‹ Spectroscopie biologiqueChapitre 30 sur 56 · DISPOSITION DES GLOBULES ROUGES · texte numérisé non relu

DISPOSITION DES GLOBULES ROUGES

de deux bandes faiblement obscures mais caractéristiques par leur position.

Enfin, poursuivant l’examen histologique à une épaisseur plus grande, on voit les globules se réunir en petits amas, en groupes compacts, arrondis, (|ui présentent de petits mamelons ou amas de globules plus épais séparés par des vallonnements qui comprennent eux-mémes plusieurs couches de globules rouges, celte disposition rappelle celle d’une couche mince de gelée de confitures de groseilles étalée dans une assiette. Or, cet aspect est caractéristique au niveau de 4^ millimètres, c’est-à-dire au point même où le spectroscope montre le phénomène des deux bandes noires et égales en longueur d’onde, caractéristique de la quantité de i9. d’oxy hémoglobine à ce niveau de 48 millimètres où l’épaisseur de la couche de sang est de 8o micra.

J’ai répété et contrôlé cette expérience, et ces recherches m’ont permis d’établir les conclusions suivantes

« Il existe pour le sang pur, examiné sous des épaisseurs variables, trois modes de disposition ou de tassement des globules rouges auxquels correspondent les phénomènes spectroscopiques différents : i° Les globules rouges en couche

IIKMATIES EN PILES

simple ne présentent pas les réactions de l’oxyliénioglobine ; 2° les globules disposés en piles de monnaie, les globules superposés, au nombre de trois ou quatre, laissent apercevoir les deux bandes de l’oxybémoglobine faibles mais bien reconnaissables ; 3° les globules agglutinés en amas, sous une épaisseur de i5 à 20, j)résenlent l’aspect spectroscopique auquel j’ai donné le nom de « phénomène des deux bandes caractéristiques ».

Ibi d’autres termes, Vhcmaiie vue à pial ne forme pas une couche tV oxyhémoglohine reconnaissable au speclroscope^ mais vues de champ ou disposées en piles, les hématies forment une couche d' oxyhémoglohine suffisante pour montrer les deux bandes de l’oxyhémoglobine.

r/est en me basant sur des recbercbcs et sur des calculs appropriés que j’ai pu établir qu'il est possible d apprécier par la dillérenciation spectroscopique d’une seule bande visible à deux bandes visibles une quantité d’oxybémoglobine, égale à G millionièmes de milligramme {Étude microspectroscopique du sang).

J’ajoute, pour terminer cet exposé, que l’bématoscope microspectroscopique constitue une cbarnbre.bumide (surtout si on lute les bords

DOSAGE DE l’oXYHKMOGLOBINE

avec de lu paralfine), qui permet d’étudier les phénomènes de coagulation du sang ou autres humeurs. C’est ainsi que j’ai observé la coagulation du sang bleu des crustacés et les modifications des globules et autres éléments qui l’accompagnent. La coagulation du lait s’observe facilement dans l’hématoscope micrométrique, il en est de même des sérosités et, en général, des humeurs contenant des éléments figurés.

Applicalion de Vhématoscope micrométrique au dosage de Voxghèmoglohine. — J’ai démontré que cet appareil peut remplacer l’hématoscope ordinaire pour le dosage de l’o.xyhémoglobine par le spectroscope, et qu’il suffisait, pour connaître la c|uantilé d’o.xyhémoglobine correspondante au numéro de l’échelle millimétrique où l’on observe 1e phénomène des deu.x bandes caractéristiques, de se servir de l’échelle ordinaire, en se rappelant que les épaisseurs observées sont trois fois moindres dans l’hématoscope micrométrique que dans l’hématoscopc ordinaire. Par exemple, le sang contenant i4 ®/o d’oxyhémoglobine montrant, d’une part, dans ce- Ini-ci, les deux bandes caractéristiques à i4 millimètres de l’échelle ou 70 millièmes de millimètre, montrera, d’autre part, dans l’hématoscope micrométrique, ces deux bandes nettes ù milli-

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