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BEST 1-00 ses dramaturges que Valencia a pu exercer quelque acüon sur le développement du théâtre en Espagne. La vie facile que les nomades y menaient à leur passage, les égards qu’on y avait pour eux, suscitèrent chez les jeunes Valenciens de nombreuses vocations. Dans les premières années du dix-septième siècle, les rives du Turia fournirent un fort contingent de recrues aux troupes comiques. Ce n’est pas pour rien que quatre acteurs de ce temps-là ont porté le nom de Valenciano ; et d’autres, sans afficher ainsi leur origine, ne loubliaient pas pour cela, tels Vicente Ferrer, Alonso de Aguilar, Francisco Vicente. Il était bien porté pour un acteur, aux environs de 1635, d’avoir un nom d’une s0onorité valencienne, de même qu’une actrice ne se tenait point pour satisfaite si elle n’était pas baptisée Mariana où Ana Maria’. En jetant dans la carrière lant de comédiens issus d’elle, Valencia ne payait pas seulement son tribut, elle faisait reconnaître son ascendant. Qu'est-ce à dire? Cet apport de Valencia à l’œuvre nationale ne se produisit pas sous une forme révolutionnaire. Ni par la date où un théâtre permanent y fut établi, ni par l’organisation qu’elle lui donna, Valencia ne se distingue de ce qui était alors en Espagne le régime commun. Elle présente, au contraire, un exemplaire achevé des coutumes généralement reçues, et ainsi les observations qu’elle suggère prennent, puisqu’elles n’ont rien d’exceptionnel, un intérêt durable. I faut surtout retenir l'intensité, la plénitude que Porgani-
1. Luis Vélez de Guevara, Æl diablo cojuelo, tranco quinto. II s’agit d’une troupe de comédiens : « Los apellidos de los mas eran valencianos, y los nombres de las representantas se resolvian en
Marianas y Anas Marias. »
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sation des jeux publics y à prise. Le théâtre y a tenu probablement plus de place qu'ailleurs, mais il ne s’y est pas imposé par d’autres procédés qu'ailleurs : c’est la quantité, nullement la qualité, des manifestations dramatiques qui variait en passant de Murcie ou de Barcelone à Valencia. La cité où tant de dramaturges fleurirent ignora, en malière d'aménagement et de spectacles, l'audace des innovations. En elle, il n’y a eu rien de plus, mais rien de moins qu’un des régulateurs de la machine dramatique dans la péninsule.