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ÉCLAIRAGE

source de lumière, le gaz, la lampe Carcel, ou une lampe à pétrole. Dans ces cas, on examine horizontalement les liquides mais les dispositifs qui permettent d’observer directement et verticalement par transparence à la lumière solaire sont préférables. Nous avons vu qu’avec les cuvettes bématoscopiques, on peut utiliser un simple miroir placé devant une fenêtre avec l’inclinaison nécessaire, et les bématospectroscopes, sous une forme plus parfaite et plus facile à manier, olîrent une platine sur laquelle on peut déposer de petites cuves de cristal, plus ou moins j)rofondes, qui sont éclairées j)ar transparence au moyen d’un miroir comme les microscopes ou les porte-loupes pour la dissection.

L’bématospectroscope (modèle de l'étudiant) figuré p. 89 de la Sjiectroscoj^ie du saïuj, en partie démontable, tel que le construit actuellement ]\I. Pb. Pellin, se prête à la plupart des combinaisons nécessaires jjour observer dans des cuvelles ou dans des tubes plus ou moins larges. La lumière solaire est la plus favorable parce qu’elle montre les raies de Frauenbofer, ce qui permet de déterminer rapidement et de reproduire par le dessin la position et l’étendue des bandes avec un simple spectroscope à vision directe. Néanmoins, toutes les fois qu’on voudra

SPECTRE DE l’aTMOSPHÈRE

observer avec précision des bandes faibles situées j)rès de D à gauche ou à droite, il est indispensable de vérifier avec une lumière artificielle, parce qu’à l’aurore ou vers le coucher du soleil, ou bien enfin lorsque le temps est brumeux ou pluvieux, le spectre de l’atmosphère humide présente des raies qui, très rapprochées, et ressemblant à des bandes d’absorption, pourraient être rapportées à l’absorption des humeurs examinées. Tel est le cas plus particulièrement pour l’analyse des urines. D’ailleurs, le spectroscopiste doit se familiariser avec le spectre de l’atmosj)lière qui a été l’objet des remarquables travaux de .lanssen (‘).

Il est plus souvent nécessaire d’étudier les humeurs ou les solutions pigmentaires à des épaisseurs variables, et de pouvoir apprécier les transformations des spectres produites par une dilïérence d’épaisseur très notable qui correspond, en somme, à une dilTérence de concentration. Je rappelle que c’est le principe qui m’a mené à constituer Thématoscope, mais pour des études qualitatives plus simples, il y a divers

(•) Comptt’s-rendus de l' Académie des sciences, i8G8, p. C)~pA et iGl"), p. i88f), /|3i, i8()0.

Lkkicvkk. — Spectruscopie. Encyclopédie des Aidemémoire, Gautliier-Villars et Masson, éditeurs, p.i33-i3G.

LUMIKRE BLANCHE DIFFUSE

movens à utiliser; ainsi que je l’ai dit à propos de l’uriue, les vases prismatiques, dits indigotières, lorsqu’on en a gradué l'épaisseur pour les diverses hauteurs de liquide, sont d’une application des plus faciles, puisqu’il suffit de les maintenir verticalement devant la lumière du ciel ou une lumière artificielle pour étudier avec le spectroscope à vision directe tenu horizontalement, le spectre des solutions variant en épaisseur de quelques millimètres à 3o ou 35 millimètres.

On a construit, suivant les mêmes indications, des prismes de base beaucoup plus large, mais ils ne présentent pas d’avantages et il est bien préférable, je le répète encore, d’employer des dispositifs qui permettent d'e.xaminer verticalement et à la lumière réllécbie par un miroir les liquides sous des épaisseurs variables.

Éclairage par la lumière blanche diffuse. — L’emploi des réflecteurs blancs, soit en porcelaine, émail ou même de papier blanc est fort utile en spectroscopie, soit pour examiner les objets par transparence, c'est-à-dire en remplaçant le miroir réflecteur par une plaque de porcelaine ou d’émail blanc, soit pour examiner le sang dans des godets en porcelaine, ou par une application des plus simples pour étudier au

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