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PROCÉDÉ SIMPLIFIÉ

uii spectroinèfre à épaisseur variable, qui ]>résenle une disposition analogue au pi’écédent appareil, et qui est décrit dans le Ma^iuel elinuiue de l'analyse des 'urines d’^von, 4* édition,

Fi(j, 12. — Examen ppeclroscopique à des épaisseurs variables.

i8()3 (p. 261). Avec cet instrument, on peut e.xaminer les liquides à des épaisseurs variant entre 0 et 70 millimètres.

Cette épaisseur est insuffisante dans bien des cas où l’on e.xaminedes liquides ou des humeurs

UHOSPECTROSCOPE

faiblement colorées, l’urine en particulier, c est ' pounjuoi j’ai employé un dispositif qui permet d’obtenir une épaisseur de li(juidc plus grande que les autres spectroscopes analogues. Cet appareil, que j’ai fait construire en 1890, est représenté par la fig.

11 est essentiellement constitué ])ar une hante tige quadrangulaire fixée sur un pied solide et qui supporte les organes optiques :

i°un large miroir;

2° un large tube ou cuvette cylin-

drlque qui reçoit >’• “

le liquide à examiner ; 3® un tube cylindrique d'épaisseur moindre, entrant dans le précédent, et qui est fermé par une plaque do verre bien transparente et soudée a la face infé-

llK.voi'yLK — Specli'osco[>i« l>iologi<iu(“, lU

POLYSl’ECTROSCOPE

rioure du tube ; cecylindre est destiné àrecevoir le spectroseope, il est mobile dans le gros tube au moyen d’une vis à crémaillère el, suivant qu’il s’élève ou s’abaisse, il circonscrit des épaisseurs plus ou moins étendues, et qui se mesurent par une graduation établie sur le cylindre extérieur; l’épaisseur peut varier de o à lo centimètres ;

4° le spectroseope placé dans ce tube est supporté par une pince, ce qui permet de le régler avant de le placer dans le tube. On peut employer un simple spectroseope à vision directe, et, de préférence, mon spectroseope à échelle latérale graduée qui permet de déterminer exactement la position des bandes observées ;

5° enfin, j’ai placé au-dessus du sjieclroscojie un prisme à rétlexion, qui permet d’examiner horizontalement les spectres à travers le spectroscopc à vision directe maintenu dans sa position verticale.

J’ai donné à cet appareil le nom d’uroscope en le présentant, dès 1889, à l’Exposition de la Société de Physique (séance de Pâques), mais il représente, en réalité, un dispositif de spectroscope d’absorption universel ou polyspectroscope.

M. Gautrelet a récemment fait connaître un spectroseope à épaisseur variable dans lequel la

UROPIGMENTOMKTRE

mensuration de l’épaisseur peut se faire sur le disque qui sert de pied au spectroscope et qui présente des divisions auxquelles, d'ailleurs, correspondent des quantités relatives d’urobiline et d’uroérythrine calculées et disposées en une table de concordance.

Cet uropigmentomètre a été appliqué par Gautrelet au dosage de Curobiline et de l’uroérytbrine dans un très grand nombre d’analyses. Enfin, si l’on avait besoin d’examiner des solutions très diluées de sang ou d’autres matières colorantes, on pourrait utiliser l’hémaspectroscope de M. Maurice de Thierry, qui est disposé j)Our examiner les liquides dans un tube analogue aux tubes servant à l’analyse polarirnétrique, et dont la longueur peut être portée à 5o centimètres et au-delà même.

Tous ces dispositifs présentent des avantages spéciaux, suivant l’objet des études spectroscopiques, mais, pour l’étudiant ou le praticien, le procédé le plus simple est celui qui est décrit au début de ce paragraphe, et qui peut suffire longtemps à l’éducation des spectroscopistes et aux recherches cliniques.

CIIAPITUE YII

MICROSPECTRÜSCOPIE

Microspectroscopes. — Les microspeclruscopes sont lesinslrumenlsqui servent à observer ù l’aide du spectroscope, l’image d’un objet amplifié par l’objectif d’un inicroscoj)e.

