‹ Spectroscopie biologiqueChapitre 35 sur 56 · CONTRE ÉPREUVE · texte numérisé non relu

CONTRE ÉPREUVE

Il y a quelquefois hésilalioa sur la délenniualion (le la disparition de la transparence, il faut alors faire la contre-épreuve ainsi qu'il suit; au lieu de superposer les deux plaques de façon qiu', les O des échelles coïncident, on renverse l’héinaloscope de droite à gauche et de haut en bas, de manière que le 6o de l’hématoscope corresponde au O de la plaque d'émail ; la couche mince et claire du sang est à droite au lieu d’ôtre à gauche. On note alors le nombre de millimètres lisibles de droite à gauche. Le plus souvent, les chilTres obtenus dans les deux sens sont identiques, s’ils dilfèrent de quelques millimètres, on peut recommencer la lecture dans les deux sens.

Les» indications diaphanométriques sont, en général, d’accord avec celles de l'hématospectroscoj>e à quelques millimètres ])r(‘s, c’est-à-dire à environ i ‘’/q de la (juantité d’oxyhémoglobine, mais, dans certaines conditions déterminées, il n’y a pas concordance, par exeni])le, lorsque le sang contient de l’hémoglobine réduite, comme le sang dans la cyanose, le sang veineux ; alors les chilfres, les lettres et les divisions apparaissent dans presque toute l’étendue de l’échelle, et d’ailleurs, la coloration est dilTérente de celle du sang artériel ou capillaire ; par conséquent, l’exa-

INDICATIONS DIAPIIANÜMÉTRIQUES 153

inen tliaphanomélrique est un moyen de reconnaître la présence de Thémoglobine réduite dans Je sang, même lorsqu’elle est en proportion relativement faible. D’autre part, j’ai souvent observé que l’examen diaphanornétrique donne une proportion d’oxyhémoglobine dépassant de i à 1,5 celle qu’on obtient avec l’hémalospectroscope, dans le sang de malades qui sont en convalescence, chez les anémiques qui suivent la médication ferrugineuse, en général, quand le sang est en rénovation, ce qui tient à la quantité, au volume et à la richesse du globule en hémoglobine, qui a une influence démontrée sur la (ranslncidilé du sang. D’autre part, au contraire, lorsque le sang est en période de diminution des globules, d’appauvrissement en richesse d’hémoglobine, et, si l’on me permet l’expression, en sénescence, par exemple chez les fébricitants, les anémiques, les gens surmenés physiquement, les cachectiques, et, en j)arliculier, les paludéens, la quantité d’hémoglobine constatée par la diaphanométrie est un peu moindre que celle que donne l’examen hématospeclroscopique. Ces faits maintes fois observés par moi ont été aussi constatés par le D"" Linossier et le D"" Tripet (‘).

(i) ÏRiPKT. — Hèmatoscopie pruliqae chez les palurleens, les iotci'iques et les cachectiques. Bulletin de

LACTOSCOriE

Vôï

Ils démonlrenl en dénnitive rulililé d’associer l’examen diaplianoniétrique à l’exarnen hématos]j0clroscopique ; d’ailleurs, un hématoscoj)0 d’émail est toujours renfermé dans la gaîne de l’hémaloscope clinique.

Lactoscopie. La lacloscopie avec les hématoscopes{'). — L’hématoscope de verre et l’hématoscope d’émail peuvent èlre utilisés pour l’examen clinique du lait, en vertu de ce princi|)e ([ue l’opacité du lait augmente avec sa richesse en globules graisseux. Mais l’opacité peut être modiliée par trois conditions : i° le nombre des globules graisseux, important au moins par ce fait que, dans la majorité des cas, il suit la marche des autres éléments solides ; la division extrême de ces globules ; 3° la présence de la caséine, surtout la caséine en suspension.

Le lactoscope diapbanométri(jue n’est autre que rbématoscoj)e de verre ordinaire (jue l'on rem[)lit de lait au lieu de sang, le lait s’y étend en couche mince d’une épaisseur graduellement

la Soc. iiK^dico-chirurgicale de Paris, p. in'\, novembre i8ç)3.

(q IIknocque. — Notice sur Vhématoscope, p. 'ii, Masson, i88n.

Gerson. — L'examen rlu lait des nourrices, J. R. Bailbere, 1892. »

diaphaxomp:trik du lait

jirogresslve qui, transparente à o, devientde plus en plus opaque à mesure qu’on se rapproche de do.

Pour examiner la transparence du lait placé dans la cuve hématoscopique, on place celle-ci sur la plaque d’émail blanc qui sert d’échelle, pour le dosage diaphanométrique du sang (p. i5o).

Lorsqu’on superpose le lacloscope chargé de lait à la plaque d’émail la partie peu épaisse du lait laisse lire les lettres, les chilTres et les divisions en millimètres, mais les uns et les autres disparaissent dans la j)artie la plus épaisse. 11 faut avoir soin que les deux échelles des plaques de verre et d’émail soient superposées, on noie alors le nombre de millimètres visibles.

En supposant, par exemple, que, dans l’échelle des millimètres, 4<> soit la division, encore nettement visible, on dira que l’échelle disjiaraît à une distance de 4<> millimètres ou sons une épaisseur de 4f^ X 5 ou 200 micra.

11 résulte de mes observations et des recherches très approfondies faites par le D‘‘ Gerson avec des analyses exactes de laits de vache et sur le lait de nourrices en des conditions très diverses, que mon procédé de lactoscople peut renseigner avec une approximation suffisante sur la

VALEUR nu LAIT

valeur d’un lait. Les données du lactoscupe concordent avec la marche générale de la sécrétion du lait, et les indications qu’il fournit peuvent être un précieux auxiliaire pour déterminer la cause d’un état de malaise. « Ce procédé est plus « facile, plus rapide et au moins aussi exact « qu’aucun autre pour juger de la valeur rew lative de deux laits (*).

« Un lait physiologique, chez une bonne nour- « rice, doit marquer au lactoscope 47, ot par con- « séquent doit être opaque sous une épaisseur de (( 235 micx’a. C’est là une movenne dont un lait

« normal ne doit pas s’écarter, notablement au « moins, du troisième au sixième mois... Toutes « les fois que l’opacité d’un lait ne sera ]>as com- « prise entre les divisions 42 et 53, l’examen de « la nourrice, indispensable dans tous les cas, « devra être alors beaucoup plus minutieux et « le médecin ne devra pas se contenter d’un « essai isolé. 11 devra surveiller de près le nour- « risson et si son développement ne se fait pas « d’une façon régulièrement progressive, il ne « devra pas hésiter à conseiller le changement « de la nourrice (Gerson) ».

(') Gi-uson. — L. e., p. et <j5

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