A 47 BTE
D’après ce qui a été dit, cette Table fournit aussi les valeurs, relatives aux divers types spectraux, de la proportion de Binaires Spectoscropiques contenues dans le premier groupe d’excentricités (0,00-0,10). On constaterait de même que l’ensemble des trois premiers groupes d’excentricités (0,00-0,30) renferme :
71 sur 81, soit 88 % des BS de type B ; 80 sur 108, soit 74 % des BS de type A ; - 25 sur 34, soit 74 %, des BS de type F ; 176 sur 223, soit 79 % des BS de groupe‘spectral (B, A, F).
50 sur 76, soit 66 ‘, des BS de type G ; 39 sur 54, soit 72 % des BS de type K ; 4 sur 7, soit 57 % des BS de type M; 93 sur 137, soit 68 % des BS de groupe spectral (G, K, M).
Ces résultats nous permettent d'affirmer que :
La concentration des Binaires Speetroscopiques dans les premiers groupes d’excentricités, c’est-à-dire dans le domaine des faibles valeurs de l'excentricité est nette, quel que soit le spectre ou le groupe spectral considéré, mais elle est plus ou moins poussée suivant le type spectral ou le groupe spectral envisagé.
Si les pourcentages trouvés ci-dessus sont rangés par ordre de grandeur croissante, l’arrangement des spectres correspondants diffère quelque peu suivant que l’on considère l’ensemble des trois premiers groupes d’excentricités ou seulement le premier d’entre eux. On constate néanmoins dans les deux cas que : Rev
La concentration des Binaires Spectroscopiques dans les premiers groupes d’excentricités est un peu plus forte pour les premiers types spectraux B, À, F, et le premier groupe spectral (B, À, F), que pour les derniers pes spectraux G, K, M, et le dernier groupe spectral (G, K, M).
Il y a là un premier indice de relation entre spectres et excentricités chez les Binaires Spectroscopiques.
N. 146. — Cherchons maintenant comment les Binaires de chacun des groupes d’excentricités se répartissent entre les diverses classes spectrales, c’est-à-dire comment les nombres rx; varient le long des lignes successives du Tableau 42. Pour nous en rendre compte, nous procéderons comme au chapitre précédent : nous déduirons du Tableau 42 un Tableau auxiliaire 43 dont les colonnes donnent respectivement pour chaque groupe (j) d’excentricités :
(1) Les limites du groupe (j) d’excentricités ;: :
(2) et (3) Le type spectral le on observé (s) ou «spectre
dominant», et le pourcentage correspondant 7 Ë x 100 ; (4) et (5) Le nombre de Binaires re au groupe ete (B, A, F)
et le pourcentage correspondant “2 0 X : 100 ; lj
(6) et (7) Le nombre de Binaires appartenant : au groupe spectral (G, K, M) et le pourcentage correspondant “ex 08 x LOÛ : | ÿ (8) Le nombre total n;; de Binaires du groupe (j) ;
(9) La moyenne arithmétique e; des limites du groupe (j).
Relation (Spectre-Excentricité) chez les [BS].
(1) AS Re MEN II Ee 17) - 26)
Linres SPECTRE DOMINANT (B, À, F) (G, K,M) DU GROUPE (7) 0m D’EXCENTRICITÉS Classe % Nombre % Nombre % n\ ej FORTE RE A 35 116 67 57. 33 : 193 0,05 QE D OT RS B 36 34 62 24238 55 0,15 TROUS SERRE .B 32 26 63 145 37 &1 0,25 (ÉSET ENT RES À, G 30 14 52 13 48 27 0,35 OSAO OS SDS e - À 40 10 90 140 50 20 0,45 ABOU nn. A 38 12 57 9 43 21 : 0,55 OC TEE re G 42 6) 42 EEE 12 0,65 GOOM ne G 40 5 50 5 50 LO0S OSEO IDE PE EN ee F 100 1 100 => 0 1%70,85 (RUE A LUE = — — 000,90.
ÉOTAR Sie: 223 137 360
N. 147. — La colonne (2) du, Tableau 43 montre que :
Chez les Binaires Spectroscopiques le spectre dominant est :
A ou B pour les petites valeurs de e : 0,00 < e < 0,30 ;
A pour les valeurs moyennes de e : 0,30 < e < 0,60 et peut-être G pour 0,39 < e < 0,40 ; |
G ou F pour les grandes valeurs de e : e > 0,60.
