‹ Spectroscopie biologiqueChapitre 1 sur 56 · III. Spectroscopie de l’urine et des pigments · texte numérisé non relu

III. Spectroscopie de l’urine et des pigments

INTUODÜCTION

Ce troisième uitle-mémoiie termine mon ex- ]»osé général de la speclroscopie biologique en complétant la speclroscopie des humeurs, des produits médiats et des pigments des animaux.

Deux chapitres traitent des pigments de l’iirine: les urohilines, normales ou pathologiques, Turospectrine et l'indican, l’urohématoporphyrine, les divers chromogènes de l’urine ; et de la spectroscopie de Turlne méthodiquement pratiquée pour faire reconnaître les pigments accidentels.

La stercohiline est le produit médiat le plus important et le plus particulièrement étudié.

Le IV* chapitre consacré aux pigments en général, montre que les résultats complexes d’analyses des pigments ayant des origines fort diverses, peuvent maintenant être groupés en des divisions naturelles, et que cette classification, provisoire on certains points, présente dos carac-

niAPHANOMETRIE DU SANG ET DU LAIT

tûres naturels, déterminés par l’analyse spectroscopique. J’ai cru nécessaire de compléter les notions techniques distribuées ça et là dans les deux premiers volumes par une série de docAinienls leehniques sur l’éclairage dans les analyses spectroscopiques, sur les appareils ])Our l’examen dés humeurs avec une éjiaisseur variable. J’ai, sous le titre de microsjiectroscopie, décrit des procédés qui permettent de comparer, de contrôler et de compléter les observations par l’emiilol simultané du microscope et du spectroscope an moyen des dispositifs les plus simples.

L’bématoscope que j’ai inventé présente des applications fort intéressantes pour l’examen chromométrique, ou mieux, diapbanométrique du sang; il m’a paru nécessaire d’exposer ce procédé ([ui utilise mes cuves bématoscopiques, et constitue, dans la prati(|ue de riiématospectroscople, un moyen de contrôle.

L'bématoscope jieut servir à l’élude diapbanoscopique du lait, et la simplicité de ce procédé de lacloscopie ou d'analyse du lait mérite ([u’il soit vulgarisé parmi les médecins, c’est pourquoi je l’ai décrit en y ajoutant les résultats qui en démontrent l’utilité pratique.

Je n’ai point voulu traiter de la spGctro])bolo-

srECTHOrHOTOMÈTRE DIFFERENTIEL

métrie, parce que les méthodes qu'elle comporte nécessitent des appareils compliqués et ces méthodes ressortissent des laboratoires spéciaux. Les procédés d’examen spectroscopique direct (jue j’ai exposés, suffiront aux premières études de spectroscopie, et je ne crains pas d’ajouter que le spectroscope à vision directe avec tes j)rocédés d’analyse qu’il comporte est le véritable instrument pratique en spectroscopie biologique. Manié mélbodiquement et avec persévérance il devient rapidement un instrument d’analyse précis et d’une sensibilité qui peut même être comparée à celle de la plupart des spectropbotomètres.

.l’ai néanmoins donné la description du spectropbotomètre diiïérontiel de d’Arsonval, parce (jue la simplicité de sa construction, son utilisation comme photomètre et comme spectrophotomètre, eu font l’ajipareil de laboratoire le plus simple et le plus pratique j)arrni les instruments similaires.

La bibliographie occupe une large place dans ce volume, mais elle a été faite à un point de vue méthodique, qui, je l’espère, sera apprécié par ceux qui voudront poursuivre les études spectroscopiques, elle comprend d’ailleurs tous les travaux cités dans les trois aide-mémoire de

Sl*i:CTt«ÜSCOPIE HIÜLÜGIQUE

sj)eclroscüpie biologique, avec des indications complémentaires.

.Te crois avoir atteint le but que je me suis proposé, de démontrer que la spectroscopie biologique constitue l’une des parties les plus importantes de la physique biologique par ses méthodes, par l’étendue des objets qu’elle étudie, et ses applications à la physiologie générale, la zoologie et la médecine, et, de plus, que la technique de la spectroscopie jæut être restreinte à des procédés très simples. C’est ainsi que, |)Onr l’élude du sang, l’e-vamen spectroscopique avec mes procédés apporte au médecin des données précises, faciles à multiplier et dont les résultats offrent une importance indéniable, pour la thérapeutique, la pathologie générale et la médecine légale.

Ces trois volumes réunis constituent une sorte de manuel de spectroscopie biologique qui n’a ]»as d’analogue, et dans lequel j’ai pris à làcbe de n’indi quel' (jue les notions les plus certaines et dont j’ai pu, pour le plus grand nomlire, faire le contrôle.

En rapprochant dans la plupart de ces chapitres les propriétés chimiques et les notions de l’ordre de la physiologie générale ou même spéciale à certains organes, qui complètent les re-

Page 1