‹ Spectres de vibration et structure de quelques molécules polyatomiquesChapitre 26 sur 26 · RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

A l’aide d’un spectrographe Hilger D 42, à prisme de sel gemme, j'ai mesuré les spectres d’absorption, entre 1,5 & et 16,5 u, d’une série de substances, appartenant aux familles suivantes : aldéhydes et cétones, formiates, acétates et propionates aliphatiques, alcool éthylique et éther éthylique.

Ces corps ont été étudiés à l’état de vapeur, à basse pression. En effet, un très grand nombre de substances sont associées à l’état liquide, et les forces moléculaires introduites du fait de cette association, de même que les changements de la configuration moléculaire, ainsi modifiée, apportent des variations dans les spectres de vibration de ces composés, Comme la constitution des liquides n’est pas bien connue, il est préférable, pour l'interprétation des résultats, de s’adresser aux vapeurs.

La discussion faite à propos de chaque substance a montré

que les résultats ainsi obtenus, complétés à l’aide des don-

nées fournies par l'effet Raman et les mesures faites dans le très proche infrarouge (par voie photographique ou autre, donne une idée assez précise des spectres de vibration de ces composés.

Lorsque la molécule possède une structure simple, ayant certaines symétries, le calcul permet de retrouver, à priort, les fréquences fondamentales de vibration, comme le montre, par exemple, l'étude faite sur l’aldéhyde formique, l’acétone, l’éther méthylique ou l'alcool éthylique. Pour ce calcul, il faut faire appel, pour les distances interatomiques, aux données de la diffraction électronique. Inversement, la connaissance de ces fréquences fondamentales permet de déduire

99 RADU TITEICA

les dimensions linéaires et angulaires de la molécule, donc

les moments d'inertie de celle-ci. Pour le cas de l’aldéhyde

formique, j'ai trouvé, par exemple, les valeurs

RSR D SCT A RO OR PT 0

en excellent accord avec les résultats obtenus par l'étude de la structure fine des bandes infrarouges+([, — 2,7 10; 1, — 18 107; 1, — 21 10%) ou ultraviolettes (1, — 2,951 10710: [= 01,68 1040; 1 — 128,58 107)

IT faut remarquer que, dans bien des cas, ces moments ne pourraient être obtenus par la méthode habituelle des structures de rotation des bandes d'absorption, à cause, justement, de leurs valeurs élevées, donnant des structures très serrées, difficilement résolubles par les moyens actuellement connus. J'ai trouvé, par exemple, pour l’acétone, les valeurs

1 = 10,8 1065410 —"6;7 ra ir 0 ro et pour l’éther méthylique | 1, = 76,6 10740; L = 87,6 10-40; L —11,0 10 #0

Les molécules ne possédant pas de caractères de symétrie, se prêtent difficilement à des calculs à priori. On peut, toutefois, à l’aide d’analogies avec des corps déjà étudiés, pour lesquels ces calculs ont pu être faits, évaluer leurs fréquences fondamentales. Une fois ces dernières obtenues, le spectre entier de la substance peut être expliqué, à l’aide d’harmoniques ou bandes d'intercombinaison, qui se laissent aisément calculer. On peut, ainsi, mettre en évidence des suites assez importantes d'harmoniques, qui, pour la plupart, se trouvent dans le très proche infrarouge. Pour certaines substances, pour lesquelles les mesures sont particulièrement précises; l’anharmonicité constatée dans ces suites permet de déduire le travail de dissociation de la liaison principalement intéressée dans la vibration.

Page 1