EMPLOI DU GAZ
De faibles traces de substances volatiles (Cs, Rb, K, INa, Li, ïl, Tn, etc.) se reconnaissent dans des matières relativement fixes (J3aCP, SrCP, CaCl% etc.), en chauffant graduellement. Les raies des corps les pkis volatils se montrent les premières.
Pour charger la flannnc de beaucoup de vapeurs, je forme sur le fil de platine plusieurs boucles voisines. La ligne horizontale des boucles cliargées de matière doit être parallèle à l'axe du collimateur. On pourrait employer deux becs placés l'un devant l'autre, ou un bec à flamme plate ; mais le brûleur ordinaire et le fil à plusieurs boucles suffisent très-bien .
Lorsque la substance est peu abondante ou se décompose facilement, comme plusieurs chlorures [Pl. XXIV, i^ spectre), la flamme n'est colorée que sur une faible hauteur; on doit viser alors très-peu au-dessus du fil. Il est avantageux de dessécher certains chlorures sur le fil de platine avant de les porter dans la flamme [Pl. XVIII, i^ spectre, et Pl. XXVI, 2® spectre).
On est forcé de changer fréquemment les fils ou de leur enlever la partie qui a servi; car certains corps pénètrent tellement dans le platine, qu'il est difficile de nettoyer ce métal au moyen des acides et même par le bisulfate de potasse en fusion. Divers sels, se réduisant dans la flamme, rendent le ])latine aussi fragile qu'impur.
On éprouve la propreté d'un fil en le mouillant de H Cl et le chauffant; des traces de Ca, Cu, etc., se découvrent souvent ainsi. Avant d'abandonner un essai, on doit mouiller la matière avec H Cl, et examiner de nouveau le spectre.
Les becs de cuivre ne produisent pas ordinairement les raies de ce métal; mais, dans les recherches délicates, je me sers de becs de verre {Pl. XXIV, 2^ spectre).
Les chlorures sont beaucoup plus stables dans une flamme chargée de H Cl, que j'obtiens en faisant traverser au gaz un ballon contenant de l'acide chlorhydrique chaud (').
(') Au besoin, on dessèche le gaz par l'acide sulfuriquc.