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CARMIN

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cristallisée, insoluble dans l’eau, l’alcool et l'éther, mais très soluble clans l’aniline, ce qui permet de l'isoler sous forme de groupes de cristaux étoilés et d’aiguilles irrégulièrement disposées. Celte substance est un chromogène, elle se transforme par oxydation en pigment coloré en pourpre.

11 y aurait même, suivant Lelellier, deux chromogènes dans les mollusques purpuridés, l’un vert pomme qui vire à la lumière au bleu foncé, l’autre vert cendré <jui tourne au carmin, et ces colorations seraient dues à un phénomène de réduction puisque les chromogènes se colorent sous l’influence des agents réducteurs et se décolorent par les o.xydauts.

l.es solutions alcoolicjues de la punicine présentent un spectre caractérisé par une large bande obscure s’étendant de C à I) qu’elle dépasse un peu.

L’on peut rapprocher de la punicine quelques pigments analogues produits par divers mollusques autres que murex et purpura.

Carmin. — Parmi les pigments observés chez les insectes et qui ne sont pas encore classés dans les groupes jirécédents, nous citons l’apbidéine, provenant des pucerons, et la stentorine bleue, qui semblent être des pigments respiratoires,

OIUOINE DU CARMIN

niais la plus imporlaute de ces inalières colorantes est celle que produit la cochenille, parce qu’elle est l’origine du carmin, qui présente des réactions spectroscopiques qu’il faut bien connaître, car elles ressemblent au premier examen à celles de l’oxyliémoglobine, ainsi que le montre la firj. 9.

Le carmin ou acide carminique est le pigment rouge extrait de la cochenille (coccus cacli), mais on le retrouve aussi dans d’autres espèces de coccus, ou gallinsectes et même aussi dans certaines plantes ; par exemple, dans les fleurs de la monarda didyma. On le trouve dans le commerce sous forme d'une poudre amorphe soluble dans l’eau et les acides minéraux, il est surtout employé à l’état de solution ammoniacale pour la fabrication de l’encre rouge ; et à l’état de picro-carminate d’ammoniaque, il constitue un des réactifs les plus utilisés en histologie pour la coloration du noyau des cellules.

Ces solutions ammoniacales ou picro-ammoniacales présentent deux bandes d’absorption, fort semblables ù celles de l’oxyhémoglobine, mais elles en diiïèrent par leur j)osition ainsi qu’on peut s’en rendre compte par la /ly. 9 rei>résentant une solution de carminale d’ammoniaque à (spectre inférieur) et une solution

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