‹ Spectres Raman de monocristaux de sel de Seignette et de certains monophosphates alcalinsChapitre 8 sur 43 · DI · texte numérisé non relu

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Lorsqu'on observe le spectre Raman d’un liquide, le fond du tube qui le contient est noirci. Il est nécessaire de réaliser la même opération pour un cristal. Comme les vernis noirs généralement utilisés tiennent mal, nous avons été conduit à coller, à l'aide de glycérine, une lamelle couvre-objet de microscope noircie.

D'autre part, la face antérieure du cristal est sensible à l'humidité. Elle risque de se ternir et, à la longue, de se couvrir de figures de corrosion. On peut, là encore, éliminer cet inconvénient en collant à la glycérine une lamelle couvreobjet de microscope.

Ce procédé permet l'étude du cristal à basse température, ce qui est plus difficile avec d'autres méthodes, comme, par exemple, l'immersion dans un liquide de même indice.

:) Montage Raman.

Le dispositif que nous avons ulilisé à été décrit bien des fois [voir par exemple Mie Couture (4)}. Nous nous bornerons à rappeler son principe, sans indiquer les raisons qui le légi- {Himent.

L'image d’une lampe à vapeur de mercure est formée sur le cristal à l’aide d'un condenseur.

La lentille C, forme l'image de l'intérieur du cristal sur une fente F. L'image de cette fente est formée à l'aide d'une seconde lentille sur la fente du spectrographe. On interpose sur le trajet de la lumière un prisme Wollaston afin de dédoubler les 2 composantes à et 7 (l'usage s'est établi de représenter par & la composante parallèle au faisceau incident, par T celle qui lui est perpendiculaire), Un système de deux lames demi-onde à axes croisés, placé contre la fente, permet de faire tourner l’une des composantes de 90, et, par conséquent, de rendre ces deux composantes parallèles avant de traverser le spectrographe.

L'arc employé est un arc Gallois, type B.B. de 500 watts. Nous l'avons utilisé en bout. 11 en résulte que, bien que le condenseur soit ouvert à f/1, l'ouverture du faisceau incident

hit

ne dépasse pas 30°. Les indices des cristaux examinés étant de l'ordre de 1,5, l'ouverture du faisceau dans le cristal est de l'ordre de 20e,

Il y a là une cause d'erreur dans les mesures des facteurs de polarisation, puisque nous supposerons qu'ils ont été obtenus en lumière parallèle. Mais cette erreur ne dépasse certainement pas le 1/10.

LAMES } oNoE AXES CROISES

CRISTA eute srecraocenarne WoLLaston € CA è

F1G. 5. — Schéma du montage employé pour observer les spectres Raman en lumière polarisée.

Les lentilles utilisées ont respectivement des distances focales de /, —=.10.cm. et, f; — 20-cm.

Le spectrographe est un spectrographe Cojan, modèle B,

Il est ouvert à //4,5 et sa dispersion linéaire est de 12 À par mm. vers 4.300 À

Nous avons emplové des plaques Guilleminot Superfulgur.

5) Position du cristal.

Les cristaux étudiés sont doués de pouvoir rotatoire. Afin d'éliminer les inconvénients qui en résultent, il est nécessaire (voir fig. #) :

1) d'observer le cristal le plus près possible de la face d’entrée de la lumière incidente ;

2) d'éclairer le cristal le plus près possible de la face de sortie et de donner au faisceau incident la largeur la plus faible possible,

Cette dernière condition a pour effet d'augmenter la durée du temps de pose. Pratiquement, nous avons utilisé des dia-

phragmes dont la largeur varie entre 1 em. et f em. >. Pour chaque cristal, des poses faites avec des diaphragmes très étroits (2 et 5 mm.) nous ont permis de constater que malgré le pouvoir rotatoire possédé par ces cristaux les largeurs de diaphragme utilisées n'introduisent pas d'erreur notable dans la mesure du facteur de dépolarisation.

6) Marques d'intensité.

Nous avons formé des spectres continus avec des largeurs de fente variables pendant un temps déterminé. L'expérience montre, en effet, que dans ces conditions, l'éclairement de la plaque est proportionnel à la largeur de la fente du spectrographe.

Pour former ce spectre continu, nous avons éclairé, à l'aide d’une lampe à incandescence S', un écran diffusant placé derrière la fente F. À chaque largeur de fente du spectrographe correspondent ainsi 2 spectres, relatifs aux deux composantes i et Z. Théoriquement, leurs intensités devraient être les mêmes. En réalité, la lame demi-onde ne possède cette propriété que pour un faible domaine spectral, et surtout, l'introduction du Wollaston fait que les 2 images relatives à & et Z ne se forment pas dans le même plan. Il en résulte une source d'erreur dans la mesure des facteurs de dépolarisation que le dispositif employé permet d'éliminer.

Le procédé que nous avons employé présente cependant une grave cause d'erreur : les spectres Raman sont généralement obtenus en 2 ou 3 jours; chaque marque d'intensité est réalisée en 3 minutes, afin de réduire la durée d'obtention d'un cliché. On ne peut dans ces conditions espérer une précision supérieure à 15 ou 20 %. Dans les cristaux, cela suffit

généralement pour déterminer le trpe d'une vibration.

7) Dispositif pour opérer à différentes températures.

Le principe de l'appareil que nous avons emplové est indiqué par Menzies et Mill (5) :

Le cristal est placé dans une boîte métallique soigneusement calorifugée. Deux lucarnes permettent d'éclairer le cris-

tal et d'observer la lumière dillusée, Une tige métallique

permet de porter cette boîte à des températures variables.

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