Nous pouvons ici encore dire qu’il existe une relation entre spectres et excentricités chez les Binaires Spectroscopiques en ce sens que :
«Le spectre dominant» passe des types B ou À pour les valeurs petites et moyennes de l’excentricité, au type G pour les grandes valeurs de l’excentricité et au type F pour les très fortes valeurs de cet élément.
Le dernier résultat considéré isolément n’a d’ailleurs par Tr significotion puisqu'on ne connaît qu’une Binaire Spectroscopique d’excentricité plus forte que 0,80. I1 paraît toutefois confirmé par le fait que sur 25 Binaires Visuelles de type F, 10 d’entre elles ont une excentricité supérieure à 0,80 comme le montre le Tableau 44.
N. 148. Remarque. — Si nous substituons à la catégorie [BS], la catégorie [BS'’] obtenue en éliminant de [BS] les Binaires dont la période est supérieure à 3.000 jours, les résultats précédents demeurent vrais dans leur ensemble. Toutefois le type G cesse d’être «spectre dominant» concurrem- .
ment avec À dans le groupe (0,30-0,40) le nombre »;; correspondant à G étant alors 5 contre 8 pour A.
Cette remarque présente une certaine importance : si, comme nous Pavons suggéré antérieurement (N. 111 et N. 141), nous croyons à une différence réelle de nature ou d’origine, non pas entre Binaires Spectroscopiques et Binaires Visuelles, mais plutôt entre Binaires à petite période et Binaires à longue période, la catégorie [BS’] correspondra sensiblement aux Binaires à petite période et les résultats obtenus ci-dessus signifieront que :
Pour les Binaires à courte période, le spectre dominant est :
B ou À quand l’excentricité est petite ou moyenne,
G ou F quand l’excentricité est grande.
Ces considérations fournissent un argument sérieux en faveur de l’existence d’une relation entre spectres et excentricités chez les Binaires à petite période.
N. 149. — La considération des groupes spectraux (B, A, F) et (G, K, M) ne fournit pas, relativement à la relation (Spectre-Excentricité) chez les Binaires Spectroscopiques, des résultats aussi nets que dans le cas de la liaison (Spectre- Période). ve Re
Indiquons toutefois que la proportion de Binaires d’un groupe spectral donné, appartenant, soit au premier groupe, soit aux trois premiers groupes d’excentricités, est nettement plus forte pour le groupe spectral (B, À, F) que pour le groupe spectral (G, K, M). Elle est en effet de 52 % pour (B, A, F) contre 42 % pour (G, K, M) quand il s’agit du premier groupe d’excentricités et de 79 % pour (B, À, F) contre 68 % pour (G, K, M) quand on considère les trois premiers groupes d’excentricités.
La colonne (5) du Tableau 43 montre par ailleurs que, si l’on excepte le groupe d’excentricités (0,80-0,90) qui ne renferme qu’une seule étoile :
La proportion de Binaires de groupe spectral (B, À, F) des groupes successifs d’excentricités a une vague tendance à décroître à mesure que l’excentricité croît.
On trouverait le contraire dans le cas du groupe spectral complémentaire (G, K, M). [Voir colonne (7) du Tableau 43.]
Cas des Binaiïires visuelles.
N. 150. — Vu la pauvreté du matériel, la Table de contingence 44 relative à la relation (Spectre-Excentricité) dans le cas des Binaires Visuelles, concerne non pas la catégorie [BV] qui ne renferme que 149 Binaires dont le spectre soit connu, mais la catégorie [BV + BV’] qui en contient 190.
Contingence (Spectre-Excentricité). Cas des Binaires Visuelles. (Catégorie [BV +BV'].
SPECTRE EXCENTRICITÉ B À F & K M ni
Comme précédemment, nous chercherons à déterminer : D'une part le groupe d’excentricités «le plus favorisé » dans chaque de
spectrale ; D'autre part «le spectre dominant » dans chaque groupe d’excentricités.
