RÉSULTATS EXPÉRIMENTAUX DE L'ÉTUDE DU SEL DE SEIGNETTE
1) Spectre à température ordinaire (18° C|.
A. — Spectre en lumière naturelle.
Nous indiquons dans le tableau ci-dessous les fréquences fournies par un monocristal de sel de Seignette. Nous joignons à nos résultats ceux de Canals et Peyrot: obtenus par la méthode des poudres (11), ainsi que ceux obtenus par Nedungadi (12) sur un monocristal, et dont nous avons eu connaissance lorsque ce travail était Lerminé. Nous indiquons enfin les résultats obtenus par Peyches (13) sur des solutions de tartrates.
EEE
RÉSULTATS OBTENUS RÉSULTAT RÉSULTAT SAACINRIE FRÉQUENCES EN cm-! DE NEDUNGADI an Et à LD ET PEYROT OLUTION ee Co 38 m 39 9828 m 88 132 m 139 193 m 178 253 m 249 | SOA) 485 485 | 33 FF 532 | 512 559 f 614 m 611 | 600 (I 699 710 812 s11 805 850 m 847 850 894 F S91] 890 921 ff 915 991 FF 990 1072 F 1070 1067 1119 ff 1112 1120 1209 F 1210 12115 1230 1293 EF 1292 1293 1348 EF 1347 1348 128e FF 1379 1391 1415 [ 1434 m 1495 1435 1420 1598 + 30 ff 1639 1615 2940. FF 2935 2940 2986 FF 2979 2987 22710025 1R 3262 3244 3407 18 E 3400 3417 3478 3468 3412 3537 ÎÏ 3534 Bande 3400-3540 m Bande 3200-3600 m
En lumière polarisée, on constate qu'une faible bande P ; { située à 3.300 em-t se superpose à la bande DIM DDC EL
Spectre en lumière polarisée.
On peut distinguer dans le spectre précédent 3 parties bien distinctes :
1° Le spectre de basse fréquence, dû aux pivotements des jons et des molécules de la maillé, ou à leurs translations
ie
2 Le spectre des moyennes fréquences dû aux vibrations internes de l'ion tartrate.
3° Le spectre des grandes fréquences. Dans ce spectre, les fréquences 2.940 et 2.986 cm-! sont dues aux vibrations de valence C-H. Elles ne dépendent pas de la température et nous les négligeront par la suite.
Tout le reste est dû aux vibrations des groupements OH de l'ion tartrate ou aux molécules d’eau. C’est la seule partie du spectre que nous étudierons.
Il serait certainement intéressant de débrouiller le spectre de basse fréquence du sel de Seignette. Nous n'y sommes pas parvenu par suite de la dispersion insuffisante du spectrographe que nous avons utilisé.
Le tableau ci-dessous fournit les facteurs de dépolarisation que nous avons obtenus en lumière incidente naturelle.
6 De 2 & FACTEURS DE DÉPOLARISATION 8 25 CS 3.400 = S2|S<a|3.277| 3.300 3.407 3.478 DST ON ; 5 1,8 1 O Î| OX ? eo 8 0,37 à — 0 0 #7 0 —( 1 5 o 0 l Ne 3 6 0 0 0 OMROE SES ES — UE D ee LR Al /1 1,5 ne GUN Frein PARTONS IR 8 ff 0 0 1OX|/1 0 NE = — —= 29 un — de és / f 20 D ©.) 55e a A En 5 ; lo 2 2 2,5 0 0 HO X|// O Y£ 00 ee ART Ar 0 Î/ Î| 0 1e (DS 5 0,% 3 0,84 Ô 0 - 2 : 0 0 0 Q OZ NO YF 8? ? ut 0 15 Vs 110 |} ï FF Rep eS ; 0 0,4 0 0 OZ ONDES RES 9 // /{ 5. De 3. 0 ) 5
La large bande 3.200-3.600 cm-1 est toujours fortement polarisée.
Afin que les raies situées au voisinage de 1.400 cm-1 et excitées par la raie 4,358 A. du Hg ne se superposent pas au
spectre excité par 4.047 À, il est nécessaire d'isoler cette raie; nous avons utilisé une solution d'iode dans le tétrachlorure de carbone à 5 gr./litre, placée dans une cuve de 2 cm. d'épaisseur.
La détermination de ces facteurs de dépolarisalion présente de grosses difficultés, comme le montre la figure 12.
AU INCID.
FALSCEAU o
FAR I ÉER
FiG. 12. — Enregistrement d’un spectre des grandes fréquences du sel de seignette en lumière polariste.
Les bandes observées se détachent sur des bandes larges, dont l'intensité varie fortement avec la longueur d'onde. L'évaluation du «fond continu » est d'autant plus délicate
que la bande est plus large. Les résultats fournis pour les
bandes 3.277 et 3.300 cm-! sont donc très incertains {!). D'autre part, lorsque la bande 3.277 apparait, la bande de
3.300 cm-! se fond dans son extrémité et ne peut être repérée.
Il n’est done pas extraordinaire que les résultats relatifs à la
bande 3.000 em-! manquent de cohérence.
(1) Les résultats que nous indiquons diffèrent légèrement de ceux que nous
. 749 ANS Rois OVIe > Ca » la ” rs l 1 avons publiés antérieurement (14) ; cela provient de ce que le « fond continu »
n'avait pas été évalué correctement.
Les intensités indiquées dans le tableau ci-dessus sont mesurées, dans chaque ligne, avec une unité différente, de sorte que, dans une même colonne, seuls les facteurs de dépolarisation sont comparables.
Les mesures précédentes fournissent les tableaux d’intensité suivants (1) :