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ADJONCTIONS DE DEUX PBISMES

certaines radiations dans le spectre inférieur. Pour ramener Tégalité dans les deux spectres, il suffit de rétrécir l’ouverture de la lentille L et d’augmenter de la môme quantité celle de la lentille U , ce qui se fait en tournant simplement le bouton G. Le rapport des intensités lumineuses de la partie des spectres analysée est donné direclemeni et sans calcul par la lecture de l’échelle E.

M. d’Arsonval a ajouté à cet instrument un perfectionnement qui permet de n’employer qu’une seule source lumineuse et au besoin la lumière solaire diffuse, il consiste dans l’adjonction devant chaque lentille d’un prisme à réflexion totale, mobile autour de l’axe des tubes et pouvant être dirigé de façon à transmettre aux lentilles les rayons lumineux (p,p\ fi(j. 17).

Cet appareil peut être adapté aux spectroscopes chimiques ordinaires, et même aux spectroscopes à vision directe, mais il est important d’adjoindre au spectroscope, au niveau de l’oculaire, un diaphragme composé de 2 volets mobiles qui permettent d’isoleruneplage déterminée du spectre, par exemple la |)lage jaune vert ou verte pour le sang, et si l’on veut arriver à une réelle précision, II faut pouvoir déterminer, avec l’échelle spectrométrique, une portion du spectre

CUVKS SPECTROSCOPIQUES

correspondante, par exemple, de 5po a 5-o l pour la bande a de l’oxyhémogloljine 55o à 53o X pour la bande p. Ou bien 590 à53o X pour riiémoglobine réduite. La sensibilité de l’appareil est, telle qu’il faut pour les comparaisons de solutions colorées employer des cuves de verre absolument semblables et de même composition. Dans nos cuves ordinaires, l’absorption des verres était égale à o,.5o ou une demi-division.

fjorsqu’il s’agit de mesurer simplement l’absorption d'une solution colorée, on se servira, avec avantage, d’une cuvette spectroscopique assez haute pour que, la lentille inférieure corres])ondant à la couche colorée, ([ui ne remplit que la moitié de la cuvette, la lentille supérieure corresponde à la partie vide de la cuvette. Dans ces conditions, on néglige l’absorption par les verres.

Le mode d’éclairage peut être très varié, on peut placer en avant des lentilles un écran blanc, ou bien un écran d’opale qui réfléchisse la lumière dilTuse. Cette disposition convient surtout pour des études comparatives faites avec la lumière solaire ; dans ce cas, la position des bandes de Fraiienhofer est facile à déterminer et peut remplacer l’usage de l’échelle spectrornétrique latérale.

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MODE d’ÉCLAIHAGE

Cependant, avec les spectroscopes chimiques, ou tous les spectroscopes possédant une échelle speclroniétrique, la lumière artificielle est préférable, celle de la lampe à pétrole ou, mieux encore, celle du gaz; mais, dans ces cas, il faut bien veiller à ce que la lumière transmise aux lentilles corresponde à un même point de la llamrne pour les deux, et la vérification doit toujours être faite plusieurs fois pendant les recherches. Cette constatation est facile à faire, il faut mettre l’échelle du photomètre à o et alors les deux images superposées doivent avoir une intensité absolument égale dans tout le spectre ou dans une région déterminée.

Tl sera préférable d’employer comme éclairage un bec Auer assez élevé pour que les deux lentilles reçoivent les rayons moyens du panier lumineux. On obtient ainsi un éclairage régulier.

.l’ai fait avec le spectrophotomètre des recherches en vue de déterminer, pour les principales matières colorantes de l’organisme, le coefficient d’absorption correspondant à des solutions titrées, je ne puis encore en publier les résultats, mais il est une constatation fort importante au point de vue de ma méthode hématoscopique, à savoir que toute solution de sang qui, à une

SPECTROPHOMÉTRIE DU SANG

épaisseur quelconque, présente, d’une part, le pliénomèue spectroscopique des deux bandes caractéristiques de roxvhémoglobine, correspond, d’autre part, une sorte de constante d’absorption à l’écbelle du spectroj)hotomètre égale à 19, c’est-à-dire les dix-neuf vingtièmes de l’absorption totale dans cet appareil éclairé par un bec Aller placé à 10 centimètres de la cuvette.

