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SPECTBOSCOPIE AVEC LA LOUPE

il faut se borner à rechercher le grossissement qui suffit à bien délimiter la partie de la préparation que l’on veut observer ; par exemple, pour un vaisseau, il suffira des objectifs de 2 à 4> pour des globules rouges isolés, il faudra atteindre 5 ou 0 et, si l’on veut avoir l’ensemble de coloration d’objets plus ou moins compliqués, par exemple, de petits insectes, des vers, des larves, on bien étudier les phénomènes de la circulation dans les larves de batraciens, dans la patte de la grenouille, il y atout avantage à se contenter de grossissements très faibles, diamètres et même moins.

C’est ainsi qu’on en arrive à se servir de la loupe, c’est-à-dire à examiner au spectroscope des objets grossis par la loupe.

Le dispositif est alors des plus simples, il y a tout avantage à se servir de porte-loupes à dissection, qui présentent une large platine, et un miroir à réflexion.

L’objet à examiner étant placé sur la platine, on met la loupe au point et on applique, sur la loupe même, la face inférieure du tube d’un spectroscope à vision directe.

Ce dispositif peut être varié, suivant les microscopes ou porte-loupes que l’on possède. Je ne crois pas qu’il ait été employé en dehors de mes

MICROSPECTROSCOPIE DU SANG

observations, mais il rendra de réels services surtout dans les études spectroscopiques des organes et des tissus des animaux inférieurs.

Microspectroscopie du sang {lîémaloacope micrométrique). — Il est quelquefois difficile de délimiter, dans des préparations histologiques, le point à examiner au spectroscope ; de plus, pour les humeurs renfermant des éléments figurés et tout particulièrement le sang, le lait, puis les hémolymphes, on ne peut quelquefois en recueillir que quelques gouttes, c’est pourquoi il est important de pouvoir examiner successivement des préparations microscopiques avec le spectroscope et avec le microscope, et de pouvoir faire varier l’épaisseur de la couche observée. Avec l’hématoscope ordinaire, l’épaisseur de la lame de verre supérieure ne permet pas l’emploi de grossissements nécessaires pour l’étudedes variations de diamètre et de forme que présentent les globules rouges.

Pour répondre à ces indications, j’ai fait construire des hémaloscopes dénommés micvadont la lamelle supérieure est aussi mince qu’il est possible de la préparer régulièrement en lui laissant une solidité suffisante, elle a une épaisseur de deux dixièmes de millimètre.

HÉMA.TOSCOPE MICROMKTRIQUE

Eu outre, l’augle dièdre formé par les deux lamelles est réduit à Télat capillaire, eu effet, les deux lamelles s’écartent au plus de loo micra et la pente est de trois cinquièmes de millième de millimètre, soit i micra 66 par millimètre au lieu de 5 micra que présente l’hématoscope ordinaire. L’hématoscope micrométrique porte aussi des divisions millimétriques, de sorte que l’on peut toujours calculer l’épaisseur du liquide correspondante au point situé sous une division donnée. Il suffit pour cela de multiplier par i,66 le chiffre de l’échelle millimétrique, par exemple à 10 millimètres, l’épaisseur est de i6 micra, à i4 millimètres elle est de 23 micra. En résumé, dans l’hématoscope micrométrique, les espaces sont trois fois moins épais que dans l’hématoscope ordinaire, il en résulte que le champ observable au microscope est bien plus étendu et que l’on peut y examiner le sang ou les humeurs avec des grossissements de 5oo h 6oo diamètres et même davantage.

.l’ai publié, dans les Archives de physiologie (^), et présenté à la Société de biologie, les premiers résultats que j’ai obtenus à l’aide de l’examen simultané du sang avec le microscope (*)

(*) Archive^ dr ithysiolofjU\ n° 3, juillet 1891.

MICROSPEOTHOSCOPIE DU SANG

et avec l’hématoscope simple, et enfin avec l’hé> matoscope micrométrique. Ce mémoire est accompagné de planches chromolithographiques intéressantes à consulter.

Je reproduis ici, comme exemple, une analyse facile à répéter :

(Jnelques gouttes du sang d’un homme, contenant 12 Yo d’oxyhémoglobine (quantité déterminée préalablement par une analyse hématoscopique ordinaire), sont introduites dans un bérnatoscope micrométrique.

Je détermine d’abord, en examinant avec le spectroscope à vision directe, le point d’apparition des deux bandes de l’oxyhémo^lobine, il correspond à la division 20 millimètres, c’est-àdire à une épaisseur de 33 rnicra, ensuite, le point où l’on perçoit le phénomène des deux bandes égales, il correspond à 4^^ millimètres, c’est-à-dire à une épaisseur de 80 micra. Ce premier examen fait donc constater que le sang renferme 12 Yo d’oxybémoglobine, puisque c’est à cette épaisseur que l’on observe les deux bandes caractéristiques de l’oxyhémoglobine dans le sang, contenant cette proportion d’oxybémoglobine, ainsi que je l’ai établi dans mon échelle bématoscopique(-.S'pec/mscq29je du sang, p. 80).

Jl faut maintenant pratiquer l’examen bistolo-

MICROSPECTROSCOPIE DU SANG

gique de ces diverses régions el des espaces qui les séparent et, pour cela, il suffit de placer l’hémaloscope comme une préparation microscopique, employant d’abord un grossissement de i5o diamèlres pour arrivera Goo diamètres, ce qui est produit par le n° 5 de Nacliet et le 7 de Leitz ou tous autres objectifs analogues.

Or, sous les divisions comprises entre six et neuf millimètres les globules rouges sont disposés à plat en couche plus ou moins continue, mais alors même qu’ils sont disposés les uns contre les autres, si on examine avec le spectroscope, ou ne voit pas encore les deux bandes de l’oxvhémoglobine.

Dans les parties suivantes, à mesure que répalsseur augmente, les globules se réunissent en colonnettes ou en piles de monnaie, celles-ci d’abord écartées, laissant entre elles des rlvulatlons où flottent des globules rouges et où l’on peut reconnaître les globules blancs, les hémaloblastes et les microcytes ; mais sous le trait millimétrique 20, soit à 32 micra d’épaisseur, les piles se réunissent en formant des chapelets qui rappellent ceux des spores de levure ou des grains de vermicelle. C’est à ce niveau que l’examen spectroscopique montre l’apparition des deux handes de l’oxyhémogloblne, sous forme

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