N. 151. — Examinons d’abord comment les Binaires Visuelles de chacune des classes spectrales se répartissent entre les divers groupes d’excentricités, c’est-à-dire comment les n;; du Tableau 44 varient le long de chacune des colonnes. |
Nous constatons ainsi que le groupe d’excentricités «le plus favorisé » n’est pas le même suivant la classe spectrale considérée : le groupe d’excentricités «le plus favorisé » est en effet :
(0,30-0,40) pour le type B (auquel ne se rattache qu’une seule étoile) ;
(0,40-0,50) pour le type M (9 BV);
(0,50-0,60) pour les types À, G et K (31, 86 et 38 BV respectivement) ;
(0,80-0,90) pour le type F (25 BV). :
R. Bonner. 41
Le nombre total d’étoiles se rattachant aux divers types spectraux est toutefois un peu faible, sauf en ce qui concerne le type G, pour que nous puissions déduire de là des conclusions tout à fait certaines. En ce qui concerne les types spectraux les mieux représentés, on remarquera néanmoins. que : :
Pour 61 étoiles sur 86, soit 71 % des BV de type G, 0,20 < e < 0,70;
Pour 27 étoiles sur 38, soit 71 % des BV de type K, 0,20 < e < 0,60 ;
Pour 18 étoiles sur 31, soit 58 % des BV de type À, 0,40 < e < 0,80;
Pour 10 étoiles sur 25, soit 40 % des BV de type F, e > 0,80.
Autrement dit, les Binaires Visuelles ont une certaine tendance à se concentrer :
Dans le domaine des excentricités moyennes pour les types B, A, G, K, M;
Dans celui des fortes excentricités pour le type spectral F.
Il y a là un certain indice de relation entre spectres et excentricités chez les Binaires Visuelles, et par suite chez les Binaires à longue période, ces deux sortes de Binaires se confondant en pratique l’une avec l’autre, ainsi que nous l’avons déjà observé à diverses reprises.
N. 152. — Cherchons maintenant comment les Binaires Visuelles de chacun des groupes d’excentricités se répartissent entre les diverses classes spectrales, c’est-à-dire comment les nombres n;; varient le long des lignes successives du - Tableau 44. A cet effet, nous avons déduit de ce dernier un Tableau auxiliaire 45, dont les entêtes de colonnes sont les mêmes que celles du Tableau 43 relatif aux Binaires Spectroscopiques et ont même signification (voir N. 146).
Relation (Spectre-Excentricité) chez les Binaires Visuelles, Catégorie [BV+BV/].
(1) (2) (3) (4): (5) (6) (2) (8) (9) SPECTRE ’ LimiTes DOMINANT (B, À, F) (G, K, M) DU GROUPE (j) Ce en D’EXCENTRICITÉS Classe % Nombre % Nombre % ni CG
ONDOE 0 10 RES G 50 4 25 3 75 … A 0,05 (DÉOÉORATEARRAEOE G 42 & 39 8 67 12 0,15 020 030% 0R8-ES G 50 5 23 17 7 22 0,25 (DCE TI A G 45 6 30 14 70 20 0,35 OA DS SD G 52 D 49 22 81 27 0,45 GEO CDS RATE G 42 9 24 29 76 38 0755 OSCOD TD ER RNE G 61 5 28 43 72 18 0,65 OFTDIONSO0RPRESE G 47 6 35 41 65 47 0,75 080-090 F de 9 50 9 50 18 0,85 (A PACA TEES RTL) EE G 36 7 50 7 50 14 0,95
me) © = > Ve) > © co => Le) (=)
N. 158. — La colonne (2) du Tableau 45 montre immédiatement que :
Chez les Binaïres Visuelles le spectre dominant est G pour tous les groupes d’excentricités sauf pour le groupe (0,80-0,90) pour lequel le type spectral le plus fréquemment observé est le type F.
Si par ailleurs on réunit ensemble dans chaque groupe d’excentricités les données relatives aux spectres les mieux représentés, on constate en outre que :
20 sur 22, soit 91 % des BV du groupe (0,20-0,30) sont de spectres G, K ou F ; à :
14 sur 20, soit 70 % des BV du groupe (0,30-0,40) sont de spectres G ou K ;
23 sur 27, soit 85 % des BV du groupe (0,40-0,50) sont de spectres G, K
. Où À ; 28 sur 38, soit 74 % des BV du groupe (0,50-0,60) sont de spectres G ou K ; 34 sur 38, soit 89 % des BV du groupe (0,50-0,60) sont de spectres G, K où À: 6
13 sur 17, soit 76 %, des BV du groupe (0,70-0,80) sont de spectres G ou A ;
11 sur 18, soit 61 % des BV du groupe (0,80-0,90) sont de spectres F ou G ;
9 sur 14, soit 64 ‘ des BV du groupe (0,90-1,00) sont de spectres G ou F.
