DÉMONSTRATIONS
spoctroscope l’urine dans le vase de nuit de porcelaine blanche.
Une démonstration que j’ai faite à la Société de biologie le 9 février i8M4(‘) et qu’il est facile de réj)éter, met en évidence l’action de la double rélle.xion de la lumière blanche.
Une série de tubes ayant 1 centimètre de diamètre renferme des substances qui présentent des bandes d’absorption, les dilutions sont déterminées de manière que certaines bandes apparaissent à peine si on les examine par transparence à la lumière d’une bougie; or, si ces tubes sont posés sur une plafjue de porcelaine blanche et exposés à la même lumière, mais directement, c’es'-à-dirc placés au-dessous de la llamme et inclinés de fagon à réllécliir la lumière, on voit les bandes apparaître plus nettement et l’on en peut constater d’autres qui n’étaient pas visibles.
1° Une solution de sulfate de didyme à
examinée par transparence dans le tube de 1 centimètre d’épaisseur ne montre pas de bandes d’absorption nettes, mais si le tube est ])lacé sur une plaijue de porcelaine, on peut distinguer à la lumière d’une bougie une bande
(!) IIknocque. — C\^l, R. S. B. 8« série, t. I, p. 5g.
DKMONSTRATIONS
formée de raies presque confondues enlr’elles, à droite de la raie D et même une seconde bande dans le vert.
2° Une solution de picro-carrninate d’ammoniaque à montre deux bandes caractéristiques à droite de D dans le jaune et dans le vert, si on l’examine sur la porcelaine les deux bandes sont réunies, et l’espace jaune-vert qui les séparait a disparu,
3° Du sang- humain en dilution étendue ne présentant qu’une teinte rose très pâle, examiné par transparence, ne montre aucune bande caractéristique ; mais, observé sur la porcelaine, il montre la bande large caractéristique de l’hémoglobine réduite.
4° U’hémolympbe de la larve du cbironomus étendue d’eau montre, ])ar transparence, les deux bandes de roxyhémoglobine ; vue sur du paj)ier ])orcelaine (papier du sphygrnographe ou des cartes de visite) elle montre ces deux bandes plus larges, à peine séparées par un espace vert sombre.
5“ De la teinture de cantharides montre par transparence une bande très nette dans le rouge. En l’examinant sur la porcelaine, on distingue une seconde bande dans l’orangé à gauche de D.
6“ De l’essence de violettes présente par trans-
PROCKDK DES GODETS
parence une bande dans le rouge, et sur la porcelaine, deux autres bandes dans l’orangé et près du bleu, caractéristiques de la chlorophylle. J’ai cherché à déterminer la valeur de l’augmentation produite sur l’intensité des phénomènes spectroscopiques par la lumière blanche dilTuse, mais je n’ai pu encore l’évaluer que d’une manière approximative; cependant il m’est démontré que, pour le sang, les solutions de sels de didyme, l’épaisseur de la couche observée à la lumière solaire donne des bandes d’absorption aussi nettes que les mêmes solutions observées par transparence ayant une épaisseur double et môme triple. C’est ainsi que six gouttes
de solution de sau" à diluées dans i cen-
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timètre cube d’eau donnent, par l’éclairage de la porcelaine, deux bandes aussi nettes que douze gouttes de la môme dilution examinée par transparence, l’épaisseur restant la môme.
Ces notions ont été le point de départ de plusieurs procédés, utiles en spectroscopio et en clinique, que je dois décrire avec ({uelques détails.
Procédés des godets. — Dans les recherches spectroscopiques où l’on ne peut examiner que quelques gouttes de liquide coloré, ou bien un tissu imprégné de matière colorante, on se sert, avec grand avantage, de godets de porcelaine