‹ Spectres, Périodes et Excentricités des BinairesChapitre 9 sur 71 · SUR L’INTENSITÉ DE LA LIAISON ENTRE DEUX CARACTÈRES · texte numérisé non relu

SUR L’INTENSITÉ DE LA LIAISON ENTRE DEUX CARACTÈRES

mation de lintensité de la liaison entre (X) et (Y), mais il sert en outre à déterminer les droites de régression, et ces dernières permettent, comme on sait, de prévoir la moyenne des valeurs de l’un des caractères (X ou Y) correspondant à une valeur donnée de l’autre caractère (Y ou X).

D'ailleurs, dans le cas où les régressions sont approximativement linéaires et les distributions gaussiennes, on a sensiblement :

(6) = ir = Nix = CP.

Ces égalités ne sont plus forcément vérifiées dans le cas où les conditions précédentes ne sont pas satisfaites et le coefficient de corrélation peut alors conduire à une estimation tout à fait erronée de l’intensité de la liaison entre les deux caractères (X) et (Y). Par exemple, Miss Gibson (R. 10, p. 450) a trouvé, en étudiant la corrélation entre la luminosité et la parallaxe des étoiles :

et le lecteur rencontrera plus loin une anomalie analogue quand nous étudierons la liaison possible entre la période et l’excentricité chez certaines catégories d'étoiles doubles (voir N. 203). Dans de tels cas, il faut employer le coefficient de contingence ou le rapport de corrélation, si toutefois les données sont en nombre suffisant.

(R. 8) G. Darmois : Statistique Mathématique (1928), Chap. VI et suivants.

(R. 9) G. Udny Yule : An Introduction to the Theory of Statistics (1922).

(R. 10) Miss Winifred Gibson : Some Considerations regarding the number of the Stars, M..N. 66, pp. 445-468 (1906).

(R. 11) Winifred Gibson and Karl Pearson : Further Considerations of stellar Statistics, M. N. 68, pp. 416-419 (1908).

R. Bonnet. | FT 2

Page 1