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Nous retrouvons ainsi avec peine et sous une forme beaucoup plus confuse, certains des résultats mis en lumière au paragraphe N. 106 par la considération des domaines de concentration des périodes des Binaires d’un type spectral donné.
N. 125. — On peut se demander pourquoi l’arrangement des types spec-
traux qui correspond à l’ordre dans lequel les périodes moyennes liées P; vont en croissant, varie d’une catégorie de Binaires à l’autre et par suite convient mal pour mettre en évidence l'existence d’une relation entre spectres et périodes. Trois causes principales nous paraissent responsables d’une telle anomalie, savoir :
1° La sélection qui fausse la répartition des périodes est susceptible, et de masquer l’existence de la relation (Spectre-Période), et de modifier la nature
apparente de cette liaison. Mais cette cause intervient quelle que soit la méthode mise en œuvre pour déceler la relation (Spectre-Période) ; c’est PRNUOr nous en parlerons seulement plus loin (voir N. 139) ;
20 L'influence des très grandes valeurs de la période entraîne, en raison de l’accroissement continu des données employées, une instabilité de la période moyenne P, liée à chaque spectre (i), plus faible que pour la période moyenne relative à l’ensemble des spectres, mais néanmoins considérable ;
3° Dans le cas des catégories composites :
FSC BV CO) ef [BS:-L BV -E BV{(C)],
les périodes des Binaires d’une même classe spectrale peuvent présenter deux domaines de concentration, comme c’est le cas pour les types A, F, G par exemple (voir N. 106); la valeur moyenne de la période relative à ce spectre a dès lors des chances de tomber entre les deux zones de concentration et n’a plus alors grande signification. Comme la distribution des périodes relative à l'ensemble des Binaires (BS et BV réunies) résulte de la quasi-juxtaposition de celle des Binaires Spectroscopiques et de celle des Binaires Visuelles, on comprend en effet aisément que les arrangements des spectres qui nous intéressent soient différents de l’une des catégories .composantes à l’autre, et ne coïncident pas avec l’arrangement relatif à la catégorie composite (BS et BV réunies).
N. 126. — En résumé, l’étude de l’influence de la nature du type spectral sur la valeur de la période moyenne convient mal pour. mettre en évidence l'existence d'une relation entre spectres et périodes parmi les Binatres. Elle ne peut donc servir ni à confirmer, ni à infirmer les résultats obtenus avec facilité par l'analyse directe des Tables de contingence.
N. 127. Cas des groupes spectraux. — L'étude de l'influence de la nature du type spectral sur la valeur de la période moyenne s'étant montrée inapte à la mise en évidence d’une relation (Type spectral proprement dit Période), parmi les Binaires, cherchons maintenant s’il existe une relation entre les groupes spectraux (B, À, F) et (G, K, M) et les valeurs moyennes de la période correspondantes.
Les deux dernières lignes du Tableau 40 nous montrent effectivement que la période moyenne relative au groupe spectral (B, À, F) est inférieure à celle relative au groupe spectral (G, K, M), ceci pour toutes les catégories de Binaires, sauf pour la catégorie [BV].
Ainsi se trouve confirmée l'existence d’une relation certaine entre périodes et groupes spectraux, relation mise en évidence au paragraphe N. 411 par l’analyse directe des Tables de contingence.
IV. — INFLUENCE DE LA NATURE DU TYPE SPECTRAL SUR LA VALEUR MÉDIANE DE LA PÉRIODE DES BINAIRES
N. 128. — Nous pourrions également essayer de mettre en évidence l’existence de la relation (Spectre-Période) en comparant entre elles les valeurs médianes de la période P' relatives aux divers spectres (1).
A cet effet, nous avons calculé les valeurs médianes P/ liées aux types spectraux B, A, F, G, K, M, et aux deux groupes spectraux (B, A, F)et(G, K, M), pour les six catégories de Binaires envisagées au paragraphe N. 118, à savoir :
[BS], (BST, [BV], [BV + BV’, [BS + BV — (C)], [BS + BV + BV’ — (C)].
Les résultats trouvés figurent dans les colonnes d’entête P! du Tableau 41*. À titre de comparaison, la dernière ligne de ce Tableau fournit, pour les mêmes
* Les valeurs médianes de l’excentricité e/{ relatives aux divers spectres (i), qui figurent également dans le Tableau 41, seront utilisées au chapitre suivant.
(SPEGTRE-PÉRIODE