L’idée première qui a été l’origine de ce procédé d’analyse spectrale était en quelque sorte la proposition inverse, c’est-à-dire que les premiers observateurs ont cbercbé à examiner, à l’aide du microscope, le spectre produit par un spectroscope, et aussitôt que tes premiers travaux de sj)ectroscopie furent connus, Iloppe-Seyler(i862), puis Valentin, i863, étudièrent l’action des diverses parties du spectre sur des préparations microscopiques ; ils recevaient, sur le miroir du microscope, la lumière produite par une portion déterminée du spectre fournie par le spectroscope ; Preyer, en 1866, à l’aide d’un dispositif

MICROSPECTROSCOPE SORBY ET BROWNMNG 133

analogue, j)ut observer les bandes d’absorption de la matière colorante du sang ou des globules rouges du sang, et l’action de l’acide carbonique sur ces éléments.

Ces procédés de recbercbesolîraienl de grandes .difficultés et ce n’est que depuis la découverte des spectroscopes à vision directe que la microspectroscopie est devenue d’un emploi facile.

Le microspectroscope de Sorby et Browning ])eiit être pris comme type des instruments de ce genre. 11 se compose essentiellement de trois parties distinctes, un tube supérieur et un tube inférieui’ sé])arés par un tambour métallique.

f.e tube supérieur est un spectroscope à vision directe, fermé par un oculaire rendu mobile à l'aide d’une vis ([ui permet la mise au point de l’image spectroscopique, le tube inférieur est lui-même garni d’une lentille plan convexe analogue à la lentille d’un oculaire de microscope. f.,e tambour comprend trois parties distinctes, le diaphr agme, un petit prisme de comparaison et une ouverture latérale. Le diaphragme est disposé de façon à pouvoir donner une fente très réduite, il est actionné par un verrou qui permet, en outre, de supprimer à volonté les rayons lumineux du petit prisme de comparaison. Celui-ci, en etTet, est placé sous le diaphragme et vis-à-

MICnOSPECTROSCOPE DE ZEI SS

vis de l’ouverture latérale, de faeon qu’il peut transmettre, en les dispersant, soit les rayons lumineux venant de l’éclairage du microscope, soit les ravons émanant de l’ouverture latérale.

Celle-ci est munie d’un tube supportant une loupe et un petit miroir réflecteur.

Pour mesurer la position et l’étendue des bandes d’absorption, une échelle photographique est adaptée au tube supérieur, elle est munie d’une lentille actionnée par une vis pour la mise au point.

Les microspectroscopes de Nachet, d’IIartnack, celui que Fumouze a fait construire par Lutz, enfin celui de Zeiss sont analoguesau type Sorbv et Browning.

Le microspectroscope de Zeiss est le plus perfectionné de tous ; le tube supérieur est divisé en deux jiartics, de sorte qu’il supporte à la fois le spectroscope et un oculaire microscopique, mobiles indépendamment l’un de l’autre, ce qui permet de mettre d’abordau point avec l’oculaire la partie précise de la préparation que l’on veut examiner, et de superposer la partie spectroscopique sans modifier en rien la position de la préjiaration.

On peut facilement, avec cet appareil, examiner une couche de sang composée de globules

MICROSPECTROSCOPE SIMPLIFIÉ

rouges isolés ou disposés en piles de monnaie, et vérifier ce fait que j’ai démontré, à savoir qu’une pile de globules du sang étalée de façon que trois à quatre globules soient superposés, montre les deux bandes de l’oxyhémoglobine (voir p. i4i).

Microspectroscope simplifié. — 11 est possible, avec un peu d’ingéniosité, de remplacer les microspectroscopes par un simple spectroscope à vision directe, auquel on fait un manchon de carton qui permet de l’introduire dans le tube . d’un microscope quelconque, et de l’y maintenir en position fixe. Dans ce cas, il faut d’avance mettre au point l’image de la préparation, à l’aide d’un oculaire, que l’on enlève pour introduire le spectroscope à vision directe qui a dû être préalablement réglé et mis au point. Si l’on se sert du spectroscope à échelle latérale, on peut déterminer la position et l’étendue des bandes.

Cette disposition, très simple, ne donne pas de spectre de comparaison, mais elle est suffisante pour un grand nombre de cas.

On peut employer pour le microscope des objectifs variant entre les n°® li, 3, G et 7 de Nachet, Ilarlnack, Vérick, Leitz, Zeiss ; mais les forts grossissements ne sont pas nécessaires dans la plupart des cas, et, comme principe général.

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