RÉSULTATS EXPÉRIMENTAUX DE L'ÉTUDE DU PHOSPHATE DE POTASSIUM
Nous avons examiné, en lumière polarisée, un monocristal parallélipipédique dont les arêtes étaient parallèles aux 3 axes cristallographiques ox, oy, oz. Dans le tableau-ei-dessous, nous avons indiqué les fréquences observées, les facteurs de dépolarisation obtenus en lumière naturelle incidente ; nous avons également ajouté, pour chaque type de vibration possible, les facteurs de dépolarisation qu’on doit théoriquement observer. Nous établirons plus loin ces résultats théoriques.
FACTEURS DE DÉPOLARISATION FRÉQUENCE ARE es Une NÉS TT ex em-! |” Pre INCIDENTE | O7Z| |] OZ [| OZ en LUMIÈRE DIFFUSÉE // OZ| | OZ || OZ 0 0 0 Ai 0 0/0 0 B; (ee) SO 0 BP:
{ valeur finie co 0 B ( 1 Ca E 95 F élroile srl sr | co E A1S Î étroite ÿ el oo E 360+10 m diffus 0,2 0 0 A:
393 F étroite 1,6 oo 0 B 459415 FN diffus 0 (ee) 0 B 531 f étroite 1 ti Co) E 550 + 20 ff diffus 0 invisible | invisible A 569 large invisible £ 1 invisible ?
911 FF large 0,44 0,1 OM AN
Les cristaux de phosphate de potassium fournissent d'assez mauvais clichés, par suite du fond continu, dû vraisembla-
blement à la fluorescence, qui accompagne le spectre Raman. Nous avons fait de longues poses, de l’ordre de 8 jours, afin d'essayer de mettre en évidence la fréquence due à O-H. Afin
d'éliminer au maximum la lumière parasite, nous avons utilisé la méthode des écrans complémentaires : sur le faisceau incident nous avons placé une cuve de 2 cm. d'épaisseur contenant 1 solution d'iode dans le tétrachlorure de carbone à 5 gr./litre + quelques gouttes de nitrobenzène pour absorber le triplet 3.600 À du mercure : sur le faisceau diffusé, un écran Wratten absorbant toutes les longueurs d'onde inférieures à 4.200 À. Dans ces conditions, la seule raie excitatrice est la raie 4.047 À. Nous avons observé une très faible bande 2.495 + 100 cm-1.
La raie 911 cm-! présentant des anomalies de polarisation, nous avons modifié la longueur d'éclairement du cristal : nous lui avons donné les valeurs suivantes : 1 mm.,5 mm., 20 mm. Nous avons retrouvé, aux erreurs de mesures près, les mêmes valeurs anormales.
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RÉSULTATS EXPÉRIMENTAUX DE L'ÉTUDE DU PHOSPHATE LOURD DE POTASSIUM (PO,DK)
Le cristal (!) n'a été étudié qu'en lumière naturelle. L'expérience montre, en effet, que la plupart des fréquences observées sont voisines de celles de PO,H,K et que, pour des orientations identiques des deux cristaux, elles possèdent, dans les deux cas, des intensités analogues. On peut établir le tableau de filiation suivantentre les fréquences de PO,D,K et PO,HK :
Lypes 10 D DA CS 2 2 Ba RAS 2 | 9
Fréquences de PO, D, K : ERA arts en em-1,..1951118| 360 1393] 459 | 531 | 569 | 911 2.425 ? +10! +15 +100
Fréquences le PO, D, K À k Ê e. ce A 92! 9 | 355 [380] 455 [508 | 538 885 | 967 | 1.760 | 1.960 , +10 +15 30 | +20 se)
(1) Ce cristal m'a été prêté par les chercheurs du laboratoire du professeur Scherrer, à Zurich. Je leur exprime tous mes remerciements.
Les raies de grande fréquence (1.760 et 1.950 em-!) sont très faibles. Nous avons réussi à obtenir la raie 1.950 em-1 excitée à la fois par les raies du mercure 4.047 et 4.358 À, ce qui établit son existence de façon indubitable. Il ne peut en être de même pour la raie 1.760 em-1, puisque cette fréquence, excitée par 4.047 Le tombe au voisinage de la raie 4.358 À. Signalons également que ces deux fréquences sont inobservables lorsque l’axe quaternaire du cristal est perpendiculaire aux faisceaux incidents et diffusés.
La raie 967 em-t relative à PO, D, K semble correspondre à la raie totale symétrique de l'ion PO, H, qui se trouve en faibles proportions dans le composé deutéré. Il est extrêmement curieux de ne pas retrouver une fréquence voisine de 911 em-. Pour élucider ce point, il serait nécessaire de posséder toute une gamme de cristaux contenant les ions PO, H, et PO, D, en proportions déterminées.
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