Le fait que le spectre dominant est F pour l’avant-dernier groupe d’excentricités, alors que le type spectral le plus fréquemment observé est G pour tous les autres groupes, fournit un nouvel indice (le second), en faveur de l’existence d’une relation (Spectre-Excentricité) chez les Binaires Visuelles. Mais on peut en trouver un troisième en comparant entre elles les proportions de Binaires Visuelles de type F dans les divers groupes d’excentricités. Les deux derniers d’entre eux sont en effet relativement beaucoup plus riches que tous les autres en étoiles de spectre F, puisqu’on trouve :
6 sur 18, soit 33 % de BV de type F dans le groupe (0,80-0,90)
ét:
4 sur 14, soir 29 % de BV de type F dans le groupe (0,90-1,00),
alors que les huit premiers groupes d’excentricités n’en renferment respectivement que :
0 % ; une sur 12 ou 8 %, ; 4 sur 22 ou 18 % ; 3 sur 20 ou 15, % ; une sur 27 ou 4 % ; 3 sur 38 ou 8 %, ; 2 sur 18 ou 11 % ; une sur 17 ou 6 %.
Le type spectral F paraît donc, chez les Binaires Visuelles, s'associer de préférence aux grandes valeurs de l’excentricité ; nous avons d’ailleurs déjà indiqué que 40 sur 25, soit 40 %, des Binaires Visuelles de spectre F ont une excen-
tricité supérieure à 0,80.
Enfin, en se reportant aux résultats donnés plus haut on remarque que, chez les Binaires Visuelles, les types G et F sont les plus fréquemment observés dans le domaine des très fortes excentricités (e > 0,80). |
L’étude des lignes successives du Tableau 44 nous fournit ainsi quatre nouveaux arguments en faveur de l'existence d’une relation (Spectre-Excentricité) chez les Binaires Visuelles.
N. 154. Remarques. — 1° La tendance que manifeste le type spectral F à s’associer aux fortes excentricités, déjà entrevue chez les Binaires Spectrosco- | piques (N. 147) et constatée une première fois chez les Binaires Visuelles (N. 151) paraît donc se confirmer.
20 L’examen des divers résultats indiqués plus Lu (N. 153), paraît montrer que les spectres À et F se présentent souvent, pour un même groupe d’excentricités avec des fréquences comparables à celles des types G ou K, et par suite ne semblent pas manifester des tendances opposées à celles de ces derniers en ce qui concerne la valeur des excentricités. En conséquence, la répartition des diverses classes B, À, F, G, K, M, entre les deux groupes spectraux complémentaires (B, À, F) et (G, K, M), si naturelle pour l'étude de la relation (Spectre- Période), cesse de s’imposer dans le cas de la relation (Spectre-Excentricité).
On peut tout au plus constater, en consultant la colonne (5) du Tableau 45 que le pourcentage en Binaires Visuelles de groupe spectral (B, A, F), au plus | égal à 50 %, est minimum pour 0,40 < e < 0,50, et va ensuite en croissant (ou ne décroissant pas), à mesure que l’excentricité augmente. Le pourcentage en Binaires Visuelles appartenant au groupe spectral complémentaire (G, K, M, au moins égal à 50 %, varie évidemment en sens inverse.
30 Si nous substituons à la catégorie [BV + BV'1, la catégorie [BV], les ; résultats obtenus restent vrais dans leur ensemble :
Le groupe d’excentricités «le plus favorisé » pour chaque type spectral. demeure le même, sauf pour le type B auquel ne se rattache plus aucune Binaire.
De même «le spectre dominant » est G pour tous les groupes d’excentricités sauf pour le groupe (0,80-0,90) pour lequel le spectre le plus fréquemment observé est F. Toutefois le groupe (0,10-0,20) renferme seulement une Binaire de chacun des types spectraux A, F, G, K, M, et l’on ne saurait dans ce cas parler de «spectre dominant ».
