‹ Spectres de vibration et structure de quelques molécules polyatomiquesChapitre 25 sur 26 · CHIC · texte numérisé non relu

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rons, d’ailleurs, que pour calculer le spectre de vibration de l'alcool éthylique, cette approximation est suffisante.

Le spectre infrarouge a été mesuré à l’état liquide par plusieurs auteurs, sont Puccianti (5%); Meyer et Bronk (5); Weniger, Smith et Boord (‘); Meyer, Bronk et Levin (5°); Sappenfield (2); Coblentz; Plyler et Burdine, Lecomte et Stansfeld. Les résultats de leurs mesures sont inscrits dans le tableau XVI.

Le spectre Raman a été étudié par Venkateswaran et Karl (°°), Ganesan et Venkateswaran (%1); Daure (#*); Dadieu et Kohlrausch, Venkateswaran et Bhagavantam (5), Cleeton et Dufford (°°); Nisi (57); Wood et Collins (5) et paraît conteair les raies suivantes : (citées d'après Kohlrausch, Der Smekal Raman Effekt, p. 809) 426 (1); 883 (5); 1046 (3); 1ogh (1)5 1278 (1)5 1456 (4) ; 2876 (4) ; 2928 (7); 2974 (5). Wood et Collins citent en plus les raies 443 (2); 1115 (1); 1162 (1); 1 481 (4); 2637 (0); 2714 (1) et 2823 (2), non mentionnées par les autres auteurs.

Nos mesures sur la vapeur (pression 28 mm.) s'étendent entre 1,7 y et 16,4 y et leurs résultats sont contenus dans le tableau XVII et la fig. 11.

La molécule d'alcool éthylique possède 13 fréquences fondamentales, trois étant dues au triangle (CH) — (CH?) — (OH), trois au groupement CH?, quatre au groupement CH et trois au groupement oxhydryle OH.

Les fréquences du triangle d'ensemble se calculent facilement, en admettant l’approximation citée au début de ce paragraphe, par l’application des relations analogues à (26). Remarquons que le fait d'adopter cette approximation pour la molécule d'alcool revient à faire le calcul pour la molécule

(5) VENKATESWARAN-KaRL. Z. Phys. Chem , 4, 466 1928. (55) VENKATESWARAN et BHAGAVANTAM. /nd. Journ. Phys. 5, 120,

(97) Nist. Jap. Journ. Phys., 6, 1, 1930.

(5) Woo et Coizins. Phys. Rev., 49, 386, 1932.

de propane. En fait, abstraction faite du groupement OH, il ya une grande analogie entre les spectres de vibration de l'alcool éthylique et du propane.

Prenons pour ce calcul, les valeurs suivantes des cons-

tantes : r — 1,50 À, donné par la méthode de diffraction électronique pour les distances C — € et € — O; cos? à — 0,3 299 (x étant 55°, la moitié de l'angle du tétraèdre) et K= 27 volts, la valeur moyenne de la constante de force intervenant dans les relations données par Mecke. On tire pour v, et v, les valeurs 867 et 1 035, très proches des valeurs

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Fig tr.

mesurées 883 et 1 046 cm.—!. La fréquence de déformation v, sera représentée par la plus basse des fréquences Raman 426 cmt.

La fréquence, marquée r, paraît selon toute probabilité, être une fréquence hors du plan de la molécule, due surtout au groupement OH. Le fait qu’elle ne paraît pas dans le spectre Raman, tout en étant assez forte dans l’infrarouge, semble confirmer cette attribution.

Grâce aux mesures de Sappenfield et de Smith et Boord, dans le tout proche infrarouge, on peut suivre plusieurs

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séries d’harmoniques et de bandes d’intercombinaison dans ce domaine. IL faut remarquer, pour ces mêmes bandes, les mesures faites par Stansfeld sur les vapeurs, où quelques déplacements de maxima ont pu être mis en évidence. (Bande 1,596 y du liquide qui se déplace à 1,449 x pour la vapeur à 86°).

Les mesures semblent toutefois assez peu sûres, pour qu’on ne puisse tirer aucune conclusion sur les chaleurs de dissociation des liaisons C — H.

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