D’autres phénoinèiies spectroscopiques du sang, en particulier le moment de l’apparition de la première bande a, semblent également varier dans des limites très circonscrites. Voici d’ailleurs les premiers résultats obtenus dans des recherches faites avec le Tripet.

Dans une dilution de sang examinée dans une cuvette de I centimètre d’épaisseur, avec le sptctroscope U vision directe, et à la lumière solaire, ou avec le bec Auer, on voit apparaître la première bande a avec une quantité d’o.xyhétnoglobine égale à osr,oooii et variant de 0,00011 à o,oooi()

L’absorption correspondante varie alors de ii à l'i divisions de l’échelle spectrophotométrique suivant le mode d’éclairage, par exemple ii avec la lumière solaire, i4 avec le bec Auer.

Dans une dilution dè sang moins étendue, sous une épaisseur de i centimètre, les deux bandes caractéristiques S3 montrent avec des quantités d’oxyhémoglobine de oôLoooS à oSLooog

Les chiffres de l’échelle photométrique donnent pour l’absorption id à iq avec la lumière blanche diffuse et i() avec le bec Auer.

SPECTROPHOMKTRIE DU CARMIN

En résumé, des varialions de la quantité d’oxyhéinoglobine en dilulion de i à lo, dix millièmes nous ont donné à l’échelle spectrophotomélrique des variations entre 1 1 vingtièmes ' et même 19,66 or, comme la quantité d’oxyhémoglobine du sang qu’on peut observer varie pour la clinique entre 2 et i5 %, il en résulte que des variations de 1 d’oxyhémoglobine peuvent correspondre à des variations moyennes d’une division et demie. Mais, pour obtenir cette précision, il faut opérer dans des conditions d’éclairage déterminées et absolument identiques et avec une pratique approfondie du maniement de l’appareil.

f..e carmin en solution ammoniacale montre des rapports plus simples entre la qnantité de carmin et l’absorption.

Le carmin sous une épaisseur de i centimètre en solution à 0,000;), soit <) dixièmes de milligrammes pour I gramme d’eau ammoniacale, présente deux bandes caractéristiques de l’oxyhémoglobine, mais non identiques {fig. 9, p. io3), l’absorption à l’échelle spectrophotométrique et de 17 à la lumière solaire :

Une solution

de 0,0009 donne 17 îi l’échelle spectrophotométrique Une solution

de 0, 00040 donne h l’échelle S])ectrophotométrique

DILUTIONS

Une solution

de n,oooa donne r>. à l’échelle spectrophotoinétrique Une solution

de 0,0001 donne ii h l’échelle spectrophotoinétrique

Ce specti’opholomètre est principalement utilisé pour comparer des solutions à des titres différents et en déduire leur teneur en matière colorante.

Les solutions de carmin citées pins haut nous ont donné les différences d’absorption suivante :

Solutions : correspondent à 12 vingtièmes.

Solutions : donnent 16 vingtièmes.

Solutions : » i.s »

o,ooor

Les solutions au-dessus de la barre sont placées dans la cuvette supérieure.

l.es limites de l’absorption varient donc entre 12 et 18 pour des quantités de 1 à 9 (dix-rnillièmes).

Il est nécessaire de n’employer que des solutions diluées, pour les observer à une épaisseur de 10 millimètres, afin de ne pas dépasser l’extinction totale et parce que, dans les solutionsoù l’absorption varie entre 10 et iG, il est pins facile d’apprécier la concordance de l’obscurité dans les deux spectres superposes, qui est la partie la plus délicate de l’observation. Pour

KXAMKN COMPARATIF •

étudier deux solutions comparativement, il faut superposer l’une à l’autre deux cuvettes de i centimètre d’épaisseur, faites de même verre, on les met alternativement en haut ou en bas pour faire la contre-épreuve. Dans les deux dispositions le chilfre d’absorption doit être le même. II faut encore, dans le cours des notatious, vérifier si la lumière conserve une inteiisilé constante, même loi’squ’ou emploie le bec Auer.

BIBLIOGUAPHIE

Cet index bibliographique de Spectroscopie biologique est classé par ordre chronologique pour la partie historique et générale. Il m’a semblé utile de classer les documents qui intéressent plus directement la spectroscopie biologique en une série de paragraplies correspondant aux principaux chapitres que contiennent les trois aide-mémoire, et d’ajouter quelques indications sommaires destinées à guider les recherches des débutants dans les études de spectroscopie.

Dans les diverses divisions, les publications sont classées par ordre alphabétique.

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