‹ Sphacèle du Kyste dans la Grossesse Extra-utérineChapitre 23 sur 25 · PR MERE · texte numérisé non relu

PR MERE

après avoir pu extraire le placenta, soit plus fréquemment en l'abandonnant à l'élimination spontanée ; tout se passe ainsi sans grand traumatisme ; l’opération est rapide, le shock est réduit au minimum.

Mais, si à l'ouverture de l’abdomen, l’opérateur constate que Ja paroi du kyste fœtal présente Ja coloration caractéristique du. sphacèle, si ce sphacèle est étendu, son devoir est d’en tenter l’extirpation totale car la membrane kystique ainsi altérée deviendrait bien vite un bon milieu. de culture.

On fera donc l’extirpation totale du sac après hémostase du pédicule à l’aide d’agrafes de Michel qui permettert d'opérer avec rapidité; on détruira aussi bien que possible toutes les adhérences que l’on pourratoucher au thzrmocautère ; on fera une toilette péritonéale soignée ; enfin on drainera par un gros drain et pendant les jours qui suivront l'opération, il sera bon d’aspirer le liquide péritonéal qui se sera formé ; dans le cas de MM. Audebert et Dieulafé, cette aspiration à donné les meilleurs résultats : la fièvre est tombée dès les premiers jours qu'on a employé cette technique ; M. le Professeur Audebert attache une grande valeur pratique à cette manière de faire. D'ailleurs, même dans des cas ou on suit très scrupuleusement la technique

opératoire aseptique, le péritoine, d’après Auché et Chavannaz, est infecté au cours des Japarotomies. Mais cette infection si atténuée, puisque d’après ces auteurs le liquide péritonéal ne cultive que si on l'ensemence abondamment dans un tube, ne présente qu’une faible virulence et le péritoine réagit très heureusement contre cette infection. Les chirurgiens après leur laparotomie, dans les premiers jours de suite, opérations heureuses, observent parfois de petites élévations thermiques de 37 degrés 8, 38 degrés ; l’aspiration péritonéale, telle que la pratiquent systématiquement certains opérateurs, met à l'abri de ces hyperthermies généralement sans conséquences facheuses. Dans des cas comme celui de MM. Audebert et Dieulafé, il est préférable, plus prudent de pratiquer le drainage suivi d’aspiration.

Nous ne saurions trop recommander aux praticiens une instrumentation simple et ingénieuse dont toute l'importance, au point de vue chirurgical, a été bien mise en valeur par M. je Professeur Jeannel : c’est l’instrumentation du docteur Michel, destinée à faire ligatures et sutures au moyen d’agrafes métalliques; dans le cas qu'ils ont opéré et que nous avons relaté plus haut, MM. Audebert et Dieulafé ont employé tant pour la ligature du pédicule que pour la réfection

du péritoine pelvien après extirpation du sac foœtal, les agrafes métalliques.

Ainsi que le relate l'observation ], l'opération a été suivie de drainage; le drain pendant une certaine période a permis d’aspirer un liquide séro-purulent et malgré cet état de légère septicité aucune agrafe n'a été éliminée. M. le Professeur Audebert se montre très partisan de l’instrumentation de Michel.

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