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INSTRUMENTS

à un seul prisme, à vision horizontale, tel que le construit M. J. Dubosq (de Paris). Cet instrument, parfaitement suffisant pour toutes les recherches d'un laboratoire de chimie ( ' ), se compose : i° d'une fente montée sur un collimateur; 2° d'un prisme de flint lourd de 60 degrés ; 3^ d'une lunette astronomique mobile autour du centre de l'appareil : l'oculaire, qui grossit environ huit fois, renferme un fil de cocon (^) ; 4° d'une échelle divisée photographique dont l'image, projetée sur la face antérieure du prisme, s'y superpose au spectre. La monture de ce micromètre se meut horizontalement et possède un tirage pour la mise au point. Comme sources calorifiques, j'emploie le brûleur à gaz de Bunsen (quelquefois le chalumeau à souder le verre) et l'étincelle d'induction de force modérée. Une bobine fournissant des décharges de 2 à 5 centimètres de longueur est très-convenable.

Pour ne pas trop multiplier les dessins, j'ai évité l'usage du condensateur, qui altère profondément les spectres électriques, et j'ai choisi pour chaque substance les conditions spectrales qui m'ont paru les plus caractéristiques et les plus faciles à réaliser. Par la même raison, je me suis borné, autant que cela se pouvait, à l'examen des corps à l'état de chlorures, sels qui donnent presque toujours de beaux spectres (').

Les modes opératoires que j'ai adoptés sont : i« gaz d'éclairage et brûleur de Bunsen ; 2" étincelle d'induction (non

(') Si le prisme est bon, la raie jaune du sodium se dédouble lorsque la fente est aussi étroite que possible.

(') On emploie ordinairement des lîls d'araignée; mais je les trouve un peu trop déliés.

O Les divers sels stables d'un même métal donnent des spectres dilTérents; mais les combinaisons étant fréquemment au moins partiellement détruites par la chaleur, on peut obtenir des raies communes avec des sels variés. Généralement (sinon toujours) les raies étroites, comme celles de Zn, Cd, K, Na, etc., étant dues au métal libre, sont indépendantes des halogènes qui lui sont unis. Dans les conditions do mes expériences, les acides sulfurique et nitrique concentrés ou étendus ne donnent pas de spectres spéciaux dont on ait à tenir compte; mais les sulfates ou nitrates sont cependant loin de toujours fournir les mêmes spectres que les chlorures.

i DESCRIPTION DES PLANCHES,

condensée) éclatant à la surface d'une dissolution ; 3" étincelle d'induction (non condensée) éclatant k la surface du corps fondu au rouge; 4° étincelle d'induction (non condensée) éclatant entre deux électrodes métalliques; S"* absorption.

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