4° l’ensemble des Binaires Visuelles se dt en pratique avec celui des Binaires à période supérieure à P, 7£3 ans, ainsi que nous l’avons déjà observé, l’analyse directe des Tables de contingence, nous porte fortement à
croire à l'existence d’une relation (Spectre-Excentricité) chez les Binaires à période supérieure à 3 ans. |
Cas de l’ensemble des Binaires (BS et BV réunies).
N. 155. — Le Tableau 46 fournit, conformément, à ce qui a été dit au paragraphe N. 143, les données concernant la contingence (Spectre-Excentri-. cité) pour la catégorie [BS + BV + BV'—(C)]. La correction qu'il faut apporter au nombre »n;; relatif à la catégorie [BS + BV + BV’ —(C)] pour obtenir celui concernant la catégorie [BS + BV — (C)], est indiquée, quand 1l
y à lieu, au-dessous de la valeur de ce nombre.
TABLEAU 46 Contingence (Spectre-Excentricité). Catégorie [BS+BV--BV'—(C)].
SPECTRE EXxCENTRICITÉ
Comme précédemment, nous chercherons à déterminer : D'une part le groupe d’excentricités «le plus favorisé », dans chaque classe
spectrale ; à D'autre part «le spectre dominant » dans chaque groupe d’excentricités. .
N. 156. — L'examen des colonnes successives du Tableau 46 montre que : Dans chacune des classes spectrales, le groupe d’excentricités « le plus favorisé » est celui des plus petites excentricités défini par la double inégalité :
Le nombre des Binaires qui s’y rattachent est de :
38 sur 82, soit 46 % pour le type B, 61 sur 135, soit 45 % pour le type À, 18 sur 59, soit 31 % pour le type F, 35 sur 148, soit 24 % pour le type G, 20 sur 91, soit 22 % pour le type K, 4 sur 16, soit 25 % pour lè type M.
Ce maximum principal de n;; correspond à celui observé chez les Binaires Spectroscopiques ou les Binaires à petites périodes P < P, (où P, 3£3 ans). :
Un maximum secondaire de n;; correspond de même à peu près à celui observé chez les Binaires Visuelles ; égal au maximum principal dans le cas du type M, il est encore très net pour le type F, mais il est peu accusé pour les types À, G, et n’existe pas pour le type B, représenté par une seule étoile chez les Binaires Visuelles. Les maxima secondaires relatifs aux divers types spectraux sont situés respectivement dans les groupes d’excentricités : .
(0,50-0,60) pour le type À,
(0,40-0,50) et (0,50-0,60) pour le type G, © (0,40-0,50) pour le type M,
(0,80-0,90) pour le type K.
Au type K correspondent deux maxima secondaires de valeurs peu diffé-
rentes, localisés dans les groupes (0,20-0,30) et (0,50-0,60). On observera en outre que la richesse relative en Binaires d’un spectre ve
donné de certains autres groupes d’excentricités, évidente chez les Binaires Spectroscopiques (Tableau 42), se retrouve quand on considère l’ensemble des Bimaires (Tableau 46). C'est ce qui se passe,
Pour le type B quand 0,10 < e < 0,30, Pour le type À quand 0,10 < e < 0,60, Pour le type G quand 0,10 <e < 0,20, Pour le type K quand 0,10 <e < 0,30.
De même la richesse relative de certains groupes d’excentricités, évidente chez les Binaires Visuelles (Tableau 44), se retrouve quand on considère l’ensemble des Binaires (Tableau 46). C’est ce qui se passe :
pour le type F quand 0,20 <e < 0,30, et:
pour le type G quand 0,20 < e < 0,80.
Si nous substituons à la catégorie [BS + BV + BV’ — (C)], la catégorie [BS + BV — (C)}, les résultats précédents demeurent vrais dans leur ensemble. Toutefois le maximum secondaire cesse d’être égal au maximum principal dans le cas du type M, et il est localisé dans le groupe (0,50-0,60) pour le type G.
