simple que : possible : «Ici Heredia représente aujourd’hui la grande comédie de Saladin à trois heures”. » L'acteur seul était nommé, l’auteur était omis impitoyablement.
L’habitude, généralement adoptée, de jouer laprèsmidi, souffrit à Valencia quelques exceptions. Il arriva au moins une fois, le 12 septembre 1623, que le spectacle fut avancé au matin?. On redoutait probablement pour l'après-midi la concurrence d’une course de taureaux; On en avait donné une la veille, 11 septembre, et fréquemment on en donnait deux ou trois jours à la
1. Ce spécimen d’une affiche, telle qu’on en plaçait à la Olivera, nous a été conservé dans La gran comedia de la Baltasara, sur laquelle on trouvera des détails au chapitre vr :
« Aqui representa Heredia oy Martes la gran Comedia del Saladino, à las tres. » (F. 1 verso.)
2. Livre de Tréscrerie. « A 11 de dit [Sette 1623] no y ague Ca per ser dia de bous. — A 12 de dit representaren de mati y Re de la Ca 10.15.60.
CRÉÉ 1: es
suite; plutôt que de faire relâche, les acteurs se décidèrent le second jour à se produire à la première heure; leur audace fut récompensée par une recette honorable. . Ce qu'il y a de plus extraordinaire, c’est que pendant un certain temps les comédiens de la Olivera, devançant usage moderne, donnèrent leur spectacle dans la soirée. IL faut en croire là-dessus le témoignage d’un Valencien, D. Diego de Vich, très au courant de ce qui concernait Part dramatique dans sa petite patrie : « J’ai connu, écrivait-il en 1650, quelques personnes qui entendirent ces comédies au temps où on les jouait de nuit dans l'édifice de la Olivera”. » IT ressort de là qu’on joua aux chandelles sur la scène de la Olivera à une époque qu'il est difficile de préciser, mais qui est certainement antérieure à 1630, et il en ressort aussi qu’en 1649 cette pratique nocturne était abandonnée. Ce fût une tentative sans lendemain : l'insuffisance de l'éclairage ou toute autre cause en provoqua l’échec. A Séville, le régime des représentations nocturnes semble avoir existé vers le milieu du seizième siècle. Cependant, malgré Paffluence du public, si grande qu’on fermait les portes au nez des retardataires avant l’heure fixée, 1l n’y eut point là autre chose qu'un essai de courte durée”.
La pluie, tant que le théâtre ne fut pas couvert, suffisait à provoquer le chômage. On s’accommodait tant
1. D, Diego de Vich. Breve discurso... : « Tengo por cierto que la comedia de que se trata, no es la que condenan los santos antiguos, y de su autoridad algunos autores modernos; porque ésta aun no tiene cien años; y yo he alcançado algunos que las oyeron quando las representauan de noche en la casa de la Olivera. » Zn Cotarelo, Bibliografta de las controversias sobre la licitud del teatro en España, Madrid, 1904, p. 589.