PLAQUE DE VERRE
Fi, 2, — Dispositif de polissage.
2) Orientation des cristaux.
Il est nécessaire de tiuller les cristaux suivant des faces perpendiculaires aux 3 axes de l’ellipsoïde des indices.
1° Cas du sel de Seignette :
Ce cristal est orthorhombique. Les 3 axes de l'ellipsoïde se confondent avec les 3 axes cristallographiques OX, OY, OZ.
L'axe OZ se reconnaît facilement : c'est la direction le long de laquelle le cristal pousse le plus vite. Les faces perpendiculaires aux axes OX et OY sont souvent des faces naturelles du cristal, mais il est assez difficile de les reconnaître. et surtout de les différencier. Le meilleur moyen consiste à observer les figures de corrosion de la face XOY (perpendiculaire à l'axe OZ). On les obtient en recouvrant pendant
quelques instants le plan XOY d'un papier-filtre humide, On observe des figures de corrosion constituées par des pyramides quadrangulaires à base rectangle. L'axe OY est la bissectrice de l'angle obtus formé par y les arêtes de la pyramide. L'axe OX est la bissectrice de l’angle aigu.
FiG. 3. — Figure de corrosion du sel de Seignetle dans le plan XOY.
2° Cas des phosphates :
Le cristal est quadratique. Les faces perpendiculaires aux axes OX et OY (l'axe quaternaire étant OZ) apparaissent. Le choix des axes ne présente pas de difficulté.
Dans tous les cas, nous avons vérifié les cristaux au Noremberg, et constaté que leurs lignes neutres sont bien parallèles aux faces du parallélépipède obtenu. On peut affirmer que l'orientation des faces est correcte à moins de 3° près.
Cette précision est suffisante pour l'effet Raman.
3) Précaution à prendre pour observer le spectre du cristal.
11 est nécessaire d'utiliser le cristal le plus gros possible, afin d'éviter les réflexions de lumière sur les faces.