‹ Spectres lumineuxChapitre 6 sur 113 · III. - DESCRIPTION DES PLANCHES · texte numérisé non relu

III. - DESCRIPTION DES PLANCHES

Dans le but de faciliter la comparaison entre mes dessins et les spectres à observer, j'ai reproduit la réalité aussi fidèlement que possible, en conservant, par suite, l'image résultant de la dispersion prismatique et l'échelle arbitraire de mon instrument. Les écarts qui existent, dans la distribution des raies, entre les spectroscopes de même espèce sont heureusement assez faibles pour que les déformations qui en résultent soient peu sensibles à l'œil; les dessins conservent ainsi l'aspect du phénomène, ce qui me paraît être un avantage dans les recherches rapides (' ).

Par suite de difficultés inhérentes au travail de la gravure, les raies les plus faibles sont en général légèrement trop mar-

(') Pour donner une idée des différences de dispersion qui peuvent exister entre les prismes destinés à un même type de spectroscope, voici les positions de quelques raies mesurées par M. Duboscq sur trois de ses appareils :

SPECTÏlOSCOrES.

Raies observéos.

K rouge

Li rouge • • ■

INa jaune

TI verte

Sr bleue

Rb violette (milieu des

deux raies)

Le m Ion.

Si, 5

n ne faut pas confondre ces variations de la dispersion, qui dilatent ou resserrent les images da,>s leur ensemble, avec les défon,.ano,n des spectres, assez faibles pour être inappréciables ii la vue.

DESCRIPTION DES PLANCHER S qiiées dans les planches, tandis que les raies les plus vigoureuses y sont quelquefois relativement un peu pâles.

Des deux réductions en X qui se trouvent en haut de chaque jilanche, la supérieure correspond au premier des deux spectres principaux.

Le rouge est placé à gauche, comme cela se présente dans les spectroscopes ordinaires.

Les raies se projettent souvent sur un fond consistant en une assez faible illumination répandue sur presque tout le spectre : je me suis abstenu de reproduire de tels fonds. Dans les dessins des spectres des sources calorifiques, j'ai cru prudent de reproduire les fonds, car ils se répètent plus ou moins à chaque observation, et il est utile de pouvoir en tenir compte.

Certaines substances (comme les sels de R) donnent des fonds d'un aspect assez caractéristique pour se distinguer facilement d'une simple illumination générale. Les fonds de cette nature ont été reproduits.

A l'exception des spectres d'absorption, les dessins sont négatifs, c'est-à-dire que la lumière y est représentée par les noirs. Dans les spectres d'absorption, on a jugé inutile de figurer en noir les extrémités rouge et violette où la lumière s'éteint en dehors de toute absorption élective. T-es intensités relatives des bandes et du fond blanc du dessin correspondent à peu près à celles observées dans l'instrument ; mais il est évident que les bandes faibles voisines des extrémités du spectre sont, en réalité, d'un noir presque absolu, puisqu'elles se projettent sur un fond déjà très-sombre.

La position de chacune des raies reproduites sur les dessins a été mesurée individuellement (') ; aussi lorsque, par une observation attentive, on a reconnu clans une bande ombrée

(') Par siiile, une raie commune à plusieurs spectres y sera quelquefois affectée de décimales légèrement différentes.

6 UESCllIPTiON DES PLANCHES.

l'existence de raies trop faibles pour être mesurées, on les a

laissées, sur les dessins, confondues dans l'éclairage de la

L'ordre d'intensité des principales raies de chaque spectre est indiqué par la suite des lettres grecques, dont la première s'applique à la plus forte raie. Si plusieurs raies paraissent être d'intensités égales, je les distingue par des indices placés en bas de la lettre et croissant du rouge au violet.

Il est difficile d'évaluer exactement les intensités relatives de raies de couleurs très-différentes; l'illumination variable du fond et le voisinage d'une raie très-brillante ont également leur influence. La comparaison des intensités est de même peu aisée à établir entre deux raies, l'une étroite, l'autre nébuleuse, ou entre une raie simple et une large bande.

Deux raies voisines forment souvent un ensemble plus apparent qu'une autre raie isolément supérieure à chacun des éléments du groupe. Dans tous ces cas, la première lettre est attribuée à la raie ou au groupe dont l'aspect est le plus saisissant.

Les intensités relatives des raies peuvent notablement varier avec les conditions expérimentales (§ V). Un changement de température intervertit souvent l'ordre des intensités (§ V). La même raie sera donc affectée de lettres différentes, suivant le mode opératoire. La classification consacrée par l'usage est, par suite, subordonnée aux conditions physiques particulières dans lesquelles on s'est placé.

Dans la description des spectres, j'ai préféré indiquer par des mots du langage ordinaire les intensités relatives approchées, trouvées pour les raies, plutôt que de classer celles-ci au moyen d'un certain nombre de numéros dont l'emploi présente l'inconvénient de déterminer d'une façon trop absolue des valeurs sujettes à de légères variations, conséquences de la difficulté qu'on éprouve à reproduire dos conditions expérimentales rigoureusement identiques. J'adopterai donc les qualifications suivantes, écrivant en carac-

DESCRIPTION DES PLANCHES. ' tères italiques celles dont je désirerai renforcer la signification (M :

Pour abréger.

A ccoT l'ii nlp

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