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VII. — ÉTINCELLES. OBSERVATIONS GÉNÉRALES

Une bobine donnant des étincelles de 2 à 5 centimètres est très-convenable pour reproduire les condi tions dans lesquelles mes dessins ont été faits (p. 3).

Tl faut d'assez grandes différences dans la puissance des étincelles pour altérer sensiblement le caractère des spectres (sauf l'éclat général), tandis que le moindre condensateur du courant induit modifie notablement, et souvent complètement, la composition de la lumière émise. On pourrait penser qu'il suffit, pour éviter les effets de condensation, de ne pas ajouter de bouteille de Leyde; cejiendant, lorsque le marteau interrupteur d'une bobine suivit dans son mouvement un léger accroc, le bruit qu'il émet est soumis à un changement de ton instantané, auquel correspond la courte et subite apparition des raies de l'étincelle condensée. Cet effet s'observe avec la bobine Rulimkorff (3o centimètres de longueur), qui a servi pour le présent travail (*).

Certaines bobines (Gaiffe, petit modèle de 20 francs) donnent des spectres se rapprochant de ceux qu'on obtient, soit par l'acldition d'un condensateur aux grosses bobines (Ruhmkorff, 3o centimètres), soit par le renversement de leurs pôles (uoi> ci-après). Cela paraît dépendre du peu de résistance du fil induit des petites bobines. Je dois à l'obligeance de M. Gaiffe d' avoir pu comparer deux de ses bobines de

(') Cette bobine, animée par «ne l'orte pile, donnerait des étincelles un ]ioii trop puissantes; deux ou trois {jrands couples à bichromate récemment charges ou cinq couples un peu aiïaiblis sufTisent. Ma pile, construite par M. Gaifle (de Paris), se compose de cinq couples à bichromate (zincs 17"= X io<=), montés sur une barre qui en s'abaissant ferme le circuit; l'usane en est excellent.

a ÉTINCELLES.

moyenne grandeur (19 centimètres de longueur) (*), spécialement construites pour mon expérience, l'une avec un gros fil induit, l'autre avec un fil quatre fois plus long et de section sept fois plus faible. Les effets spectraux de la bobine à long fil se rapprochent beaucoup de ceux de mon appareil Rulimkorff, tandis que la bobine à gros fil donne des résultats analogues à ceux de la petite bobine. Pour se placer dans les. conditions de mon travail, il faudra donc employer une bobine à fil long et fin.

Je me suis assuré que les mêmes phénomènes se produisaient quand on remplaçait l'interrupteur à ressort de la petite bobine Gaiffe par un marteau retombant de son propre poids. Les caractères spectraux de l'étincelle n'ont pas été non plus sensiblement altérés par la substitution d'un interrupteur à ressort au marteau de la bobine Ruhmkorff.

Je ne parlerai des effets du condensateur que dans les cas où il faut se tenir en garde contre les erreurs résultant de leur production accidentelle.

Plus l'interrupteur va vite, moins brillantes sont les raies. Les spectres électriques, outre les raies de la substance étudiée, en contiennent qui sont propres à l'étincelle et parfois aux électrodes (p. 9), mais dont on se débarrasse en partie d'après les remarques suivantes : 1° les raies métalliques, qui se forment principalement près du pôle négatif, ne se bornent guère à l'étroite zone spectrale de la gaine bleue, en dehors de laquelle on les aperçoit presque toujours; 2° le spectre du pôle positif, généralement faible, gêne peu; 3° l'étincelle se transmet de préférence par les molécules les plus conductrices; Vair s'illumine donc fort peu en présence d'une petite ciuantité de métal ou de sel métallique [Pl. V, 2*^ spectre) ; 4*^ on évite le trait de feu en n'écartant pas trop les électrodes; S** le platine des rhéophores ne donne presque jamais de raies ( p. 9) ; 6° le spectre propre à l'étincelle très-courte à la surface du H Cl

(') Modèle suflisant pour les recherches ordin.iircs de la Chi

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