‹ Spectres lumineuxChapitre 63 sur 113 · ALUMINIUM MÉTALLIQUE. — ÉTINCELLE · texte numérisé non relu

ALUMINIUM MÉTALLIQUE. — ÉTINCELLE

Si l'oii faiL jaillir l'étiiicelle d'induction sur un fragment d'aluminium métallique, on obtient un beau spectre. Contrairement à la règle la plus générale (') (pp. i4 et i6), le morceau d'Al doit être placé au pôle positif, et le fil de platine (ou un autre morceau d'Al, donnant alors un spectre nul ou faible) au pôle négatif. Il est essentiel de rafraîchir souvent la surface positive du métal ; car il se forme rapidement une couche d'oxyde qui empêche la production du spectre de l'aluminium. Avec une étincelle trop faible, le spectre est intermittent et fatigant à observer.

Comme il m'a été impossible de me procurer de l'aluminium réellement pur, j'ai cherché à m'assurer que les raies observées ne fussent pas dues à la présence de substances étrangères. En faisant éclater l'étincelle sur de la cryolithe en fusion, j'ai retrouvé les bandes représentées Pl. XV (2* spectre); mais j'ai mieux réussi en prenant comme électrodes un fil de platine et un morceau de Al "Cl" anhydre; le spectre paraissait être identique avec celui de l'aluminium métallique. Enfin on obtient, avec une solution de chlorure d'aluminium, un assez faible spectre contenant les bandes principales de celui de l'Ai métallique {PL XV, 2« spectre). Il est à remarquer que le spectre ne prend naissance que lorsque la solution de Al-CP est négative, suivant la règle établie pour les autres sels métalliques (p. 16).

Les divers échantillons d'aluminium que j'ai examinés contenaient tous du fer, mais en si petite proportion que les raies principales de ce métal étaient toujours faibles. J'exposerai plus loin les raisons qui me font penser qu'aucune des

(') Il y a cependant quelques autres métaux se comportant à cet égard comme l'aluminium,

ALUMINIUM. - PLANCHE XV. It^'-^ raies reproduites clans le présent dessin [Pl. XV, i' spectre) n'appartient au fer(*). La régularité du décroissement des raies qui constituent les bandes de l'Ai rend encore plus difficile leur confusion avec celles du fer.

Je n'ai pas trouvé traces de magnésium dans l'aluminium qui m'a servi, même en examinant spectralement le résidu du traitement d'un poids assez considérable de métal par I[C1, AzH 'Cl et AzIP.

Les doubles raies dégradées à G qui composent les larges bandes paraissent toutes avoir leur plus forte raie élémentaire placée à D.

OBSERV

OBSERVATIONS

E. I A modérée. T-L à G sur M.

H. 1 IllUUcl UU.

F rtii \ riPii nrptî A F T-Tt à Tl <îiir >

Hi ou tl UtîU IJlCa. /l J. . X JU a AJ OUI

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Env. com.

Bord G, T-N et indécis, d'une bande, Fac visible, dont le fond,

1, rt + n l-il ^iiif «/iloîinî ^lr»r\nîc 11 r>'>îo "^J ii/i llicnil!! Ilh \-C\

n OlaDieUieil L eLldlIc Ucpin» u lUlc 11 lli|,z>j jii&lju d \ \\jyV\jf

s'affaiblit ensuite graduellement à mesure que les raies distinctes gagnent en intensité et s'éteint sur la raie 119,10,

ou légèrement au delà. L'ensemble de cette bande est T-L trop pâle.

Eiiv.

Milieu d'une apparence de raie N, d'I A modérée, formée en réalité par le rapprochement de nombreuses et faibles raies fines que l'on distingue avec une forte lumière jusqu'à ii4 env., point où elles paraissent s'arrêter subitement. C'est la continuation du système de raies de plus en plus voisines en allant vers la gauche, dont je n'ai représenté que les éléments mesurables.

Env.

E. F par rapport au fond. Pas trop marquée. Je ne crois pas possible de l'attribuer au Fe, caries raies Fe a 121,80, Feai23,38, Fe/3 i36,3o et Fey 174,28 {Pl. XVIII, -x" spectre) étaient F ; la raie Fe 116,20 devait donc être complètement invisible.

Env.

E. Imodérée par rapport au fond. L plus marquée que 1 16,10 T-L à D sur 1. Je ne la crois pas due à la raie Fe 1 16,70 par les raisons exposées à l'occasion de la raie 116,10.

E. Fac visible. Sensiblement plus marquée que 116,75. N'appai-tient pas au Fe; car elle était très-notablement plus forte que Fe a 121,80, au lieu de lui être sensiblement inférieure, comme le serait Fe e 1 17,58.

E. Fac 'visible. L plus marquée que 117,45.

E. A Fac visible. L plus F que 117,45. Termine à peu près la bande. N'appartient pas au Fe; car elle était T-iiotablement

(') Les comparaisons ont été établies avec le 2" spectre de la Pl. XVIII, dont les raies étroites et nettes paraissent bien être toutes dues au Fe libi e.

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