L94 2,66 0,26 379 5,45 0,179 57 7:37 0,127 2/ 9,43 0,096 II
Dans la région intéressante, on peut donc séparer, avec
cette fente, deux radiations distantes à :
8,0 y de 1200107 9,0 10 10,9 5) 11,9 n 19,0 3 15,0 2
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Les lectures étaient faites, en moyenne, quatre par largeur de fente, donc à :
8,0 y tous lés”Vo;o2y 9,5 0,02 10-17 0,01 :
Sous 8 y, la dispersion devenant plus faible, je me suis contenté, en général, de faire des lectures tous les 0,05 u. La largeur de la fente d'entrée variait entre 0,02 mm. pour 2 get 0,75 mm. pour 16 4. La grande largeur à 16 y est due au peu d'énergie de la source dans cette région.
d) Récepteur d'énergie. — Derrière la deuxième fente du spectrographe, est montée la pile thermoélectrique qui sert de récepteur d'énergie. C'est une pile linéaire, de Bi-Ag, de 12,5 ohms de résistance. Elle est protégée contre le rayonnement extérieur par un étui nickelé. Une couche d'ouate, à l’intérieur de cet étui, offre une protection non négligeable.
La pile est reliée directement au galvanomètre. Tout Système interrupteur sur le circuit pile-galvanomètre, a, en effet, des défauts. J'ai employé deux galvanomètres différents. Les premiers essais ont été faits avec un galvanomètre Paschen, livré par la Cambridge Co. Cet instrument avait une excellente sensibilité, mais, étant du-type à aimants mobiles, l'instabilité du zéro et sa sensibilité aux influences électromagnétiques extérieures, m'ont forcé à l’abandonner. Je l’ai remplacé par un Zernicke Z,, de Kipp and Zonen de Delft. Ce galvanomètre, de résistance intérieure de 15 ohms et de 7 secondes de période, donnait 1 mm. de déviation du spot sur l'échelle placée à 1 m., pour un courant de 6 X 10-!°ampères. J'ai toujours opéré avec l’échelle à 5 m., en formant le spot à l’aide d’une lentille à long foyer. ;
Le Z, a une très bonne stabilité de zéro et est peu sensible aux influences électromagnétiques extérieurs. Je dois, quand
même, mentionner le fait que, à cause du voisinage de postes de haute fréquence, je ne pouvais travailler qu'aux heures de fermeture du laboratoire.
Les vibrations mécaniques ont été éliminées, grâce à une suspension spécialement étudiée, où le support tout entier
Fig. 1. — Schéma du montage infra-rouge.
de l'appareil reposait sur la terre des fondations du laboratoire,
Marche d’une expérience. — Les courbes spectrales dans l’infrarouge donnent, en fonction de la longueur d'onde ou de la fréquence, le pourcentage de transmission ou d'absorption de la substance étudiée par rapport à l'énergie de la source. Il faut donc, pour chaque longueur d'onde, déterminer d’abord l’élongation du spot du galvanomètre sous l'influence de la radiation du filament de Nernst, ensuite l’élongation une fois la cuve contenant la vapeur, placée entre la source et la fente collimatrice du spectromètre. Le rapport de cette deuxième élongalion par rapport à la première, donne la transmission brute de la cuve. F4
Pour obtenir la courbe spectrale vraie, il faut tenir compte d’abord du fait qu'en introduisant la cuve contenant la vapeur
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sur le trajet du rayonnement émis par la source, en plus des pertes par absorption qu'on cherche à déterminer, auront lieu des pertes par réflexion sur les fenêtres en sel gemme qui ferment la cuve, et pour des longueurs d'onde un peu plus grandes, une faible absorption de ces fenêtres ellesmêmes. Les pertes par réflexion pourraient se calculer à l’aide de la formule de Fresnel, en connaissant l'indice de réfraction du sel gemme en fonction de la longueur d’onde. Il est préférable cependant de faire une mesure de tout le spectre, avec la cuve vidée, mesure qui peut être faite une fois pour toutes.
Une deuxième source d’erreurs provient du fait de la diffusion de la lumière dans le spectromètre, diffusion qu’on ne peut jamais em pêcher d’une façon complète. Cette diffusion produira donc pour les grandes longueurs d’onde des déviations du galvanomètre plus grandes que celles due à la lumière de ces mêmes longueurs d'onde, et introduira donc des erreurs, surtout en aplatissant les courbes de transmission, en diminuant l'intensité apparente des bandes (24). En plus, elle peut produire des petits déplacements des maxima. On peut se rendre compte de la grandeur de l’effet de diffusion en faisant une expérience à blanc, à l’aide d'écrans semi-transparents, écrans qui laissent passer la lumière de courte longueur d'onde, en arrêtant celle de longueur d’onde un peu plus élevée. Ces écrans seront, suivant la région à étudier, en verre, épais de quelques millimètres pour des mesures au delà de Au, en fluorine, pour des mesures au delà de 81e
La marche d’une expérience sera donc la suivante : 4) On détermine, une fois pour toutes, par la méthode des écrans semi-transparents, le pourcentage de radiation diffusée, pour les différentes longueurs d'onde. Soit 100 d ce pourcentage. Lecomte a montré que, si À et B sont les élongations dues à
(*) Voir aussi : Lecoure. C. R., 188, 622, 1920.
la source et transmise par la cuve, respectivement, donc
B A PAS È JW re étant la transmission brute, la transmission vraie de
la cuve sera :
B — dA Tr (21) donc :
T'— d es (22)
b) Une fois d mesuré, et la formule (22) établie, on fait une expérience de zéro, en prenant la transmission T pour
‘une cuve vide, le long de tout le spectre. Le but de cette
expérience est l'élimination des pertes par réflexion ou par absorption, dues aux fenêtres. Nous connaissons donc, de cette façon, la quantité d'énergie, donc l’élongation du spot, pour toutes les longueurs d'onde, la cuve se trouvant sur le chemin du rayonnement.
c) On remplit ensuite la cuve de vapeur à la pression désirée. Cette pression dépend surtout de l'absorption de la substance étudiée et est choisie de façon à obtenir des absorptions variant entre 15 o/o et 90 0/0. À l’aide d’un système de chauffage électrique, on amène la tension de vapeur à la valeur choisie. On mesure ensuite, pour chaque longueur d'onde du spectre l'énergie que la cuve pleine laisse passer, et l'énergie émise par la source. Dans ce but, la cuve est montée sur un support, pouvant se déplacer latéralement, afin d’amener ou d’enlever la cuve du trajet du rayonnement. Des butoirs assurent la position du tube, lorsque la radiation doit le traverser. Si l'élongation due à la seule radiation de la source, n’est pas la même que dans l'expérience b, on la ramène à cette valeur par le calcul, en réduisant dans la même proportion l’élongation obtenue avec la cuve à vapeur sur le trajet. En divisant cette dernière par l'élongation mesurée dans D avec la cuve vide, on obtient la transmission brute de la substance. On passe alors à une
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longueur d'onde un peu inférieure et on répète l'opération. Une fois tout le spectre ainsi balayé, on corrige une dernière fois les données obtenues, pour tenir compte de la diffusion (à l'aide des nombres trouvés lors de l'expérience a)) et on obtient la courbe spectrale de la substance étudiée.