SPECTRE DU CARMIN
• d’oxyliéinoglobine examinées à un cenliniùlre cube d’épaisseur.
On voit que la première bande du carmin commence un peu au-delà deD, soit à 58o X, elle
650 600 550 SOO 4^50
rr^
Sang
pi- L
Carmin
a B C D Eô F O
Fit/. 9. — Spectres dn carmin et du sang oxygéné.
s’étend à 565 X environ, la seconde bande s’étend de 5.35 à 5oo X, c’est-à-dire commence un peu avant E et finit un peu au-delà de b masquant le vert et aussi une partie du bleu cyané. En outre, tandis que la bande a est plus foncée que la bande P de l’oxybérnoglobine, c’est au contraire la deuxiènie bande qui est plus foncée dans la solution carminée.
Les caractères des solutions plus concentrées de carmin sont variables ; en elTet, suivant l’épaisseur ou la concentration, on peut voir les deux bandes réunies, j)uis enlin rexiinction de tous les rayons colorés sauf la plage rouge, comme dans les verres rouges des j)botograpbes. Une solution de carmin ammoniacal à examinée à l’épaisseur d’un centimètre avec le spec-
PICRO-CARMINATE d’aMMONI AQUE
troscope à vision directe ne laisse plus passer que les rayons rouges, quelques rayons ronge orangé; mais l’obscurité du spectre est complète environ depuis 620 X, milieu du rouge orangé, jusqu’à la plage violette et au-delà.
Ces caractères spectroscopiques sul’Hraient pour ne pas confondre le carmin et l’oxyhémoglobine, mais les réactions chimiques sont plus dilférentes encore, puisque le carmin en solution ne présente pas sous l’inlluence des agents réducteurs (sulfliydrate d’ammoniaque, sulfure de sodium) une bande de réduction analogue à celle de l’iiémoglobine réduite.
Les solutions de picro-carminate d’ammoniaque, fort employées dans la technique microscopique, présentent une coloration analogue à celle du sang, ce qui les a fait utiliser par Malassez (*) pour établir des étalons de matière colorante destinés à être comparés avec des solutions de sang. Iæ picro-carminate d’ammoniaque présente un spectre composé, c’est-à-dire les deux bandes du carmin et, en plus, la bande de l’acide picrique située dans le bleu vers F.
(*) Mai.asskz. — Noie sur le spectre de picrc-carminate d'ammoniaque. Archives de phys. norm. et path., t. IV, p. 4i, 1877.
CHLOBOPHYLLE ANIMALE
Pigment chlorophyllien. Chlorophylle animale. — La chlorophylle a élé trouvée chez des an iinaux d'ordre inférieur et môme chez des insectes; cependant il ne faut pas croire que tout ce qui est coloration verte des téguments ou des tissus corresponde à la chlorophylle, et d’ailleurs la chlorophylle peut n’ètre pas verte, mais prendre une coloration rouge plus ou moins foncée comme chez certains rhizopodes marins, par e.xernple, le plakopus ruber. Enfin lachloro- ])hylle, que Ton rencontre chez quelques animau.K inférieurs, est due à la présence dans leurs tissus transparents d’algues vertes unicellulaires colorées par la chlorofihylle. C’est alors un simple phénomène de symbiose. Néanmoins, la chlorophylle se trouve à l’état de granulations colorées faisant partie constituante de certaines cellules. En elîet, suivant Engelmann, la chlorophylle existe à l’état de granulations dans l’ectoplasma de certaines voiiicelles, et différents auteurs l’ont également observée dans l’hydre verte, l’euglena viridis, le stentor polyrnorjihus, la spongia fluviatilis. Mac-Munn a retrouvé aussi la chlorophylle dans diverses éponges de mer, dans les élytres de cantharides (‘). Ce môme observateur a signalé la pré-
(I) Mac-Munn. — Journal of physiolof/n, IX, I.