TOXICITÉ DE LA. BILE
Néanmoins, l’on peut suivre dans certaines expériences, et dans des cas pathologiques, quelques-unes des transformations de la biliverdine dans l’intestin, car elle est représentée dans les matières excrémentitielles de l’intestin sous forme de stercobiline qui est un dérivé de la bile analogue, sinon identique, à l’urobiline.
L’urobiline intestinale et la stercobiline, sont le mode de transformation définitive de la bilirubine. Dans certaines conditions, il y a résorption de l’urobiline qui est alors de nouveau ramenée dans le foie, et dont l’élimination définitive se fait par les urines sous forme de chromogène de l’urine, d’urobiline normale et d’urobiline pathologique.
Toxicité de la bile. — Ajoutons que la bilirubine est par elle-même toxique, ainsi que l'ont démontré Bouchard et Tapret qui ont constaté que l’injection dans le sang du lapin de la bilirubine, à dose de »sr,o5 par kilogramme, est toxique ; suivant Bruin, la dose toxique serait de 0,26 à o,io3.
Les sels biliaires sont trois à cinq fois moins nocifs ; quant à la bile de bœuf dans son ensemble elle serait neuf fois plus toxique que l’urine.
Ces faits démontrent que l’accumulation de bilirubine dans le sang ne saurait être compa-