En résumé, la relation (Spectre-Excentricité) se manifeste, quand il s’agit de l’ensemble des Binaïres (BS et BV réunies), sous des aspects provenant de la quasi-juxtaposition de ceux observés en étudiant séparément les Binaires Spectroscopiques et les Binaires Visuelles. Les distributions concernant ces deux dernières sortes de Binaires se superposant d’ailleurs parfois dans la Table de contingence 46, en compliquent l’analyse, et rendent plus difficile l'interprétation des résultats.
N.157. — Cherchons maintenant comment les Binaires de chacun des groupes d’excentricités se répartissent entre les diverses classes spectrales, c’est-à-dire comment les nombres n;; varient le long des lignes successives du Tableau 46. A cet effet, nous avons déduit de ce dernier un Tableau auxiliaire 47 dont les entêtes de colonnes sont les mêmes que celles du Tableau 43 relatif aux Binaires Spectroscopiques et ont même signification.
Relation (Spectre-Excentricité) chez les Binaires (BS et BV réunies). Catégorie [BS+BV+BV'—{C)].
(1) L) 2 6) EME (6) (9) SPECTRE LImiTEs DOMINANT (B,A,F) (G, K, M)
DU GROUPE {(}) NET Te G D’EXCENTRICITÉS Classe % Nombre % Nombre % ni ej 0,00-0,10..... A 35 117 66 59 34 176 0,05 0540-0:20 "+: B 30 38 9) 29 43 67 0,15 0,20-0,30..... GE 24 31 50 31: 50 62 0,25 0,30-0,40..... G 32 20 45 24 55 Lk 0,35 0,40-0,50..... G A0) 14 33 29 67 43 0,45 0,50-0,60..... G 31 19 35 35 65 54 0,55 0,60-0,70..... G 52 10 34 49 66 29 0,65 0,70-0,80..... G 39 10 .43 13 57 23 0,75 0,80-0,90..... F 37 10 53 9 47 19 0,85 -0,90-1,00:. :.… ae, 36 7 50 7 50 14 0,95
ToTAL .. 276 255 531
N. 158. — La colonne (2) du Tableau 47 nous montre que : Pour l’ensemble des Binaires (BS et BV réunies), le spectré dominant est : A pour le groupe d’excentricités (0,00-0,10), B pour le groupe d’excentricités (0,10-0,20), G ou K pour le groupe d’excentricités (0,20-0,30), G pour les cinq groupes d’excentricités suivants (0,30-0,80), F pour le groupe d’excentricités (0,80-0,90), G pour le groupe d’excentricités (0,90-1,00). Autrement dit, quand on considère l’ensemble des Binaires le spectre dominant est : | A ou B pour les petites valeur des e : e < 0,20,
G ou K pour les valeurs moyennes de e : 0,20 < e < 0,80, G ou F pour les fortes valeurs de e : e > 0,80.
La comparaison des résultats précédents avec ceux obtenus dans le cas des Binaires Spectroscopiques et dans celui des Binaires Visuelles, permet d’énoncer la remarque suivante :
Pour l’ensemble des Binaires (BS et BV réunies), le spectre dominant s’identie avec celui des Binaires Spectroscopiques dans le domaine des faibles excentricités (e < 0,20), avec celui des Binaires Visuelles quand e > 0,30. Pour le groupe d’excentricités (0,20-0,30), il y a en réalité deux spectres dominants G et K ; l’un, G, se trouve être le spectre le plus fréquemment observé
chez les Binaires Visuelles, l’autre, K, correspond au fait que le groupe d’excentricités considéré est relativement riche en étoiles de ce type chez les Binaires Spectroscopiques.
En d’autres termes, une certaine relation paraît exister pour l’ensemble des Binaires entre la nature du type spectral et la valeur de l’excentricité ; elle résulte de la synthèse des relations analogues rencontrées chez les Binaires Spectroscopiques et les Binaires Visuelles. On le comprend aisément :
D’une part, l'extrême fréquence des petites excentricités chez les Binaires Spectroscopiques et leur rareté chez les Binaires Visuelles ;
D’autre part, la grande fréquence des excentricités ne fortes chez les Binaires Visuelles et leur rareté chez les Binaires Spectroscopiques, ont en effet pour conséquence :
Une prédominance des propriétés des Binaires Spectroscopiques dans le domaine des petites excentricités ;
Et une prédominance des tre des Binaires Visuelles dans le domaine des excentricités plus fortes.
N. 159. Remarques. — {0 Si à la catégorie [BS + BV + BV’ — (C)], on substitue la catégorie [BS + BV — (C)], les résultats précédents restent vrais dans leur ensemble. Toutefois le type G cesse d’être spectre dominant concurremment avec K pour le groupe d’excentricités (0,20-0,30), le nombre n;; correspondant à G devenant 11 contre 15 pour K.
20 La fréquence relative des Binaires de spectre F dans le domaine des grandes excentricités rapprocherait plutôt ce type spectral du type G que des spectres B ou A ; par suite la considération des groupes spectraux (B, A, F) et (G, K, M) ne paraît pas s'imposer davantage dans le cas de l’ensemble des Binaires que dans celui des Binaïres Spectroscopiques (N. 149) ou dans celui des Binaires Visuelles (N. 154).
Si l’on veut néanmoins s'intéresser à la variation, en fonction de l’excentricité, de la proportion de l’ensemble des Binaires en étoiles de groupe spectral (B, À, F), la colonne (5) du Tableau 47 montre que cette proportion, égale à 66 % quand l’excentricité est inférieure à 0,10, va en diminuant pendant que e augmente de 0,10 à 0,40 ; elle demeure comprise entre 33 et 35 % quand 0,40 < e < 0,70, puis va plutôt en augmentant quand e croît de 0,70 à 1,00.
N. 160. Discussion. Conclusions. — L’analyse directe des Tables de contingence (Spectre-Excentricité) relatives aux Binaires Spectroscopiques et aux Binaires Visuelles, nous a permis de mettre en évidence un certain nombre
d'indices favorables à l’existence d’une relation entre spectres et excentricités chez ces deux sortes de Binaires, mais cette dernière est loin d’être aussi probable que la relation (Spectre-Période) étudiée au Chapitre précédent.
L'étude des Tables de contingence relatives à l’ensemble des Binaires n’apporte pas d’argument nouveau en faveur de l’existence d’une relation entre spectres et excentricités. De plus, comme nous l'avons remarqué plus haut (N. 156), l'analyse de ces Tables est souvent compliquée et l'interprétation des résultats entrevus difficile. En conséquence, s’il est avantageux de grouper ensemble Binaires Spectroscopiques et Binaires Visuelles quand on cherche à prouver l’existence de la relation (Spectre-Période), il est par contre préférable pour mettre en évidence l'existence d’une relation entre spectres et excentricités, de se contenter d’étudier séparément le cas des Binaires Spectroscopiques et celui des Binaires Visuelles.
La nature de la relation (Spectre-Excentricité) paraît en effet différente suivant qu'il s’agit des Binaires Spectroscopiques ou des Binaires Visuelles comme on peut s’en rendre compte en comparant sommairement les différences d’attitude de ces deux variétés de Binaires : | 40 Les Binaires Spectroscopiques se concentrent nettement dans le domaine des petites excentricités, quel que soit le type spectral auquel elles se rattachent, alors que les Binaires Visuelles ont une certaine tendance à se concentrer dans Je domaine des fortes excentricités quand elles sont de spectre F, dans celui des excentricités moyennes pour tous les autres types spectraux.
20 Le groupe d’excentricités le plus favorisé est le même (0,00-0,10) chez les Binaires Spectroscopiques quel que soit le type spectral considéré, alors qu’il varie avec ce type spectral chez les Binaires Visuelles.
30 Chez les Binaires Spectroscopiques lé spectre dominant est À ou B pour les valeurs petites ou moyennes de l’excentricité, G pour les grandes valeurs, et F pour les très fortes valeurs de cet élément. Chez les Binaires Visuelles, le spectre dominant est encore F pour le groupe d’excentricités (0,80-0,90), mais il est G pour tous les autres groupes d’excentricités.
Le fait que la relation (Spectre-Excentricité) paraît de nature quelque peu différente suivant qu’il s’agit des doubles spectroscopiques ou des doubles visuelles, semble montrer l'influence de la longueur de la période dans ce domaine, et fournit par suite un nouvel argument en faveur de la subdivision de l’ensemble des Binaires en deux classes, subdivision envisagée aux paragraphes N. 111 et N. 141, et basée sur l’ordre de grandeur de la période et non plus sur la différence des procédés d’observation.